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22/01/2012

Triple A

 La dette de la France, comme celle de tous les Etats, est évaluée par des agences de notation sur une échelle dont la note la plus élevée est « AAA ». Cela permet de donner aux investisseurs une indication sur la fiabilité financière d’un Etat, s’il est risqué ou non d’acheter sa dette. Il y a 3 grandes agences mondialement reconnues : Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch Ratings.

-          Le 10 janvier 2012, Fitch Ratings a annoncé qu’elle ne prévoyait pas d'abaisser la note « AAA » de la France en 2012.

-          Le 13 janvier 2012, Standard & Poor’s a annoncé qu’il baissait la note de la France d’un cran de « AAA » à « AA+ ». Dans le même temps, 8 autres pays de la zone euro (dont l’Autriche, l’Italie ou l’Espagne) ont aussi vu baisser leur note d’au moins un cran.

-          Le 16 janvier, Moody’s a confirmé la perspective stable de la note « AAA » de la France.

-          2 agences sur 3 ont donc confirmé la note d’excellence « AAA » de la France.

 
 

1) L’annonce de la perte du « AAA » par Standard & Poor’s n’est pas une bonne nouvelle, mais pas une catastrophe non plus.

L’annonce de la dégradation d’un cran de la note de la dette la France par l’agence de notation américaine Standard and Poor’s doit être relativisée :

·         Cette agence de notation a pris des décisions qui concernent plus de la moitié des pays de la zone euro (9 sur 17) et pas seulement la France. Elle avait placé tous les pays de la zone euro sous surveillance au mois de décembre. Cette décision était attendue. Les investisseurs avaient déjà commencé à l'intégrer.

En ce qui concerne la France, cette révision se traduit par un abaissement d’un cran de la notation (passage de AAA à AA+). Il y a 21 crans de notation chez Standard and Poor’s, la France était notée 21 sur 21, elle est maintenant notée 20 sur 21 exactement comme les Etats-Unis aujourd’hui.

Sur l’ensemble des pays du G20 (les 20 pays les plus puissants qui pèsent pour 85% de la richesse du monde) seuls 4 Etats sont notés « AAA » chez Standard & Poor’s (Allemagne, Canada, Australie et Royaume-Uni).

En revanche, les Etats-Unis ont perdu leur « AAA » l’été dernier, le Japon est noté « AA-», la Chine et le Brésil « A-», la Russie et l’Inde « BBB+ », derrière la France. 

Pour Standard and Poor’s, la France est le 5ème pays dont la dette est la mieux notée parmi les pays du G20, en conformité avec notre rang de 5ème puissance économique mondiale.

L’appréciation de Standard & Poor’s n’est pas partagée par les deux autres grandes agences de notation. Fitch a confirmé le triple A de la France pour 2012 le mardi 10 janvier. Moody’s a fait de même le lundi 16 janvier.

Le consensus financier établit qu'en cas de désaccord entre Standard and Poor's et Moody's, la notation de l'agence Fitch, troisième agence de notation mondiale, donne la tendance de la notation, en l’occurrence « AAA ».

 

2) Il ne faut pas ignorer la crise de la dette que traverse la zone euro, mais les agences de notation ne font pas la politique de la France.

 

Les agences de notations ne doivent pas occuper une place démesurée, elles ne sont ni infaillibles (elles n’avaient par exemple pas prévu la crise des subprimes de 2008, ou la crise grecque) ni unanimes dans leurs jugements. Elles fournissent des indications utiles mais elles ne dictent pas nos choix. La meilleure preuve c'est que nous n'avons pas attendu une quelconque note d’agence pour lancer les réformes nécessaires à la dynamisation de notre économie, au renforcement de notre compétitivité et à la réduction de nos dépenses publiques.

 

L’enjeu n’est pas tant la note que nous attribue des agences, mais notre capacité à conserver la maîtrise notre destin. C’est le sens de l’action que nous avons conduite sous l’impulsion du Président de la République pour renforcer la gouvernance économique de la zone euro et assainir nos finances publiques.

