21.11.2008
Jean-Paul Huchon condamné en appel
PARIS - La peine d'un an d'inéligibilité prononcée en première instance en 2007 contre le président socialiste de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, pour prise illégale d'intérêt a été annulée par la cour d'appel de Paris.
La peine d'un an d'inéligibilité prononcée en première instance en 2007 contre le président socialiste de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, pour "prise illégale d'intérêt" a été annulée par la cour d'appel de Paris. La cour confirme cependant sa culpabilité et l'autre peine de six mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende. (Reuters/Daniel Joubert)
La cour confirme cependant sa culpabilité et l'autre peine de six mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende.
En principe, une inéligibilité de cinq ans dans ce type d'affaires est automatique même si elle ne figure pas explicitement dans la décision, mais la cour a décidé de ne pas appliquer cette disposition à l'élu, estimant que l'affaire ne le justifiait pas.
Le président de la région Île-de-France est condamné pour des marchés publics de communication passés en 2002 et 2003 entre le conseil régional et trois sociétés employant son épouse, Dominique Le Texier.
En première instance, Jean-Paul Huchon avait nié tout délit, mais il a reconnu les faits en appel, tout en expliquant qu'il n'en avait pas perçu l'illégalité.
La cour d'appel a par ailleurs confirmé la condamnation à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende prononcée en première instance contre son épouse.
Thierry Lévêque
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19.11.2008
Ecole maternelle : Darcos précises ses intentions
Pour le ministère de l'Education nationale, la maternelle doit préparer à l'école élémentaire et fera l'objet d'une évaluation. Mais il s'aligne sur le Sénat en prônant une structure spécifique pour l'accueil des 2-3 ans.
La phrase a fait grand bruit. Auditionné en juillet par le Sénat sur le budget, Xavier Darcos, le ministre de l’Education nationale, s’était demandé si, dans le soucis d’une « bonne utilisation des crédits de l’Etat », il était logique de faire « passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants et de leur changer les couches » ? Certes, la question, sortie de son contexte, ne concernait que les enfants de moins de trois ans. Mais elle a relancé le débat autour du rôle de l’école maternelle, spécificité française jalousement défendue.
Ce mardi 18 novembre, le ministre était à nouveau auditionné par la commission des Finances du Sénat, pour faire suite, cette fois, à l’enquête de la Cour des Comptes sur le rôle et la gestion de l’école maternelle et les moyens mis en œuvre sur la scolarisation des enfants de 2 ans. En l’absence de Xavier Darcos (bloqué en province), son représentant, Jean-Louis Nembrini, directeur général de l’enseignement scolaire, a réaffirmé les objectifs assignés à la préélémentaire : « favoriser l’accès de tous les élèves aux savoirs fondamentaux et faire chuter à 5 % le taux d’échec à la sortie du primaire, contre 15 % aujourd’hui. » « Les enseignants sont les mêmes qu’en primaire et l’objectif est bien la scolarisation et l’égalité des chances », a-t-il rappelé, sans toutefois nier les spécificités de cette école.
Dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, qui devront désormais être titulaires d’un master, sera ainsi mis en place une spécialisation. Par ailleurs, bien que facultative, « l’école à 3 ans est indispensable » et doit préparer à la primaire. A tel point que la dernière année de maternelle (grande section), qui est déjà incluse dans le cycle des apprentissages fondamentaux qui court jusqu’en CE1, fera à « brève échéance » l’objet d’une évaluation basée sur le langage (le principe est acquis mais pas les modalités).
