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25/05/2007

Immobilier : la déduction Sarkozy en 5 points

La déduction Sarkozy en 5 points

Pour encourager l'accès à la propriété, le gouvernement va permettre aux ménages de déduire de l'impôt sur le revenu les intérêts de leur emprunt.

 

On en sait un peu plus sur l’une des mesures phares proposées par Nicolas Sarkozy durant la campagne en matière de logement. Eric Woerth, le tout nouveau ministre des Comptes publics, a en effet confirmé jeudi, dans un entretien aux Echos, que le gouvernement va encourager l’accès à la propriété, en permettant de déduire de l’impôt sur le revenu les intérêts de l’emprunt contracté. La mesure, très technique, reste toutefois relativement floue. En cinq questions, LEXPRESS.fr fait le point.

Qui est concerné ?
Eric Woerth parle d’ "inciter les Français à devenir propriétaires". L’emploi de ce verbe laisse penser que seules les personnes qui achètent leur premier logement seront concernés. "C’est une grande restriction, car cela élimine la moitié des transactions", observe Jean-Michel Guérin, PDG du groupe Particulier à particulier qui évalue, du coup, à 325 000 le nombre d’acquéreurs qui bénéficieront de cette mesure.

A noter, les ménages qui ne paient pas d’impôt sur le revenu pourront aussi être éligibles au dispositif, puisqu’ils auront droit à un crédit d’impôt équivalent au montant qu’ils auraient déduit – c’est à dire un chèque du Trésor public.

A partir de quand s’appliquera le dispositif ?
Il n’y aura pas de rétroactivité, comme il avait été un temps envisagé: seules les ventes effectivement signées après le 6 mai 2007, jour de l’élection de Nicolas Sarkozy, seront concernées. Ceci pour "éviter les effets d’aubaine", précisait-on jeudi à Bercy.

La mesure sera-t-elle valable pendant toute la durée de l’emprunt ?
Non. Elle sera limitée dans le temps. La durée de cet avantage fiscal n’a pas encore été définitivement fixée, mais elle serait comprise entre 5 et 10 ans, assurait-on jeudi dans l’entourage du ministre. Il s’agit en effet "des années où l’on rembourse plus d’intérêt et moins de capital".

Combien pourra-t-on économiser ?
Le gouvernement a finalement décidé de plafonner le montant que l’on pourra déduire de ses impôts. Il a fixé ce plafond à 20%, sans plus de précisions. Dans une note publiée jeudi, le courtier Empruntis envisage donc deux scénarios. Le premier postule que ce sont 20% des intérêts qui seront déductibles de la base de revenus imposables. Le second, plus ambitieux, fait l'hypothèse que ce sont les intérêts qui seront déduits de la base imposable avant abattement, sans excéder 20% de cette base imposable. Dans le premier cas, en prenant l’exemple d’un couple qui gagne 4000 euros nets par mois, et emprunte 200 000 euros sur 20 ans à 4,1%, le courtier arrive à une économie annuelle de 191 euros. Dans le second, il gagne 954 euros.

L’accès à la propriété sera-t-il vraiment encouragé ?
"C’est tout de même un peu décevant, remarque Jean-Michel Guérin. Au point où on en est au niveau des prix et au niveau des taux d’intérêt, cette mesure ne va pas aider à resolvabiliser les acquéreurs". Reprenant l’exemple du couple cité plus haut, le PDG de PAP remarque que la somme économisée correspond, dans l’hypothèse la plus favorable, à 90 euros par mois environ. De quoi emprunter 12 500 euros de plus, sur 20 ans. "Aujourd’hui, sur un dossier limite, ce n’est pas un montant qui permet de faire la différence", observe Jean-Michel Guérin. La bonne nouvelle, dans la mauvaise, c’est que, du coup, la demande ne connaîtra pas de coup de fouet, et donc que les prix ne devraient pas véritablement augmenter. "Le marché mettra peut-être un peu plus de temps à se stabiliser, mais ça ne va pas changer fondamentalement les choses", conclut Guérin.

 

Lamour et Galy-Dejean dans le XVe

Chers Amis, 

Vous êtes nombreux à vous interroger sur les raisons qui ont conduit l'UMP à investir Jean François Lamour dans la 13eme circonscription de Paris (XVe sud), créant ainsi une division à droite, le maire - René Galy-Dejean - ayant annoncé dès l'automne 2006 qu'il se représenterait. Vous souhaitez peut-être que la discipline du parti soit respectée et que le maire "abdique" et renonce à ses mandats. 

Ingénieur de formation, cadre supérieur d’une grande entreprise internationale, je suis le premier à définir et à animer une organisation à laquelle je demande à mes collaborateurs de participer et de respecter. Je suis un homme de convictions, de principes et de valeurs et j’y suis très attachés. 