 

Demandons-nous où nous en serions face à cette crise, si Nicolas Sarkozy n’avait pas eu le courage de mener à bien la réforme des retraites, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la RGPP et le gel des dépenses publiques, la réforme de l’hôpital ou de la Justice ?

 

3) Nous devons garder notre sang-froid. L’économie française est solide. La France n’a pas de difficultés à se financer.

En 2011, la France a bénéficié de taux d’intérêts très bas :

o Le taux moyen auquel a emprunté la France en 2011 a été le plus bas de l’histoire (2,8%) avec l’année 2010 (2,5%). Pour mémoire, entre 1997 et 2002, sous Lionel Jospin, jamais la France n’a emprunté à moins de 4%.

o L'Agence France Trésor, qui gère notre dette, a annoncé le 16 janvier avoir emprunté 8,5 milliards à des taux en baisse (0,4% sur 1 an). Signe de l’attractivité de la France, l’offre d’achat des investisseurs a été deux fois supérieure au montant proposé.

o La dégradation d’une note ne se traduit pas nécessairement par une hausse du coût de l’endettement. Les Etats-Unis se finançaient à 10 ans au taux de 2,34% avant la dégradation de leur note cet été et à 1,85% en janvier 2012.

 

Notre détermination à soutenir l’emploi et la croissance, en poursuivant les réformes de structure et en tenant nos engagements de réduction de dépenses, est totale :

o Le plus important pour notre crédibilité financière, c’est de tenir nos engagements de maîtrise des comptes publics. Le plan de réduction de nos déficits nous permettra d’être à l’équilibre budgétaire en 2016. La France est en avance : en 2011, le déficit devrait être moins élevé de près de 4 milliards par rapport à ce qui était prévu.

o Nicolas Sarkozy n’a jamais caché la gravité de la crise. Dans ses voeux aux Français, il a clairement indiqué qu’il est indispensable d’agir et qu’il y a urgence. Après le sommet social, des décisions importantes seront prises pour renforcer la croissance et la compétitivité de la France. 

4) La réaction des socialistes est indécente et ils ne sont pas qualifiés pour nous donner des leçons de gestion.

 

François Hollande et ses amis ont eu beaucoup de mal à cacher leur jubilation lors de l’annonce de Standard & Poor’s alors qu'il ne s'agit pas d’une bonne nouvelle pour les Français. Cette décision est un fait économique, pas politique. L'exploiter contre le Président de la République est indécent. Le PS s’est précipité pour se délecter de l’annonce de Standard & Poor’s (« France dégradée », « humiliation », « Titanic » etc.). En revanche leur silence a été assourdissant quand Moody’s a confirmé notre « AAA ».

 

Les mauvaises nouvelles pour la France seraient-elles plus réjouissantes pour le PS que les bonnes ? 

Cette posture politicienne est d’autant plus hypocrite que jusqu’à présent le PS n’accordait aucun crédit aux analyses des agences de notation :

Arnaud Montebourg, le 6 décembre 2011 sur BFMTV «Il y a longtemps que ces agences de notation auraient dû être mises hors-la-loi».

Pierre Moscovici, le 13 janvier 2012 sur TV5 : « Les agences de notation ont des critères qui sont des critères contestables

Ensuite parce que, depuis 2007, ils ont voté contre chacune des mesures qui nous permettent aujourd'hui de limiter les dégâts et de préparer l'avenir : la réforme des retraites, la révision générale des politiques publiques, le gel des dépenses de l'Etat…

Enfin parce qu'ils continuent à faire preuve d'une irresponsabilité coupable : François Hollande, qui dirige le département le plus endetté de France, est incapable de nous dire ce qu'il ferait pour réduire nos déficits. Pire, dans son « allocution solennelle » du samedi 14 janvier, il a proposé un retour « vers l'équilibre en 2017 ». Pendant les primaires c'était l'équilibre budgétaire en 2016, après les primaires c'était « l'équilibre en 2017 », maintenant c'est « vers l'équilibre en 2017 ». Le seuil d'inconséquence est franchi. L'engagement de  retrouver l'équilibre budgétaire en 2016 est obligatoire. Il est inscrit dans la loi. C'est unengagement vis-à-vis de nos amis européens. C'est un engagement vis-à-vis des générations futures. 