Des missions a priori claires mais dont le cadre reste mal défini. C’est ce qui ressort de l’enquête de la Cour des comptes présentée ce mardi matin. Selon elle, alors que l’école maternelle représente 20 % du budget de l’enseignement soit 12,5 milliards d’euros, elle souffre de « procédures d’allocations des moyens hétérogènes » et « d’absences de normes ». En outre, en l’absence de définition des modalités d’accueil des enfants de 2 ans, elle présente des pratiques locales hétérogène et sert de variable d’ajustement tant aux maires (pour éviter de financer des places en crèche ou à contrario les conserver) qu’aux parents, séduits par la gratuité. Résultat, le taux de scolarisation des moins de 3 ans varie de 2,7 % en Savoie à 61 % dans le Finistère avec une moyenne de 21 %. Des disparités dues à nombre de facteurs (places et locaux disponibles dans les écoles, budget des collectivités locales pour les Atsem, transports scolaires…).
Dans ce contexte, le ministère abonde dans le sens du rapport sénatorial présentée le 4 novembre et qui préconise la création de « jardins d’éveil » pour les enfants de 2 ans. Un projet qui laisse en suspend nombre de questions (quels personnels, quelle formation, quel budget…), d’aucuns supputant que par cette voie, le ministère cherche avant tout une réponse à ses suppressions de postes et à limiter ses dépenses, les jardins d’éveil étant du ressort des collectivités locales et du secrétariat d’Etat chargé de la famille.
Repères :
Budget préélémentaire : 12,5 milliards d’euros, dont 6 Etat, 5,3 collectivités locales, 0,7 ménages
2,5 millions d’enfants, 68.000 classes, 17.000 écoles
Coût par enfant : 4.600 euros contre 16.500 en crèche
Personnel encadrant : 2 pour 26 enfants contre 1 pour 8 en crèche
Clarisse Jay La Tribune.fr - 18/11/2008
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18.11.2008
SMA : Grève du 20 novembre dans les écoles parisiennes
A Paris, le 17 novembre 2008
Pour une application du Service Minimum d’accueil déléguée aux maires d’arrondissement
Jean-François Lamour, président du groupe UMPPA au Conseil de Paris,
Philippe Goujon, président de la Fédération UMP de Paris, Député-maire du 15e arrondissement,
Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et maire du 7e,
Claude Goasguen, Député-maire du 16e, JeanTiberi, Député-maire du 5e,
Jean-François Legaret, maire du 1er, Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e,
François Lebel, maire du 8e, Brigitte Kuster, maire du 17e
et l’ensemble des élus UMPPA dénoncent un nouveau détournement politicien, par la mairie de Paris, du Service Minimum d’accueil (SMA) lors de la grève du jeudi 20 novembre 2008.
Les élus UMPPA espèrent vivement que, face à cette grève des personnels enseignants qui s’annonce massive, Bertrand Delanoë prendra cette fois toutes ses responsabilités, et refusera de s’enfoncer de nouveau dans une illégalité manifeste.
Maintenant que les fumées du Congrès de Reims sont dissipées, Bertrand Delanoë doit revenir à ses devoirs de maire et mettre correctement en oeuvre le SMA.
Le cas échéant, parce que les élus UMPPA refusent une fois de plus que les familles parisiennes payent au prix fort l’inconséquence et l’obstination du maire de Paris, ils demandent avec la plus grande fermeté à Bertrand Delanoë que l’application du SMA soit déléguée aux maires d’arrondissement, comme la loi le permet.
Contact presse :
Pasquine ALBERTINI – 06.46.36.31.92
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17.11.2008
Les Principaux points du "plan d'action" du G20
16/11/2008 | Mise à jour : 16:52 |
A Washington ce week-end, les vingt puissances économiques ont adopté une série de nouveaux garde-fous destinés à encadrer le système financier mondial. Le point sur ces mesures.
RACINES DE LA CRISE
Les dirigeants du G20 estiment que la pire crise économique et financière depuis la Grande Dépression dans les années 1930 trouve ses racines dans une sous-évaluation du risque par les investisseurs. Les bons résultats de l'économie mondiale leur ont donné un sentiment de sécurité trompeur.
La déclaration finale des Vingt ne mentionne pas ce que beaucoup considèrent comme l'épicentre de la crise: l'effondrement du système immobilier américain reposant sur le «subprime», le crédit hypothécaire à haut risque qui a permis à des foyers insolvables de s'endetter. La transformation de ces créances douteuses en titres financiers qui se sont dissous dans des marchés trop opaques a abouti à la déstabilisation du système américain puis mondial.
