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28/10/2010

Lettre ouverte à Raphael Haroche by Myriam Picard

 A une époque où il est de bon goût de "niquer la France", de siffler son hymne national, de primer une photo montrant un homme se torchant les fesses avec le drapeau bleu blanc rouge, le chanteur Raphaël a sorti, avec une promotion médiatique énorme, une chanson, "Patriote". Il a choisi, pour faire sa publicité, de monter sur une échelle, et de vouloir tourner en dérision Jeanne d’Arc, et à travers elle notre pays.
Cela a fait réagir Myriam Picard, jeune femme de 25 ans, qui a tenu à rosser ce "freluquet", avec un style, un panache et une élégance dont nous avons envie de vous faire profiter.

« J’ai 25 ans, et je ne laisserai pas un freluquet comme vous, Raphaël, insulter la France « 
lundi 18 octobre 2010, par Myriam Picard

Lettre ouverte à monsieur Raphaël Haroche


Vous vous êtes permis récemment de commettre une chanson, « Le patriote ». Le message que vous y donnez est clair : vous méprisez la France, vous méprisez les Français. En voici quelques extraits éloquents :
« Si j’étais moins intelligent/Si j’avais pas ma carte de lâche/Je leurs foutrais mon pied dans les dents/Je leurs faciliterais pas la tâche/En première page des magazines/Ils sont partout dégueulant/Leur réformes et leur grippe porcine/Le bon peuple et son président. »
« Il faut chanter la Marseillaise/Et avé’ la main sur le cœur/Moi je la siffle avec les Beurs/Prie pour qu’au foot on soit de la baise/L’ordre moral est bien partout/La démago de gauche à droite/J’aime mieux attendre qu’ils soient bien saouls/Avant de me battre. »
Pour mettre en valeur ces paroles hautement patriotiques, vous avez organisé une lamentable mise en scène, en enfourchant la statue de Jeanne d’Arc (place des Pyramides) et en chuchotant, à l’oreille de ce symbole de la France, combien vous méprisiez ce pays.
Si vous n’êtes pas content de la France, la porte est ouverte. Grande ouverte. Nous n’avons que faire de rebellocrates qui croient monter des barricades quand ils se contentent de gravir prudemment une échelle sous l’œil complice d’une caméra. Et sachez que si vous vous permettez encore une fois de peloter aussi bêtement une statue de Jeanne d’Arc, il y aura sans doute quelques bons Français pour vous rappeler un peu vigoureusement, avec des méthodes de l’époque, ce que fut cette bergère de quinze ans pour des milliers de Français désespérés. Ce n’est pas parce que vous avez beaucoup d’argent, une petite gueule d’amour de Rimbaud en mal de talent, et l’admiration des bobos des rives gauche – et droite, que vous pouvez vous permettre de donner des leçons aux Français. Ces Français que vous jugez « désolants », bramez-vous. Certes, quand ils tolèrent qu’un adolescent attardé de 35 ans leur donne des leçons de vie.
Votre chanson et son clip offensent les millions de personnes qui sont mortes pour la France ; vous marchez sur un sol trempé de larmes et de sang, un sol qui a pu garder son nom et son âme grâce à des hommes et des femmes qui se sont sacrifiés pour que vous ayez un jour la possibilité de vivre libre dans ce pays sur lequel vous crachez aujourd’hui
La Française que je suis vous prie de vous cantonner à des débats à la hauteur de vos capacités. Battez-vous contre le réchauffement climatique, pour la béatification de Karl Lagerfeld, ou pour la culture du boulgour bio, mais ne vous mêlez pas de la France. Elle n’a que faire d’un « planqué derrière ses lunettes noires » (comme vous le dites si bien) qui vit très confortablement dans le XVIIème, n’a jamais eu peur de se faire tabasser dans le métro, et ne sait pas ce que c’est que de vivre à proximité d’un camp de Roms. Car vous ne vivez pas dans la réalité, vous l’ignorez absolument. Papa-maman avocats, enfance à Boulogne, scolarité à Henri IV, épouse qui, pendant que vous caracoliez sur la statue de Jeanne d’Arc, assistait à la Fashion Week : on ne peut pas franchement dire que vous êtes des damnés de la terre.
« Les étrangers, ça va dans des camps / On va quand même pas sauver le monde. » dites-vous avec ironie. Eh bien, si vous trouvez cela tellement révoltant, pourquoi n’en accueillez-vous pas quelques dizaines chez vous ? Avec vos moyens financiers, ce doit être possible. Et nous serions tous ravis de voir ce que donnerait cette confrontation de vos idéaux droitdel’hommistes avec la réalité.