Les collectivités locales, ancrées à gauche, ont créé depuis 10 ans plus de 500 000 emplois publics alors que l'Etat en aura supprimé 150 000 depuis 2007. Entre 1983 et 2008, les dépenses des collectivités ont augmenté plus vite que la croissance, et 50% de cette augmentation n'a rien à voir avec les compétences transférées dans le cadre de la  écentralisation. Cette gestion locale dispendieuse décrédibilise les socialistes.

 

Le projet socialiste avec ses 255 milliards € de dépenses nouvelles est irréaliste.

 

D’ailleurs, Benoît Hamon l’a reconnu sur RMC, 7 juillet 2011 : « Heureusement que les agences de notation n’étaient pas là au moment où on a fait les 35h, parce qu’on n’aurait pas fait grand-chose. » « La réalité c’est que si on avait dû soumettre les projets socialistes aux agences de notation, on n’en n’aurait fait aucun.».

Au contraire, dans la majorité, nous sommes très clairs : le Gouvernement a fait adopterun plan de retour à l'équilibre en 2016 et le Premier ministre a indiqué qu'il ferait des ajustements si nécessaire. Le projet de l'UMP que nous avons présenté pour 2012 s'inscrit pleinement dans cette logique puisqu'il coûte zéro euro supplémentaire : toute dépense est compensée par une baisse ailleurs.

La France dispose de tous les atouts pour poursuivre son redressement à condition decontinuer à faire preuve de lucidité, de responsabilité et de courage.

 

19/01/2012

Analyse : création et destruction d'emploi dans les 5 ans

Le centre d'analyse stratégique évalue les secteurs créateurs et destructeurs d'emploi sur les cinq prochaines années.

D'ici 2016, 783.000 emplois pourraient être créés dans le secteur marchand, soit en moyenne environ 160.000 emplois chaque année, selon les prévisions du Centre d'analyse stratégique (Cas), cellule d'experts au service du Premier ministre.

«Pour envisager les ressorts de notre compétitivité, il est nécessaire de connaître les secteurs qui demain seront créateurs de valeurs», explique Vincent Chriqui, directeur général du Cas.

Dans le détail, surla période, 944.000 nouveaux postes seraient créés et 161.000 disparaîtraient.

Les créations d'emplois

• 319.000 emplois prévus dans la construction, l'hôtellerie-restauration et les services d'intermédiation (logistique finance, distribution). Ces secteurs dits «abrités» de la concurrence internationale représenteraient ainsi toujours, à l'horizon 2016, 51 % de l'emploi marchand.

• 236.000 dans les services dits «opérationnels aux entreprises» à savoir pour une grande partie l'intérim, et dans une moindre mesure les services de nettoyage, conseil, assistance. «Les effectifs intérimaires ont presque retrouvé au 2e trimestre 2011 leur niveau d'avant crise» rélève au passage d'étude.

• 195.000 dans les secteurs technologiques et haut de gamme qui confirment leur statut de secteur porteur du fait de leur impact en terme de création de valeur. Leur part dans l'emploi marchant gagnerait un point (de 15 à 16 %).

• 176.000 dans la R & D, le conseil et l'assistance, ce que le Centre d'analyse stratégique qualitifie de «services à fort contenu cognitif». A elle seule, la R&D génèrerait 21.000 emplois.

• 171.000 dans les services à la personne. Le secteur reste dynamique, soutenu par une demande en expansion liée au vieillissement de la population, aux besoins sociaux et à la demande en loisirs.

• 12.000 dans l'industrie agroalimentaire

• 4000 dans le secteur pharmaceutique et des cosmétiques

• 3.000 dans l'aéronautique, la construction navale et ferroviaire

Les suppressions

• 137.000 emplois détruits dans l'industrie. Ces suppressions affecteraient principalement les équipements mécaniques (-37.000), la métallurgie (- 19.000), le textile (- 15.000).

• 19.000 dans les «industries de réseau» (eau, gaz et électricité, postes et télécommunications), secteur où les entreprises sont contraintes à des efforts de rationalisation liés au surcoûts environnementaux et à l'entretien du réseau.