ACTIONS VISANT A STABILISER LES BANQUES ET RELANCER LA CROISSANCE
Les gouvernements et les banques centrales ont débloqué des milliards d'euros ces derniers mois pour tenter de stabiliser le système financier international.
Les dirigeants du G20 s'engagent à «prendre toutes les mesures supplémentaires nécessaires», c'est-à-dire à injecter autant de liquidités qu'il faudra pour desserrer le marché du crédit. Ils s'engagent à poursuivre les efforts de stimulation de la consommation. L'administration américaine s'est opposée à des engagements plus précis, étant donné le prix qu'elle a déjà payé pour redresser la situation, avec un déficit budgétaire qui pourrait bien atteindre les 1.000 milliards de dollars (793,7 milliards d'euros) pour 2008.
UNE MEILLEURE REGULATION
Les dirigeants du G20 mettront en place d'ici au 31 mars 2009 un «collège de superviseurs» comprenant tous les principaux régulateurs de la finance dans le monde. Il se réunira de façon régulière pour discuter de l'état des plus grandes banques mondiales opérant dans de nombreux pays et évaluer la sécurité financière de ces institutions.
Les Vingt s'engagent aussi à mieux réguler les produits financiers dérivés des crédits, et notamment des «credit default swaps» (CDS), des contrats d'assurance entre banques et entreprises contre le risque de défaut d'un tiers, qui ont contribué à l'effondrement du marché en devenant des instruments de pure spéculation.
FORUM SUR LA STABILITE FINANCIERE
Les dirigeants du G20 s'engagent à agir rapidement pour élargir notamment aux puissances économiques émergentes la composition du Forum sur la stabilité financière qui rassemble des représentants des gouvernements, des banques centrales et des agences de régulation de différents pays pour chercher des moyens d'améliorer la régulation financière. Ce groupe peu connu a été créé à la suite de la crise de change asiatique de 1997-98.
REFORME DU FMI
Le G20 prescrit une «réforme complète» du Fonds monétaire international (FMI, 185 pays membres) et de la Banque mondiale, afin de donner davantage de poids dans les décisions aux pays en développement. Des pays comme la Chine reprochent aux institutions jumelles de se faire trop souvent la voix des Etats-Unis et de l'Europe.
Le FMI, sorte de pompier ou de gendarme, selon les cas, des finances internationales, verra son mandat élargi pour mieux superviser les opérations économiques nationales et ainsi servir de système d'alerte précoce à la crise quand un pays dérive. Les Vingt s'engagent à veiller à ce que le FMI et la Banque mondiale disposent des ressources financières suffisantes pour aider les pays les plus pauvres à affronter la crise.
COMMERCE
Soucieux d'éviter que la crise financière actuelle ne déclenche des réflexes de protectionnisme qui ont fortement contribué à l'apparition de la Grande Dépression les années 1930, les dirigeants du G20 s'engagent à ne pas élever de nouvelles barrières douanières pendant les 12 prochains mois. Ils s'engagent en outre à tenter de trouver un accord dans l'année sur les modalités permettant de conclure le cycle de Doha sur les échanges commerciaux au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais avant même la crise actuelle, les négociations se trouvaient dans l'impasse en raison des divergences entre pays riches et pauvres.
PROCHAINE REUNION
Les dirigeants du G20 s'engagent à se réunir à nouveau d'ici au 30 avril 2009 et donnent à leurs ministres de l'Economie et des Finances une feuille de route pour préparer cette rencontre. En ce qui concerne les Etats-Unis, où Barack Obama succédera à George W. Bush à la présidence le 20 janvier 2009, des responsables de l'administration Bush ont déclaré qu'ils étaient en contact constant avec l'équipe de transition Obama.
Le G20 regroupe le G8 (Etats-Unis, Canada, Japon, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie), l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie. Siègent par ailleurs au G20 les dirigeants du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque centrale européenne. L'Espagne et les Pays-Bas étaient invités à Washington.
