06.05.2008

Engagement 1 : Efficacité publique

Rappelez-vous, lors la campagne présidentielle, le Président de la République avait pris engagements pour la France et les Français.

J'entame donc un cycle de 15 notes en forme de bilan sur l'avancée de ces mesures , aujourd'hui l'Efficacité publique:

 Bilan des actions pour tenir ce premier engagement : Efficacité Publique

  • Pour un Etat efficace : un Gouvernement d'ouverture et resserré, des ministres qui rendent des comptes, des lois de qualité.

    Réalisé : 

    • Composition du Gouvernement : un Gouvernement d ouverture pour réaliser de grandes réformes

      "Si j'ai été chercher des gens venus de bords politiques différents, qui ont eu le courage de prendre la main tendue, c'est tout simplement parce que l'on ne fait pas des grandes réformes avec une petite équipe." (Nicolas Sarkozy, discours du 20 juin 2007 devant les parlementaires)
      [20 juin 2007]

    • Des objectifs pour les ministres : les lettres de mission

      Les lettres de mission personnalisées, adressées à chaque ministre fixent à ces derniers des objectifs de résultat ambitieux et définissent les actions concrètes permettant de les atteindre.
      [15 octobre 2007]

    • Qualité de la législation : 127 lois inutiles supprimées

      Les députés ont adopté le 9 octobre 2007 une proposition de loi de simplification du droit qui supprime 127 lois obsolètes.
      [ 1 janvier 1970]

      Qualité de la législation : 127 lois inutiles supprimées
    • Rapport du comité Balladur : des propositions sur la sécurité juridique et la qualité des lois

      Le comité présidé par Edouard Balladur a remis son rapport le 29 octobre 2007. Ce rapport recommande, au vu d'une "inflation législative" aboutissant à la promulgation de lois trop nombreuses, trop longues, trop peu appliquées et trop souvent modifiées, d'améliorer la préparation de la loi, de donner tout son sens au droit d’amendement, de mieux organiser les débats parlementaires, et de faire du travail en commission le pivot des travaux parlementaires.
      [29 octobre 2007]

    • Un Gouvernement resserré : promesse tenue

      Le Gouvernement Fillon III annoncé le 18 mars 2008 compte quinze ministres de plein exercice, dont la moitié sont des femmes.
      [18 mars 2008]

      Un Gouvernement resserré : promesse tenue
    • Evaluation de l'action du Gouvernement : un point sera fait après un an d'activité

                    Les lettres de mission adressées aux ministres par le Président de la République et le Premier ministre précisent qu'un point sur l'avancement de leur mission sera fait après un an d'exercice.

  • Préparation des réformes : associer davantage la société civile et les citoyens

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  • Modernisation du dialogue social : des partenaires sociaux plus forts et plus écoutés

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  • Services publics : mettre en place un service minimum et rapprocher les services publics des usagers

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  • Fonction publique : des fonctionnaires mieux reconnus et mieux payés, mobilisés au service du changement

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20.04.2008

Eurostar : un retard record et catastrophique pour la SNCF

Les passagers d'un train à grande vitesse ralliant Paris depuis Londres ont mis douze heures pour parvenir à destination, ce qui met en lumière une longue liste d'incidents techniques survenus avec les TGV. 

Les 640 passagers d'un Eurostar ont mis douze heures, dans la nuit de vendredi à samedi, pour rallier Paris depuis Londres, à la suite d'une succession d'incidents techniques, ce qui constitue un record et une "catastrophe" pour la SNCF.

Partis de Londres vendredi à 20H00 (21H00 heure de Paris), ces voyageurs sont arrivés samedi à 09H13 gare du Nord à Paris, au lieu de 23H26 vendredi soir, au terme d'une nuit de "galère" comme l'a reconnue la directrice Voyages France-Europe de la SNCF, Mireille Faugère. Douze heures pour un Londres/Paris, alors que la SNCF se targue d'un temps de parcours en Eurostar de 2 heures 15 entre les deux capitales, constitue un record, selon les données de l'AFP.

Déjà le 7 avril dernier, une combinaison d'incidents (panne de caténaire et alerte au colis suspect) avait mis à mal la patience des voyageurs d'un Paris-Londres qui avaient mis neuf heures pour arriver à destination. En 2006, une série de cinq incidents en moins de trois semaines sur des TGV avait écorné l'image de la SNCF qui avait toutefois relativisé ces ennuis, en parlant de "concours de circonstances".

"C'est une catastrophe pour nous", a cette fois-ci concédé samedi matin, gare du Nord, Mme Faugère, lors d'un point de presse. "C'est une situation tout à fait inacceptable. Les voyageurs ont vécu une véritable galère", a-t-elle ajouté, évoquant "la malchance et d'une série de cafouillages techniques". Elle a annoncé le lancement d'une "enquête technique" dont les résultats seront connus "lundi" et remis au secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, qui s'est entretenu samedi matin avec le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy.

Selon les premiers éléments, la rame et non la ligne serait à l'origine des problèmes techniques.

Samedi matin, l'enchaînement des événements ne permettait pas d'expliquer totalement ce retard. Au départ, tout se passe bien, l'Eurostar Londres-Paris franchit sans problème le tunnel sous la Manche. Pendant ce temps-là, dans un Paris-Londres, un voyant rouge s'allume, interdisant à ce train d'emprunter le tunnel. La SNCF décide alors de faire un échange de trains à Lille. Après un transbordement des passagers, chaque train va faire demi-tour, repartir d'où il est venu. Les voyageurs du Paris-Londres arriveront sans encombre à destination.

