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15/06/2008

Le mobilier du Royal Monceau aux enchères


Avant sa réouverture en 2009, sous le design de Starck, le contenu de ce légendaire palace parisien décoré par Jacques Garcia, est à vendre dès jeudi prochain. Soit 2 360 lots pour près d'un million d'euros.

Ernest Hemingway, Maurice Chevalier, Walt Dysney, Ray Charles, Mistinguett, Omar Sharif, le général Eisenhower, la comtesse de Paris… Et, plus récemment, Madonna, Tokyo Hotel, Sharon Stone, Michael Jackson, Britney Spears, les Spice Girls. Sans oublier Michel Polnareff qui, durant son séjour de 1989 à 1992, composa Goodbye Marylou, dédiée à Marie-Louise, une des standardistes de l'hôtel. La liste est longue des acteurs de légende, des hommes politiques, des vedettes du show-biz qui ont défilé dans le hall majestueux de l'hôtel Royal Monceau, avenue Hoche, à Paris.

Dans les années 1920, le Royal Monceau fondé par Pierre Bremont et André Jugnot, deux grandes figures de l'hôtellerie du luxe qui possédaient à leur époque 30 % du parc des palaces français, est un haut lieu de l'extravagance, de la joie et du glamour. À son ouverture, en 1928, cet hôtel de 265 chambres entre deux jardins affiche un luxe extrême par le raffinement de sa cuisine, son bar où l'on rencontre le Tout-Paris, son billard, son salon de coiffure de 40 sièges.

La crise de 1929 ne réussit pas à porter ombrage à cet établissement qui jouit d'une aura incroyable auprès des Américains et des maharadjahs. Après la Seconde Guerre mondiale où l'hôtel est réquisitionné par les officiers de l'armée allemande, le Royal Monceau devient le théâtre des grandes décisions politiques de ce monde : les délégations françaises et allemandes y établissent les accords d'armistice, Hô Chi Minh y séjourne sept semaines, en 1947, à l'occasion de la conférence de Fontainebleau, David Ben Gourion et Golda Meir y signent, un an plus tard, l'acte de création de l'État d'Israël en Palestine.

Style années 1930 revisité

Autre temps, autre décor. L'ère de Jacques Garcia qui influa un goût jugé «cocotte» par ses ennemis avec sa tente napoléonienne pour le restaurant français ou ses micromiroirs et ses porte-torchères reconvertis en halogènes venant de palais des maharadjahs pour le Royal's bar, est révolue. Place au design avec Philippe Starck depuis le rachat de l'hôtel, en 2007, par l'homme d'affaires français Alexandre Allard au Dr Osmane Aïdi qui avait fondé le groupe Royal Monceau. Mais le style sera toutefois celui des années 1930 revisité par un œil contemporain. Et le jardin de l'époque ancienne devrait retrouver sa taille d'origine.

«Pour donner naissance à un concept hôtelier de luxe et service extrême encore inédit à Paris», la direction du Royal Monceau qui veut garder le secret jusqu'à l'ouverture, met tout son contenu à l'encan pour une estimation de 800 000 à 1 M€. Celle-ci pourrait être largement dépassée, tant les hôtels de légende, symboles des beautiful people font rêver. En deux ventes de prestige et deux ventes à thème, 2 360 lots doivent trouver preneur. De la suite royale aux cinq suites présidentielles en passant par le hall et les restaurants (Jardin et Il Carpaccio), tout est à vendre à partir de 100 € : tables, commodes, chaises, poufs, piédestaux, sculptures, tapisseries, lustres, tissus d'ameublement signés Rubelli, Nobilis et Pierre Frey, linges de bain avec le logo RM.

Et même des objets plus gadgets comme un minibar de chambre en ivoire chiffré RM (80-120 €) ou le comptoir en forme de kiosque à tissu rayé dont le démontage est à la charge de l'acheteur (800 à 1 000 €).

Le Figaro

06/06/2008

La réforme des lycées

« Pour que chacun réussisse : une solution adaptée à chacun »
Le 2 juin dernier, à l’occasion du bicentenaire du décret de 1808 fondateur du système éducatif public français, le Président de la République a rappelé sa volonté de changer en profondeur le système d’apprentissage des élèves, notamment au lycée.