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Parti socialiste : le fisco du congrès

Le vote d'une déléguée socialiste, dimanche à Reims, où François Hollande a renoncé à un ultime discours de premier secrétaire. « Je ne veux pas ajouter de la commisération à l'imposture », a-t-il expliqué . Crédits photo : AFP
Après trois jours de débats âpres et passionnés, les socialistes sont repartis de leur congrès plus divisés que jamais.
Inextricable puzzle. En arrivant à Reims vendredi, les socialistes ne savent pas dans quoi ils s'engagent. Ils ont beau retourner le problème dans tous les sens, ils n'arrivent pas à trouver de solution. Les experts de l'appareil s'étonnent eux-mêmes. En vieux routier des combinaisons complexes et des congrès socialistes, Jean-Christophe Cambadélis ironise : «N'essayez pas de finir le film avant qu'il ait commencé.» Meilleur commentateur de la vie de son parti, François Hollande commente, en marge du pot d'accueil aux élus à la mairie : «On ne fait pas bien en deux jours ce qu'on aurait dû faire en plusieurs mois.»
Les données sont pourtant simples. Le congrès se résume à une question : pour ou contre Ségolène Royal ? «Le problème, c'est qu'on ne lui fait pas confiance», résume un de ses adversaires. Ils sont trois, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Benoît Hamon, et n'ont plus que deux jours pour trouver une alternative. Mais la rivalité Delanoë-Aubry bloque les discussions. Vendredi matin, le maire de Paris, face à ses éventuels alliés, a encore fait monter les enchères. Au nom de la cohérence sur le fond, il veut être le candidat du rassemblement, s'il y en a un, puisque sa motion est arrivée en deuxième position. Impensable pour les autres : «Aubry est la seule à être en dynamique face à Royal.» Alors, loin des regards, les émissaires des uns et des autres continuent leurs palabres.
De toute façon, tout est bloqué jusqu'à la réunion des délégués de chaque «motion» le vendredi soir. Les royalistes ont la meilleure salle : la plénière, chauffée, tandis que les autres se réunissent dans des tentes dressées sur le parking. Ce soir-là, Ségolène Royal pousse encore un peu son avantage. C'est la fin d'un faux suspens : elle est candidate au poste de premier secrétaire. Benoît Hamon aussi, il est résolu à tenir.
En revanche, ça hésite beaucoup chez les autres. Sous sa tente, Martine Aubry conclut son discours d'un «et maintenant que faut-il faire ?». «Que tu sois première secrétaire !», lance un élu. Applaudissements, mais pas de réponse. À l'autre bout du parking, les partisans de Bertrand Delanoë lui demandent aussi d'être candidat ou, à défaut, qu'un représentant de sa motion le soit, par exemple Pierre Moscovici ou Harlem Désir… Le «tout sauf Royal» n'est pas accepté à la base. Dans la nuit, Bertrand Delanoë et Martine Aubry se retrouvent pour discuter, encore une fois. Mais sans aboutir.
Samedi matin, l'idée d'un affrontement Royal-Aubry, voire Royal-Delanoë, est dans les esprits sans qu'un scénario se profile. Et s'il y avait quatre candidats ? Les discours de l'après-midi changent la donne. Les délégués sont décontenancés par l'intervention de Ségolène Royal, qui alterne «provocations» ou «vérités qui dérangent», selon le point de vue. Des sifflets copieux se mêlent aux acclamations. Sa proposition de consulter les militants sur le problème des alliances au centre n'est pas comprise. «Ségolène a ouvert le Frigidaire, mais elle a laissé la porte ouverte. Elle a refroidi tout le congrès», s'amuse une élue proche de Dominique Strauss-Kahn. Quelques minutes plus tard, Martine Aubry prend la parole. Son discours bien ancré à gauche et dans les luttes sociales plaît. Ses partisans se lèvent, entraînant un mouvement général. Commentaire d'un de ses proches : «Ségolène ne rassemble pas, Martine le peut.» Certes, Manuel Valls prévient : «Ne vous laissez pas troubler par des embrassades qui camouflent des désaccords sérieux.» Mais le front anti-Royal vient de marquer un point. Les discussions ont progressé dans ce camp : un texte commun est quasiment terminé.