Mais pour les passagers du Londres-Paris, les ennuis commencent. Leur train tombe en panne, près d'Ablaincourt (Somme), à 01H00, à 120 km de Paris. "Nous sommes partis de Londres dans un train qui fonctionnait normalement et on nous a transférés en gare de Lille dans un Eurostar défectueux", a expliqué à l'AFP l'une des passagères Michèle Mathieu. "Dès qu'on est monté dedans, on s'est douté qu'on allait avoir des problèmes, le train roulait très lentement, les lumières vacillaient et d'un coup, on a été plongé dans le noir en rase campagne", a-t-elle raconté.

La SNCF envoie alors une autre rame depuis Paris - qui n'arrivera qu'à 04H00 sur place- pour récupérer les voyageurs et remorquer ce train. Mais, nouveau problème : les attaches des deux rames sont défectueuses et imposent au convoi une vitesse réduite, moins de 60 km/heure.

Plusieurs questions restent en suspens: pourquoi avoir transféré ces voyageurs dans un train qui présentait des problèmes de circuit électrique? Pourquoi la rame envoyée de Paris n'est-elle arrivée qu'à 4 heures du matin ?

(Source AFP)

Los Angeles: un prix pour les "Ch'tis"

La comédie "Bienvenue chez les Ch'tis", record d'entrées pour un film français en France, a reçu le prix du public au festival du film français de Los Angeles "City of lights, city of angels" (COL-COA), ont annoncé ses organisateurs.

Le film de Dany Boon, qui a séduit plus de 18,5 millions de spectateurs en sept semaines d'exploitation en France, avait été projeté le 14 avril en ouverture de ce 12e festival au siège du syndicat des réalisateurs (DGA), sur le fameux Sunset Boulevard dans l'ouest de Los Angeles.

Si une partie du public, composé à 70% de professionnels américains du 7e art, avait semblé déroutée par un humour et des situations éloignées de la culture locale, le film a par la suite reçu un accueil "hystérique" de lycéens américains lors de projections pendant la semaine, a affirmé le directeur du festival, François Truffart.

Le film franco-tunisien d'Abdellatif Kechiche "La graine et le mulet" a pour sa part obtenu le prix de la critique du COL-COA.

Source : AFP

17.04.2008

Contrôle des chômeurs

Bercy consulte les syndicats, à partir de jeudi, sur l'assurance-chômage et, plus précisément, sur le contrôle des chômeurs. Au bout de six mois, ceux-ci pourraient être tenus d'accepter un emploi requérant moins de deux heures de trajet quotidien et entraînant une baisse de salaire.
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Ménagés pendant les six premiers mois d'inactivité, les demandeurs d'emploi verront la pression s'accroître s'ils s'installent trop durablement dans le chômage. C'est, en tout cas, l'esprit du projet devant être discuté, à partir de jeudi, entre le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux, à l'occasion de rencontres bilatérales sur la réforme de l'assurance-chômage.

Très sensible, le texte va certainement évoluer jusqu'à sa présentation officielle, prévue pour la conférence tripartite du 6 mai sur l'assurance-chômage. D'autant qu'une réunion interministérielle a lieu mercredi. Mais la logique d'ensemble est donnée. Le dispositif s'inspire beaucoup de ce qui existe ailleurs en Europe, notamment en Allemagne. Comme annoncé par Nicolas Sarkozy, il prévoit que les chômeurs voient leurs allocations suspendues (quinze jours ou plus) ou réduites (de 20 % et au-delà) dès lors qu'ils refusent au moins deux offres « valables » d'emploi (OVE). Aujourd'hui, des sanctions peuvent être légalement prononcées dès le premier refus. Mais cela n'est jamais le cas, les agents étant réticents à supprimer les allocations de publics déjà en difficulté.

Appliquer la loi

Tout l'enjeu réside dans ce que le gouvernement entend mettre derrière le concept d'OVE et c'est en cela que le texte est le plus instructif : pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés. C'est, à peu de choses près, ce qui existe déjà aujourd'hui.

Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70 % de son salaire antérieur. Ces données objectives encourageront les agents de l'emploi à appliquer la loi, espère le gouvernement, ce qui est rarement le cas aujourd'hui : « seuls » 1.500 chômeurs sont radiés des listes de l'ANPE, chaque mois, pour refus d'emploi, a indiqué jeudi Christian Charpy, directeur général de l'agence.

Ces obligations seraient formalisées sous la forme d'un contrat entre le chômeur et le nouvel opérateur issu de la fusion ANPE- Assedic. Il ressemble, à s'y méprendre, à la convention d'aide au retour à l'emploi (Care) qui avait été négociée en 2000 par les partenaires sociaux, sans jamais être appliquée. Il supposerait que le demandeur d'emploi n'ayant pas obtenu les droits prévus dans son contrat (formation, entretiens renforcés...) dispose d'un droit de recours. En clair, un chômeur qui n'aurait pas reçu le suivi promis au début de son parcours ne pourra pas se voir priver de ses allocations.

Le dispositif pourrait être rattaché au projet de loi de modernisation de l'économie ou, plus probable encore, faire l'objet d'un projet de loi à part entière, en commun avec l'emploi des seniors.

LUCIE ROBEQUAIN, les Echos