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01/11/2009

Hausse des Impôts à Paris

Hausse des impôts locaux à Paris : les contrevérités de Delanoë


Les contribuables parisiens, qui commencent à recevoir leurs feuilles d'impôts locaux, ont une
bien mauvaise surprise.
Qu'on en juge : pour les propriétaires, la taxe foncière augmente en moyenne de 30% par
rapport à l'année dernière. Quand à la taxe d'habitation, dont le montant sera notifié en
octobre, que tous les propriétaires ou locataires sachent que la hausse moyenne sera de l'ordre
de 9 %. Et ce n'est pas fini. Le maire de Paris a d'ores et déjà promis pour l'année 2010 une
hausse de même importance. Ainsi, avec l'évolution prévisible des bases d'imposition et
l'inflation, la hausse moyenne des impôts locaux approchera les 25 % en deux ans ! Record
historique, toutes catégories.


Si le maire de Paris est contraint de frapper aussi lourdement, c'est en raison du dérapage
incontrôlé depuis 2001 du train de vie de la mairie de Paris. A l'arrivée de Delanoë, la mairie
de Paris comptait un peu moins de 40 000 agents. Huit ans plus tard, ils sont plus de 50 000.
Les dépenses de personnel ont augmenté de 45.7 % et l'endettement de la ville et du
département a quasiment doublé. Quand aux dépenses de communications, elles ont
augmenté de 62 %.

Pour tenter de masquer ces dures réalités, dans le dernier numéro du journal " A Paris ",
diffusé à tous les foyers parisiens aux frais du contribuable, le maire de Paris, préfaçant un
dossier "fiscalité", écrit : " trois principes nous guident dans cette démarche : rationalité et
exigence dans notre gestion, justice fiscale et transparence." Parlons-en ! Le maire de Paris
affirme que pendant huit ans les taux des impôts locaux sont restés stables. C'est faux.
Plusieurs impôts ont augmenté : la taxe de balayage (+11 %), la taxe d'enlèvement des ordures
ménagères (+18%), la taxe de séjour (de 3 à 40 % selon les cas), pour ne prendre que ces trois
exemples.


" Conformément à ce que nous avions annoncé publiquement avant les dernières élections
municipales, nous appliquons pour cette nouvelle mandature une hausse maitrisée des impôts,
strictement limitée aux deux premières années. Autrement dit, c'est à une nouvelle stabilité
fiscale que je m'engage devant vous" (sic !) M. Delanoë est sans doute le seul à pouvoir
considérer qu'une augmentation en une seule année de 30 % de la taxe foncière et de 9 % de
la taxe d'habitation relève d'une bonne maitrise de cette évolution. Quant à la stabilité sur
laquelle il s'engage, rappelons que les taux d'imposition parisiens ont atteint cette année leur
plus haut niveau historique.
La très forte hausse de la taxe foncière s'explique par la création d'une nouvelle taxe foncière
départementale qui aurait pour objet de faire disparaître, toujours selon M. Delanoë, "une
profonde injustice fiscale "Rappelons que Paris est la seule ville de France à être à la fois
commune et département.


Par ailleurs, le maire de Paris prétend que cette taxe foncière ne frappe que les propriétaires et
exempte les locataires. C'est oublier que les propriétaires occupants sont nombreux à Paris et
que tous les locataires connaitront rapidement la répercussion sur leur loyer des hausses
subies par les propriétaires.
Pour justifier toutes ces hausses, le maire de Paris, inventeur de la double peine fiscale,
évoque régulièrement une dette de l'Etat dont le montant, fluctuant depuis plusieurs mois,
serait aux dernières nouvelles de 312 millions d'Euros. Malgré nos questions précises, aucun
élément n'est venu étayer une telle somme. A l'inverse, nous constatons que les concours de
l'Etat ont augmenté de 25 % entre 2001 et 2008 alors que durant la même période l'inflation
était de 14.7%.
On le voit, malgré tous les efforts de son abondante communication, le maire de Paris ne
parvient pas à justifier de telles hausses. Mais le plus inquiétant, c'est qu'il n'entend en rien
modifier sa politique et le rythme des dépenses de la collectivité parisienne. "Poursuivre et
amplifier une politique sociale parmi les plus dynamiques de France" nous dit-il ! Si l'on
comprend bien, il s'agit de dépenser toujours plus et de rien réduire du train de vie de l'Hôtel
de ville ; le contribuable paiera.


Elus UMP à Paris, nous concevons notre action en termes d'opposition constructive. En
décembre dernier, lors du vote du budget 2009, nous avions proposé de ramener
l'augmentation moyenne des impôts de 9 à 4.5 %, preuve tangible de notre sens des
responsabilités. Le maire de Paris a bien entendu fait rejeter par sa majorité notre proposition.
Mais, on le voit bien, avec des hausses d'une telle brutalité, les Parisiens, déjà touchés par le
coût de la vie très supérieur à Paris que dans le reste de la France, n'admettront pas une hausse
supplémentaire d'un impact comparable pour l'année prochaine.
Que tous les contribuables parisiens se manifestent et se joignent à nous pour exiger que le
maire de Paris renonce en 2010 au matraquage fiscal supplémentaire déjà annoncé.

19:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impôts, paris, delanoé | Digg! Digg |  Facebook

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