Source : le Figaro.fr

18/01/2012

Les aberrations des programmes PS et FN

  • Après le pataquès sur le nucléaire, le revirement sur la retraite à 60 ans, les atermoiements sur la « grande réforme » soutenue depuis des années par François Hollande sur la fusion de l’IR/CSG, la cacophonie la plus totale règne au PS ! Le retour au Franc voulu par le front national de Marine Le Pen, c’est la ruine de la France et des Français !

  • Supprimer la quotient familial, c’est détruire notre politique familiale et matraquer fiscalement les classes moyennes - (télécharger ici)

    En 2 jours on a entendu tout et son contraire sur ce que voulait faire François Hollande au sujet du quotient familial : le supprimer ? le maintenir ? le réformer, le « moduler »… On ne peut pas ainsi prendre à la légère une telle question, les implications sont majeures pour toutes les familles de France.

    Infographie – Suppression du quotient familial – le PS veut matraquer les familles - (télécharger ici)

    Avec la suppression du quotient familial, c’est 50% des couples avec des enfants qui verront leur pouvoir d’achat baisser. 3,56 millions de familles perdront ainsi en moyenne 982 € / an.

    Une fiscalité anti-délocalisation pour sauver nos emplois et réindustrialiser la France - (télécharger ici)

    Le coût du travail trop élevé est l’un des maux qui tue à petit feu nos usines.

    Face à ce constat, soit l’on démissionne, comme François Hollande qui se contente de slogans et choisit la voie du défaitisme, soit l’on réagit pour gagner la bataille de l’emploi. C’est là l’ambition de la majorité.

    L’idée est d’inverser cette tendance en transférant une part des cotisations sociales patronales et/ou salariales qui financent la protection sociale vers de la fiscalité anti-délocalisation.

    Infographie – le retour au franc voulu par le FN - (télécharger ici)

    Le retour au Franc voulu par le front national de Marine Le Pen, c’est la ruine de la France et des Français :
    - Récession de 6 à 19% du PIB,
    - Pouvoir d’achat sacrifié,
    - Explosion de la dette.

Bilan social de JP Huchon : le grand bluff!

Deux ans après son élection à la tête de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon a définitivement rompu le pacte de confiance avec les Franciliens !

On ne compte plus les engagements non tenus et les ratés des mesures soi-disant « emblématiques » de sa majorité de gauche en matière de politique sociale.

Alors que Jean-Paul Huchon et Cécile Duflot avaient promis aux Franciliens la mise en place d’un « bouclier social », la réalité à mi-mandat est accablante :

- 1% seulement du budget régional est consacré à la politique sociale.

- 70 promesses de campagne non tenues dont la carte Imagin’R pour tous les jeunes salariés de moins de 26 ans, le prêt à taux zéro pour les travaux d’accessibilité dans les logements, le renforcement de la lutte contre le saturnisme, le plan de rénovation massive des lieux de soins et d’accueil ainsi que des SAMU franciliens…

- 1 milliard en faveur de la santé sur la durée de la mandature… alors que seuls 70 M€ ont été inscrits au budget en 2011 et 65 M€ en 2012.

- Des dispositifs « emblématiques » qui sont un véritable fiasco : seulement 778 Pass contraception distribués pour 470 000 lycéens, 2 816 bénéficiaires à la rentrée 2011-2012 de la complémentaire santé pour un public-cible de 54 000 étudiants, seuls 11% des jeunes en insertion qui bénéficient de la gratuité des transports…

- Des crédits sociaux en baisse malgré des ressources régionales en hausse :

3,6 % de crédits en moins en 2012 pour la petite enfance,
- 6% pour les personnes âgées et les personnes en situation précaire,
- 4,3% pour les personnes en situation de handicap…

La vérité est que la majorité régionale de gauche ne donne aucune priorité au social et à la lutte contre la crise.

Au contraire, les jeunes, les familles, les Franciliens modestes et les classes moyennes, les personnes dépendantes sont les grandes perdantes de la politique de Jean-Paul Huchon et Cécile Duflot qui préfèrent faire de la communication sur des mesures démagogiques et irresponsables comme le Pass Navigo à tarif unique.