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27/09/2008

La poursuite des réformes

Sondage : une majorité 
pour la poursuite des réformes

Bruno Jeudy
Dans son allocution jeudi à Toulon, Nicolas Sarkozy a fait le choix de réhabiliter l'action de l'État face à la tempête financière.
Dans son allocution jeudi à Toulon, Nicolas Sarkozy a fait le choix de réhabiliter l'action de l'État face à la tempête financière. Crédits photo : AP

Les déclarations du président sur le rôle de l'État sont massivement approuvées.

» DOCUMENT - L'intégralité du sondage (pdf)

«C'est formidable comme la presse est de gauche, ils ont tous salué mon discours de gauche.» Savourant son succès, Nicolas Sarkozy a fait cette confidence vendredi à l'un des membres de son gouvernement à l'issue du Conseil des ministres. Quelques minutes plus tôt, le président venait pourtant d'évoquer un «budget de crise». Preuve que l'ambiance n'était pas, vendredi, pas plus que jeudi soir à Toulon, à faire de l'humour. Au lendemain de son «discours de vérité», le président a le sentiment d'avoir atteint son objectif. «Il s'est à la fois posé en protecteur, a rassuré les Français sur le rythme des réformes et annoncé la refonte du capitalisme», décrypte un conseiller de l'Élysée.

Dans l'avion qui l'a ramené de Toulon, Nicolas Sarkozy a pourtant cherché à se rassurer avec les ministres et les parlementaires qui l'accompagnaient. «C'est bien de dire la vérité. Maintenant, il ne faut pas céder à la panique», a lancé l'un d'entre eux. «On n'avait plus le choix. Les mauvais chiffres vont tomber», a renchéri un poids lourd du gouvernement. Allusion aux 40 000 chômeurs supplémentaires enregistrés en août. L'un des plus mauvais indices de la décennie. Nicolas Sarkozy les a écoutés la mine grave.

 

La gauche « marginalisée »

 

Changement d'ambiance vendredi matin au palais présidentiel. Outre la presse plutôt bonne, les conseillers se sont surtout réjouis de voir la gauche «complètement marginalisée, quasiment inaudible» et la droite satisfaite. Une fois n'est pas coutume, relève-t-on à l'Élysée, «toute la droite a applaudi, même sa frange la plus libérale». Quant à la critique sur sa conversion au colbertisme, elle semble être passée comme une lettre à la poste. Certains rappellent toutefois à l'ancien balladurien cette prophétie d'Édouard Balladur, contenue dans la préface d'un livre écrit en 1991 (Avant qu'il ne soit trop tard) : «Si le monde devait connaître une crise monétaire (…) alors renaîtraient immanquablement les tentations étatiques qui font l'essentiel du socialisme.»

Dix-huit ans plus tard, Nicolas Sarkozy a fait le choix de réhabiliter l'État face à la tempête financière qui ébranle les banques américaines et menace l'économie européenne. Un besoin d'État massivement approuvé par les Français selon l'enquête OpinionWay pour Le Figaro et LCI. 90 % des personnes sont favorables au renforcement de la réglementation bancaire et 88 % à l'encadrement du mode de rémunération des patrons. Dans le détail, l'approbation est plus forte à gauche qu'à droite ! Seul le non-remplacement de 30 000 fonctionnaires divise les Français. 53 % des sondés se déclarent opposés.

Nicolas Sarkozy et François Fillon trouveront également matière à encouragement dans leur choix d'accélérer le rythme des réformes. Dans le contexte économique difficile, 35 % des Français sont d'accord pour amplifier le rythme des réformes et 27 % pour les conduire à la même vitesse. Seuls, 35 % veulent une pause. Depuis jeudi soir, on sait que pendant la crise, les réformes se poursuivront.

15:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, réformes | Digg! Digg |  Facebook

Fillion et l'unité Nationale

Crise : Fillon en appelle
à «l'unité nationale»

Samuel Laurent (lefigaro.fr)

Le premier ministre évoque des «temps difficiles» à venir, qui demandent «du sang froid» et «du courage».

La crise du système bancaire américain est «une crise majeure, qui pousse tout le système économique mondial au bord du précipice. Une crise comme il s'en produit seulement une ou deux par siècle». Ces propos ne proviennent pas d'un analyste financier pessimiste, mais bien du premier ministre français.

Au lendemain du réquisitoire prononcé par Nicolas Sarkozy contre les dérives du capitalisme, François Fillon a lancé vendredi à Enghien-les-Bains, où se tenait une réunion publique de l'UMP, un appel à la solidarité de la nation face à la crise. «Depuis quelques jours, la tempête financière américaine s'amplifie», a reconnu le premier ministre.

«Nous sommes dans une passe difficile, qui réclame du sang froid, de la ténacité et du courage». Pour François Fillon, «les temps sont difficiles» ? Et «l'unité nationale s'impose».

 

«Il va falloir se battre»

 

Cet appel à l'unité de la nation vient répondre aux critiques qui se sont multipliées à gauche, au lendemain du discours du chef de l'Etat, qui reconnaissait que «la crise actuelle aura des conséquences (...) sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat», et alors que la France vient d'adopter pour 2009 un budget aux accents de rigueur, même si le gouvernement se refuse à employer ce terme.

Le premier ministre a d'ailleurs lui aussi évité le mot, préférant parler de budget «strict». «Nous tenons la dépense publique, nous divisons par deux le rythme de son augmentation annuelle. L'augmentation de la dépense de l'Etat sera égale à zéro en volume», promet François Fillon, qui assure par ailleurs que «les impôts ne doivent pas augmenter».

Quelle politique économique adopter ? «L'heure n'est pas à une politique de relance improvisée qui augmenterait les déficits sans avoir d'effets à long terme, pas plus qu'elle n'est à une politique d'austérité», explique François Fillon, pour qui «plus que jamais, il va falloir se battre».