Une ambiance «lunaire»
Le temps presse. L'heure de la réunion de la commission des résolutions approche, là où peut se nouer ou pas une majorité. Avant de s'y rendre, chaque camp réunit une dernière fois ses délégués. Bertrand Delanoë veut un accord avec Martine Aubry. «Si je peux, je serai candidat et si ce n'est pas le cas, je ferai tout mon possible pour que ce soit quelqu'un de notre motion», ajoute-t-il. Après lui, François Hollande est aussi catégorique : «Il faut une nouvelle majorité, elle ne sera pas trouvée avec la motion» de Ségolène Royal. Chez Martine Aubry, on souhaite aussi un accord, éventuellement avec Benoît Hamon.
Vers 22 heures, samedi, les 102 membres de la commission des résolutions arrivent au centre des expositions, à Reims. Installés au premier étage, ils disposent d'un fumoir et de plateaux-repas. La nuit peut être longue. François Hollande préside la séance, mais c'est à la motion arrivée en première position, celle de Ségolène Royal, de chercher un rassemblement sur sa ligne. «L'ambiance est lunaire», dit un royaliste. Leurs propositions sont rejetées en bloc. Les SMS de leurs adversaires sont impitoyables. «Les royalistes pourrissent l'ambiance.» Le constat de désaccord est rapidement établi.
Minuit passé, une suspension de séance est demandée. Les partisans de Royal n'en peuvent plus. Pendant ce temps, Aubry, Delanoë et Hamon s'enferment, pour démêler entre eux la question du candidat. Rien n'y fait. Aubry propose que Hamon soit le candidat commun. Une suggestion inacceptable, elle le sait, pour Delanoë. Un autre nom est avancé : Harlem Désir, le bras droit du maire de Paris. À ce moment, c'est Henri Emmanuelli qui fait part de son désaccord.
À 1 h 20, Ségolène Royal quitte la commission et dénonce les «méthodes d'un autre âge» qui lui font barrage. Elle «en appelle au vote des militants». Après son départ dans la bousculade, Manuel Valls s'attarde un peu pour commenter la mainmise sur le parti et les divergences profondes entre les trois autres camps : l'Europe, la politique économique…
À l'étage, on s'inquiète. «Qu'a dit Royal ?» Pour répondre aux critiques de la présidente de Poitou-Charentes, Pierre Moscovici rejoint les journalistes. Il justifie que les discussions se poursuivent : «Il est logique d'explorer d'autres solutions et il faut éviter de pousser des cris d'orfraies en dénonçant je ne sais quelle pratique d'un autre âge.»
Mais à partir du moment où aucune solution n'est possible sur le nom d'un candidat commun, la réunion tourne court. À 2 h 45, François Hollande met un terme à la commission des résolutions. Benoît Hamon ne reste pas plus longtemps. «Je suis toujours candidat à incarner le changement, affirme le quadragénaire à la sortie. Ce qui se joue ce soir, ce n'est pas la bataille entre le vieux et le jeune PS.» Il pense avoir un accord avec Martine Aubry. Celle-ci ne tarde pas ensuite. Mais la maire de Lille, le visage fermé, ne lâche pas un mot, pas plus que ses soutiens. «Le PS est bloqué. Il est de notre responsabilité de le remettre en mouvement. Nous préférons le silence, vous le comprendrez», se contente de dire l'un de ses soutiens, Arnaud Montebourg.
Le succès des combinaisons
À l'étage, il ne reste que le camp de Bertrand Delanoë et François Hollande. Le numéro un du PS finit par descendre pour une déclaration «en tant que premier secrétaire». «J'ai pris acte qu'il n'y avait pas de majorité au PS», reconnaît-il.
