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30/01/2008

Société Générale en grêve

Les traders de la Société Générale se sont mis en grêve pour protester contre le gel de leur bonus en 2007, suite à la perte de 4,82 milliards annoncée cette semaine :

 

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 Bien sûr, c'est un clin d'oeil... Cliquer sur l'image pour l'agrandir!

24/01/2008

Gérard d'Aboville

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Fraude à la Société Générale

PARIS (Reuters) - La Société générale a provoqué la stupeur en révélant avoir été victime d'une fraude d'un de ses traders portant sur 4,9 milliards d'euros, qui impactera sévèrement des comptes 2007 déjà mis à mal par de nouvelles dépréciations liées à la crise du crédit.


 
  La banque, numéro 2 en France par la capitalisation boursière, dont l'action était malmenée par plusieurs rumeurs depuis deux semaines, a dévoilé dans le même temps un projet d'augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros pour consolider ses fonds propres.

Après avoir été différé d'ouverture jusqu'à midi, le titre lâche 3,5% à 76,29 euros à la Bourse de Paris vers 13h15 alors que le CAC rebondit de 4,8%. L'action accuse une baisse de 24% depuis le début de l'année et a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis son plus haut touché le 20 avril 2007 à 162,79 euros.

La SocGen ne prévoit plus qu'un bénéfice net compris entre 600 et 800 millions en 2007, un montant qui inclut l'impact de la fraude mais aussi de nouvelles dépréciations d'actifs de 2,05 milliards d'euros liées à son exposition, via des CDO (crédits structurés), au secteur immobilier et aux rehausseurs de crédits américains.

Si ces dernières dépréciations étaient attendues, le choc est venu de la fraude record annoncée par la banque, qui inquiète d'autant plus qu'elle est intervenue dans des activités, les dérivés actions, dont la Société générale est le numéro un mondial incontesté et qui nécessite une architecture sophistiquée de contrôle des risques.

"Cela ressemble au scénario du trader de Calyon l'an passé", écrivent les analystes de HSBC dans une note, évoquant la perte de trading de 350 millions d'euros annoncée au troisième trimestre par la filiale de Crédit agricole, ajoutant : "Le sentiment du marché sur le contrôle des risques dans les banques françaises est une nouvelle fois touché et cela ne fera que renforcer les craintes des investisseurs pour le secteur bancaire".

STUPEUR DANS LES SALLES DE MARCHE

L'identité du trader n'a pas été révélée et le PDG de la SocGen, Daniel Bouton, a dit ignorer où il se trouvait, ajoutant que des poursuites judiciaires seraient engagées.

Il s'agit, selon la Société générale, d'un trader en charge d'activités de couverture sur des contrats à terme (futures) sur indices boursiers européens "qui a pris des positions directionnelles courant 2007 et début 2008 allant bien au delà des limites faibles qui lui avaient été attribuées".

"Sa connaissance approfondie des procédures de contrôle, acquise lors de ses précédentes fonctions au sein du middle-office du groupe, lui a permis de dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives", a-t-elle ajouté.

"L'employé, qui a reconnu les faits, a été relevé de ses fonctions et une procédure de licenciement a été engagée. En outre, les responsables de sa supervision quitteront le groupe", a-t-elle encore dit.

Dans les salles de marché, nombre de traders se disent éberlués par l'ampleur de la fraude, certains se montrant sceptiques sur la possibilité qu'un trader isolé puisse avoir pris des positions aussi importantes.

"Une perte pareille, ça peut représenter plusieurs dizaines de milliards d'euros de positions", commente un responsable dérivés actions d'une banque américaine.

Le PDG de la SocGen, tout comme le responsable de la banque de financement et d'investissement, Jean-Pierre Mustie, ont proposé leur démission au conseil d'administration, qui les a refusées. Daniel Bouton a ensuite annoncé, lors d'une conférence de presse, qu'il renonçait à tout salaire jusqu'en juin 2008, tout comme son numéro deux, Philippe Citerne.

BNP PARIBAS REAGIT

Le numéro un de la banque en France, BNP Paribas, a immédiatement réagi pour rassurer, indiquant que le processus d'arrêté de ses comptes 2007 se déroulait de manière satisfaisante et n'avait révélé "aucune perte ni aucun élément dont l'importance justifierait un avertissement particulier au marché". La grande concurrente de la Société générale a décidé d'avancer à la semaine prochaine la publication de ses comptes, prévue à l'origine le 20 février.

La Banque de France a estimé que la situation financière de la banque n'appelait aucun commentaire particulier de sa part, tandis que le Premier ministre François Fillon a dit suivre la situation "avec une grande attention".

Le gouverneur de la BdF, Christian Noyer, avait indiqué la semaine passée que les banques françaises étaient encore dans une phase de dépréciation de leurs actifs liées à la crise des marchés du crédit mais qu'il n'anticipait pas de "chocs importants.

Il avait ajouté qu'il était "raisonnablement confiant" qu'elles traverseraient les turbulences "sans trouble majeur".

Intervenant au cours d'une conférence téléphonique avec des analystes, Daniel Bouton a déclaré qu'il n'entendait pas modifier la stratégie de la banque.

A l'exception des activités de banque de financement et d'investissement, qui seront en perte d'environ 2,3 milliards d'euros sur 2007, les autres pôles devraient dégager une bonne performance.

La croissance sous-jacente des revenus des réseaux France est attendue autour de 4,7%, soit plus que prévu en début d'année, la contribution des réseaux étrangers devrait progresser de 40%, celle de la banque privée de 35% et celle des services financiers de 14%. Seule la gestion d'actifs, impactée par des sorties des fonds monétaires après la crise de l'été, devrait afficher un bénéfice net en retrait.

La banque a indiqué qu'elle bénéficiait, pour son augmentation de capital, d'engagements de souscription d'un syndicat bancaire dirigé par JP Morgan et Morgan Stanley. L'assureur Groupama, qui détient 3,5% du capital, a fait savoir qu'il soutenait l'opération et se réservait le droit d'augmenter sa participation.

La banque n'a pas renoncé à verser un dividende au titre de 2007, qui représentera l'équivalent de 45% d'un bénéfice net cependant fortement diminué.

L'augmentation de capital permettra de porter le ratio Tier 1 (en normes de solvabilité Bâle 1) à 8%, même après prise en compte de la prise de contrôle récente de la banque russe Rosbank.

Fitch Ratings a abaissé de "AA" à "AA-" la note à long terme de la banque, estimant que, si la fraude est intervenue dans des circonstances bien spécifiques, son ampleur "soulève des questions sur l'efficacité des systèmes de la banque et créer un risque de réputation pour le groupe".

Pour sa part, S&P a placé la note à long terme sous surveillance avec implication négative.

22/01/2008

Tests ADN par Réné Galy-Dejean

A propos de la loi instituant les tests ADN :

René Galy-Dejean, Maire du 15ème, qui a longtemps représenté le 15ème arrondissement à l'Assemblée nationale, tient à faire connaître qu'il n'aurait pas voté la loi instituant les tests ADN.
A ses yeux, ce texte n'est pas conforme aux valeurs républicaines et philosophiques de notre pays.
Il considère que c'est à juste titre que les autorités religieuses françaises ont émis un avis des plus réservé sur ce projet, lequel peut insensiblement conduire à des dérives inacceptables.