Le 2 juin dernier, à l’occasion du bicentenaire du décret de 1808 fondateur du système éducatif public français, le Président de la République a rappelé sa volonté de changer en profondeur le système d’apprentissage des élèves sur tout le territoire et a ainsi dévoilé ses ambitions pour le lycée et le baccalauréat.

Ainsi, en s’inscrivant dans une réforme globale de l’ensemble du système éducatif français, allant de la maternelle au doctorat, Nicolas Sarkozy souhaite que le lycée soit réformé en classe de seconde dès la rentrée 2009 pour que la réforme du baccalauréat soit effective en 2012.

Une réforme du lycée

La première étape de cette grande réforme du lycée commencera donc dès l’année 2009 en classe de seconde.
Il s’agit en effet de décloisonner les filières, trop rigides à l’heure actuelle et d’offrir à chaque élève une diversité d’enseignements. Le Président de la République souhaite ainsi que l’ensemble des acteurs de la communauté éducative « imaginent un lycée beaucoup plus souple qui dépassera les impasses du cloisonnement trop rigide en filière ». Chacun pourra, « selon ses goûts, ses compétences et sans référence à une norme préétablie, construire un parcours cohérent le préparant mieux à l’enseignement supérieur ». Dans le même esprit, l’organisation des cours en eux-mêmes, et l’équilibre entre cours magistraux et cours pratiques, seront également repensés.

Aujourd’hui, la section scientifique, par exemple, considérée comme reine, joue un rôle uniquement sélectif et ne forme plus assez de scientifiques. Il doit donc être donné à chaque élève la possibilité de « construire son parcours d’excellence, adapté à ce qu’il est et à ce qu’il souhaite dans un cadre national ». Cette « différenciation des parcours » voulue par Nicolas Sarkozy, vise en « une manière nouvelle, plus originale, plus individuelle, plus progressive, de se spécialiser ».

Toutes ces transformations que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux ne se feront pas sans l’adhésion et l’évolution de la manière de penser de l’équipe enseignante.***

Un nouveau recrutement pour les enseignants

Les nouveaux professeurs seront formés de manière différente d’aujourd’hui. La durée de leurs études sera allongée, et les universités tiendront un rôle plus important dans leur formation.

Le concours de Professeur des écoles, le Capes, et l’Agrégation seront intégrés au cursus universitaire et seront ouverts à tout titulaire, ou tout futur titulaire, d’un Master 2 (5 ans). Aujourd’hui, tout titulaire d’un bac+ 3 peut prétendre à entrer à l’Institut de formation des maîtres (IUFM) et passer le Capes ou le Concours de professeur des écoles au bout d’un an. Il lui reste encore un an de formation agrémentée de stages.

Dorénavant, les universités formeront les futurs enseignants et délivreront l’autorisation de passer le concours à partir du Master 2. La deuxième année de formation disparaitra.
Les nouveaux concours seront mis en place dès 2010.

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Un nouveau pacte de confiance pour les enseignants

En contrepartie de cet allongement de la durée de formation, les économies d’échelle produites par les suppressions d'emplois dans l'Education nationale serviront à rétribuer davantage les enseignants, notamment en début de carrière.

Autres éléments de ce nouveau pacte de confiance, l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires dont la rémunération a été revalorisée, pour améliorer le pouvoir d’achat des enseignants, ainsi que lancement d’une réflexion sur le système des affectations, dont "l'enjeu est décisif aussi bien pour la réussite des élèves que pour l'épanouissement des professeurs" (Nicolas Sarkozy, le 2 juin 2008).

A côté de la formation en elle-même, le véritable changement doit s’opérer dans les mentalités. Le Président de la République souhaite « que l’Education nationale entre dans la culture de l’évaluation et du résultat ». Nicolas Sarkozy s’est adressé aux enseignants en ces termes : « C’est à vous, sur le terrain, d’encourager les bonnes pratiques et de récompenser les efforts, de repérer les difficultés, de traquer les dysfonctionnements et de sanctionner les insuffisances. L’évaluation n’est pas là pour stigmatiser tel ou tel, mais plutôt un instrument très concert de pilotage ».

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Ces mesures s’inscrivent dans un ensemble plus large de refonte du système éducatif français. Rappelons la création de nouveaux programmes plus simples, plus clairs et recentrés sur les savoirs fondamentaux, la mise en place de l’accompagnement éducatif après les cours, la réorganisation des temps scolaires…

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En savoir plus :
Lire le discours du Président de la République