Après avoir défendu les règles de fonctionnement de son parti, il se veut optimiste : «Le PS aura une majorité après l'élection de son premier secrétaire.» Pendant ce temps, Bertrand Delanoë, défait, s'éclipse par une porte dérobée. À plus de 3 heures du matin, le PS n'a que deux candidats déclarés au poste de premier secrétaire. Mais il reste encore quelques heures. Le dépôt des candidatures est fixé au dimanche matin.
Martine Aubry doit maintenant décider. Pressée par ses partisans, rassurée par l'accueil des militants, elle franchit le pas de la candidature. D'un SMS, elle prévient Benoît Hamon. Claude Bartolone annonce la nouvelle en assemblée de motion. «Je suis autorisé à vous annoncer que Martine pose sa candidature.» Les applaudissements fusent.
Sous la tente de Bertrand Delanoë, en revanche, l'ambiance est lourde. Les traits tirés, le maire de Paris prend acte de son échec. «Je ne serai pas candidat», leur explique-t-il en leur laissant désormais «la liberté de vote». Mais les mots les plus amers, en forme d'adieu, viennent de François Hollande. Il ne parlera pas à la tribune pour un ultime discours de premier secrétaire : «Je ne veux pas ajouter de la commisération à l'imposture», dénonce-t-il. Le congrès de Reims est un échec pour lui et consacre le succès des combinaisons. Il pense surtout au tandem Aubry-Fabius. «J'ai honte pour le PS. Je ne suis pas fier. Et je sais de quoi je parle, j'en ai souffert, de ceux qui manipulent.»
Par Nicolas Barotte et François-Xavier Bourmaud, envoyés spéciaux Le Figaro à Reims
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15.11.2008
Anne HIDALGO désavouée dans sa propre circonscription
Les électeurs du 15ème sud n'aiment pas Anne HIDALGO, les militants socialistes font pire, ils la désavouent...
Anne HIDALGO soutenait sans réserve Bertrand DELANOE pour le congrès de Reims et pourtant sur le 15ème arrondissement, le Maire de la capitale fait chez les militants socialistes un résultat plus que moyen. Il est même distancé par Ségolene ROYAL dans le sud de l'arrondissement, là ou se présente Madame HIDALGO lors des élections législatives (et où elle perd).
En effet, la motion ROYAL est en tête dans le 15ème sud et les militants socialistes n'ont pas suivi leur baronne locale... Ce résultat qui semble surprenant dans la section de la première adjointe au Maire de Paris est il un signal? Un signal des militants socialistes la poussant à s'en aller à Toulouse, ville où elle à longtemps hésité à partir car plus facilement gagnable pour la gauche que le 15ème ? Après 5 défaites successives dans l'arrondissement, les militants socialistes souhaitent ils lui faire passer un message?
16:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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La défaite de Delanoë
Les militants PS ont voté pour les motions en vue du congrès de Reims et ont mis KO le Maire de la capitale.
Ségolene ROYAL arrive nettement en tête (presque 30%) même si elle n'est pas capable d'obtenir seule une majorité. DELANOE est au coude à coude derrière avec Martine AUBRY autour de 25%. Benoit HAMON et c'est une surprise serait autour de 19%.
Bertrand DELANOE qui était certain de sa victoire n'était plus habitué aux échecs électoraux depuis quelques années. Pire, il est bousculé sur Paris, son propre fief où il arrive péniblement en tête. Il est même devancé dans des fiefs socialistes comme le 20ème.
Les adhérents socialistes parisiens lui en ont peut être voulu d'avoir fait une campagne municipale avec un leitmotiv : un Maire à plein temps. Maire à plein temps que Bertand DELANOE n'est plus depuis longtemps, Paris étant trop petit pour ses ambitions…
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13.11.2008
Nomination d'un préfet noir, Pierre N'Gahane
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Nomination d'un préfet noir, Pierre N'Gahane
PARIS, 12 nov 2008 (AFP) - Pierre N'Gahane, d'origine camerounaise, a été nommé préfet de Alpes-de-Haute-Provence mercredi en conseil des ministres, a indiqué la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, interrogée par la presse à l'Elysée.