Car la réalité, monsieur, c’est que les Français n’en peuvent plus. Et si le gouvernement a décidé de faire une opération de communication en expulsant quelques Roms, c’est précisément parce qu’il sent la révolte d’un peuple qui n’en peut plus de vivre, jour après jour, la communautarisation de son pays. Voilà sans doute des mots que vous ne connaissez pas. Je vous invite donc à aller vous promener du côté des Mureaux ou de la Courneuve : ce seront des travaux pratiques très instructifs, je n’en doute pas.
Vous verrez alors ce que pensent réellement ces Beurs dont vous parlez, et avec lesquels vous rêvez de siffler la Marseillaise. Vous allez connaître le sens des mots « bolosser » et « face de Craie ». Et j’ose espérer que vous mesurerez alors le courage de ceux qui osent se dresser contre cette inadmissible violence antifrançaise et antiblanche qui gangrène notre pays.
Car les gens de courage ce ne sont pas Zazie, Judith Godrèche, Christophe Willem et vous-même : vous vous indignez très confortablement, derrière des micros ou sur des plateaux TV, vous vous battez contre des moulins à vent, et avez l’impression qu’en défendant l’antiracisme ou le maintien des Roms en France, vous êtes dans l’irrévérence, alors que ce gouvernement que vous critiquez donne depuis des années des millions d’euros à des associations qui pourfendent les mêmes méchants que ceux que vous désignez d’un doigt lisse bordé de cachemire.
Votre chanson sue le mépris. Mépris pour le peuple, mépris pour ses inquiétudes, mépris pour ses souffrances. Mépris pour les symboles d’un pays qui ne doit pas être si atroce que cela, puisque tant de gens veulent y rentrer et y rester.
Quel sera le prochain acte de bravoure et de folie artistique du mutin de Panurge (merci Philippe Muray pour cette belle invention) que vous êtes, Monsieur ? Déféquer devant le Panthéon ?
En vous posant en pseudo résistant, vous vous inscrivez au contraire parfaitement dans l’histoire des collabos et des traîtres qui ont sali notre pays. Vous êtes de ceux qui, depuis plus de trente ans, forcent les Français à se battre la coulpe en permanence, à rougir de leurs valeurs et de leur histoire, à cracher sur tout ce qui est digne et respectable dans un des rares pays où on ne vous colle pas au gnouf pour des propos comme les vôtres.
J’ai 25 ans, Monsieur, je suis française, et fière, quoi qu’il arrive, de mon pays. Aucune nation, jamais, n’est parfaite. Mais j’ai la chance de faire partie d’une grande et belle histoire, j’ai derrière moi des siècles d’héroïsme et de grandeur. J’essaie d’en être digne, tant bien que mal. Alors quand je vois un si petit freluquet s’estampiller bouffon d’une cour et d’un système qui lui rapportent tant d’argent et de médiatisation, je ne peux que me dresser, du haut de ma jeunesse, et vous rappeler à l’ordre.
Au nom de cet hymne que vous raillez, de cette Jeanne d’Arc dont vous vous servez, veuillez, Monsieur Haroche, avoir un peu d’humilité, d’intelligence, et de décence. Vous n’êtes pas Guy Môquet ni Emile Zola. Mais un petit Parisien conformiste dont le plus grand acte de bravoure de sa vie aura sans nul doute été de monter une échelle, place des Pyramides, sans un harnais de sécurité.
Myriam Picard

13:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : haroche, picard | Digg! Digg |  Facebook

25/10/2010

Sondage sur le réforme des retraites

Sondage Opinionway des 20-21 octobre 2010.

Voici les résultats, hors position partisane :

Q : Comprenez-vous les manifestations et les mouvements de grève contre la réforme des retraites ?

Oui : 69% ; non : 31%

 

Q : Et soutenez-vous les manifestations et les mouvements de grève contre la réforme des retraites ?

Oui : 54% ; non : 45%

 

Q : Approuvez-vous les manifestations et les mouvements de grève des lycéens contre la réforme des retraites ?

Oui : 41% : non : 57%

 

Q : Approuvez-vous le blocage des raffineries et dépôts de carburant pour protester contre la réforme des retraites ?

Oui : 37% ; non : 63%

 

Q : Face au blocage des raffineries et dépôts de carburant, quelle doit être selon vous l’attitude du gouvernement ?

Il doit faire débloquer les raffineries et dépôts de carburant : 63% ; il ne doit pas intervenir : 37%

 

Q : Si la réforme des retraites est adoptée par le parlement, quelle devrait être selon vous l’attitude des syndicats ?

Respecter le vote des parlementaires : 56% ; Poursuivre le mouvement : 44%

Réforme des retraites : compromis Assemblée Nationale / Sénat

Les sept députés et sept sénateurs réunis aujourd'hui en commission mixte paritaire (CMP) pour élaborer un texte de compromis sur la réforme des retraites sont parvenus à un accord, ce qui permettra un vote définitif du projet de loi mercredi, a-t-on appris de source parlementaire.

La CMP, à majorité de droite, a aplani les quelques points de divergence entre les deux chambres pour parvenir à un texte commun, a annoncé la présidente de la commission des Affaires sociales du Sénat, la centriste Muguette Dini.

Le projet de loi sera considéré comme définitivement adopté par le Parlement une fois les conclusions de cette CMP approuvées mardi par le Sénat puis mercredi par l'Assemblée nationale.

Il devra ensuite être promulgué par le président Nicolas Sarkozy - aux alentours du "15 novembre", selon le conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie - après un éventuel passage devant le Conseil constitutionnel.

14:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraites, réforme, ump | Digg! Digg |  Facebook

Réforme des Retraites

Il parait que l'exécutif, et bien sûr le Président Nicolas Sarkozy, se sont rendu coupables d'un "coup de force" parce qu'ils ont utilisé une disposition réglementaire, dite de "vote bloqué" pour faire voter le texte portant sur la réforme des retraites par les sénateurs. Après des dizaines d'heures de débat à l'assemblée nationale et en commission, après des dizaines de réunions avec les syndicats (pas toujours d'accord entre eux), dont certaines propositions ont été reprises, après une concertation très larges des partenaires sociaux, et surtout après que les 33 articles du texte aient été examinés et votés par les sénateurs, sans compter les centaines d'amendements socialistes examinés en séance, le gouvernement a choisi de clore cette partie du débat, en laissant toutefois aux sénateurs la possibilité de lire les amendements non examinés.

Où est donc le "coup de force permanent" dénoncé par Martine Aubry, elle même incapable de formuler des propositions concrètes tout en affirmant le caractère injuste de cette réforme ?

Comment se fait-il que les seules personnes qui bloquent le pays par des actions parfois violentes et illégales qui coûtent plus de 3 milliards d'euros à la nation et aux entreprises participent à de telles actions alors qu'elles ne sont même pas concernées par la réforme d'aujourd'hui ?

Comment se fait-il que nos jeunes lycéens bloquent les lycées et écoles, pénalisant du coup les familles modestes qui n'ont pas les moyens d'avoir des nounous pour leurs enfants, alors que toutes les études montrent que prolonger l'emploi des séniors (50 ans en France !) favorise celui des jeunes (près de 1 million d'emplois en plus) ?

Pourquoi toutes les mesures (socialistes) de réduction d'emploi (pré-retraites) ont-elles eu pour seules conséquences un taux d'emploi des séniors le plus faible d'europe ET un taux de chômage des jeunes le plus élevé ?

Pourquoi la France a été le seul pays au monde à abaisser l'âge de départ à la retraite à 60 ans (François Mitterand en 1983) provoquant la catastrophe budgétaire que l'on sait et fragilisant le système par répartition alors que les études montrent que le maintenir au niveau de l'époque aurait eu pour conséquence (positive) un exédent de 5 milliards d'euros (contre un déficit de 32 milliards d'euros aujourd'hui) ? La France serait le seul pays au monde à avoir raison (quelle arogance !) alors que tous les autres pays se tromperaient en augmentant progressivement l'âge de départ à la retraite à 65, 66, 67, 68 ans ?

Pourquoi ne pas dire aussi à celles et ceux dont l'espérance de vie a progressé de 15 ans dans la période que travailler plus, c'est bien gagner plus, le passage à la retraite imputant fortement les revenus des séniors, pourtant de plus en plus en forme ? Un sénior qui travaille, c'est un sénior qui consomme, qui crée de la demande, qui crée de l'emploi, qui finance les jeunes arrivant plus tard que nos ainés sur le marché de l'emploi !

Il serait temps que la valeur TRAVAIL redevienne une valeur nationale et familiale portée par une Education Nationale qui porte bien mal son nom, l'éducation revenant prioritairement à la famille, l'Enseignement à l'Ecole de la république.

Adaptons nos 38 régimes de retraites (un record !) à la vie d'aujourd'hui et à la pénibilité REELLE de certaines situations. Arrêtons de crier à l'injustice pour des raisons électorales. La vrai injustice est celle qui consiste à ne pas avoir d'emploi ou plus de retraites à la fin de sa vie active.