Comme on lui demandait si cette nomination était suscitée par l'effet Obama, la ministre a répondu: "c'est simplement la reconnaissance des qualités d'un homme qui exerçait déjà les fonctions de préfet".
M. N'Gahane est en effet préfet à l'égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône.
"Je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait entendu un quelconque effet en quoi que ce soit et de quiconque pour pouvoir faire ces actions volontaristes pour que l'élite, pour que la France d'en haut ressemble à la France d'en bas", a pour sa part déclaré Rachida Dati, interrogée sur cette nomination.
"C'est une politique volontariste d'intégrer une population qui au départ de la vie a plus de difficultés, c'est d'aider beaucoup plus ceux qui ont beaucoup moins au départ. Regardez son gouvernement, je crois qu'on semble l'oublier. Peut-être qu'Obama s'est inspiré du gouvernement français", a encore assuré la garde des Sceaux.
pa-cgd/ms/db
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Elections internes UMP
Cher(e)s ami(e)s,
J’ai décidé de me présenter au poste de délégué de la Fédération au Conseil National de l’UMP et au poste de membre du Comité de la 13eme Circonscription de Paris, dans l'équipe de Grégory Canal, pour porter un message d’Union et de Rassemblement. Après les élections présidentielles, législatives et municipales de ces derniers mois, où se sont exprimées les diverses sensibilités de notre mouvement, il faut maintenant rassembler toutes les volontés et les compétences pour affirmer nos valeurs.
Ma candidature c'est d'abord et avant tout celle d'un militant. Un militant engagé depuis plus douze ans dans notre circonscription, à votre écoute, sur le terrain, pour rendre nos idées concrètes et les valoriser.
Ma candidature, c'est aussi celle d'une nouvelle génération. Membre de la société civile, j’ai toujours travaillé auprès de nos élus pour exprimer votre conception de la société en rassemblant nos forces, nos sensibilités, nos compétences.
Dans notre société malmenée par des difficultés économiques, je vous propose de vous représenter pour définir notre projet de vie future dans le respect de nos différences.
Eric NORMAND
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09.11.2008
Delanoë : la justice sanctionne
La justice donne raison aux maires d'arrondissement UMP pour une ponction de 2005
PARIS, 4 nov 2008 (AFP) - Le tribunal administratif de Paris a donné raison aux maires d'arrondissements de droite, en annulant une délibération du Conseil de Paris du 12 juillet 2005 qui avait permis à la mairie centrale d'effectuer un prélèvement sur les reliquats des "états spéciaux d'arrondissement".
Selon cette décision en date du 9 octobre, mais rendue publique mardi par les maires UMP, "le Conseil de Paris ne pouvait prendre une délibération adoptant les budgets supplémentaires des états spéciaux des 20 arrondissements après avoir recueilli un avis issu d'une commission irrégulièrement composée, sans entacher d'irrégularité sa décision".
L'ancien adjoint au maire de Paris chargé des finances Christian Sautter (PS), qui avait présidé la commission alors que l'arrêté l'autorisant à le faire n'était pas encore paru au bulletin municipal officiel, avait fait basculer un vote concernant la ponction de la mairie centrale sur les budgets des arrondissements.
Grâce à la présence de M. Sautter, qui avait remplacé Bertrand Delanoë, le vote de la commission avait été acquis par 10 voix contre 9.
Dans un communiqué, les huit maires d'arrondissement UMP ont estimé que "l'attitude du maire de Paris dans cette affaire démontre une fois de plus son état d'esprit centralisateur et son refus de prendre en compte les attentes légitimes des arrondissements".
Selon eux, "en conséquence logique de ce jugement, le maire de Paris doit, sans délai, restituer aux 20 arrondissements les sommes illégalement prélevées".
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