C’est pour cela que je vous comprends. 

C’est aussi pour cela que je tiens aujourd’hui à vous faire part des raisons personnelles qui me conduisent à soutenir Monsieur Galy-Dejean. 

Comme l’a dit à plusieurs reprises notre président Nicolas Sarkozy, propos qu’il a répétés à nouveau le 24 avril dernier à Rouen, « le but de la politique, c’est le bonheur du peuple, pas celui des appareils, c’est de servir son pays, pas de servir son parti. Moi je crois plus aux convictions qu’aux étiquettes… les Français qui se débattent dans les difficultés, qui souffrent de la dureté de la vie, sont en droit d’exiger d’autres comportements de leurs dirigeants politiques ». 

J’adhère profondément à ces propos. 

L’histoire récente de notre XVe arrondissement s’est construite de la manière suivante. 

Monsieur Galy-Dejean a passé une grande partie de sa vie à s’engager pour notre arrondissement. Il a souhaité en 2001 se présenter devant les électeurs, contre un ancien premier ministre de sa famille politique investi dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui. Les électeurs ont choisi. Mais la fusion des listes au second tour a placé Monsieur le sénateur Philippe Goujon dans sa liste comme premier adjoint. Ce qui est donc le cas. Mais Monsieur Goujon, déçu, ne l’a jamais caché, il souhait devenir maire du XVe, porté par une légitimité incontestable : celle des électeurs. Il faut rappeler effectivement que Monsieur Goujon n’a jamais été élu par le peuple.

Pendant ses six dernières années il s’est comporté comme « l’ennemi de l’intérieur » usant même de son important pouvoir de président de la puissante fédération UMP de Paris, mettant même le Maire en minorité lors de séances du conseil municipal ! L’objectif avoué : conquérir la Mairie, si possible en évitant les électeurs. 

Le processus décidé se met alors en route. En octobre 2006, le président de la fédération de Paris, Sénateur et 1er adjoint propose la chose suivant à René Galy-Dejean : « si tu veux être investi par l’UMP pour les prochaines législatives, tu démissionnes aujourd’hui de ta fonction de Maire du XVe et je prends ta place ». Il en a le pouvoir puisque en tant que président de la fédération il propose les candidats à la commission des investitures dont il est membre ! 

Le « marché » n’est pas sérieux. 

Comment René Galy-Dejean pourrait, lui qui s’est depuis longtemps investi pour les habitants du XVe qui lui font confiance (en 2002, il a été élu au premier tour des législatives par 54% des voix), annoncer aux habitants « je vous quitte aujourd’hui, 18 mois avant la fin de mon mandat pour permettre à mon premier adjoint de prendre ma place de Maire et pour recevoir en échange une investiture » ? Il refuse donc.

La conséquence est immédiate : l’UMP investi un ministre de la république dans cette circonscription « facile » pour l’UMP. L’UMP aurait pu choisir la 12eme circonscription (XVe nord) puisque Monsieur Balladur ne se représentait pas, ou dans les XIIe, XIIIe ou XIVe arrondissements nécessaires pour reconquérir la Mairie de Paris. Mais non. Il s’agit bien d’une sanction. 

Pour autant, Monsieur Galy-Dejean, en homme responsable,  a mené fermement et sans ambiguïté  la campagne présidentielle pour Nicolas Sarkozy, comme toute l’équipe UMP du XVe arrondissement. Et l’UMP, conscient de l’importance du poids de son engagement sans rancœurs, a attendu la victoire pour l’exclure de l’UMP ! Cela faisait pourtant 6 mois que René Galy-Dejean avait refusé le « marché ». 

Voilà, chers Amis, ce que je n’accepte pas, la machination politicienne sur le dos des électeurs aux profils d’individus, fussent-ils talentueux, mais au détriment de la démocratie. Le respect, l’engagement, la responsabilité, la discipline sont des valeurs essentielles à mes yeux et je souhaite, comme Nicolas Sarkozy, faire le bonheur du peuple, pas celui des partis. Les partis sont pourtant essentiels à la démocratie, je suis membre du RPR-UMP depuis très longtemps, mais ils sont au service du peuple qui leur confie un mandat. Un changement, un renouvellement, certes souhaitables, se préparent, s’organisent. On ne se parachute pas arbitrairement et autoritairement 6 mois avant un scrutin. 

C’est pour cela que je souhaite soutenir le combat de Monsieur Galy-Dejean pour donner une majorité présidentielle à Nicolas Sarkozy et se battre pour reconquérir la Mairie de Paris. 

Les électeurs choisiront, ils sont légitimes pour cela, et je n’ai pas de doute quant au résultat. 

En conclusion, la discipline, oui, mais pas à n’importe quel prix. Je respecte trop profondément le jugement du peuple. 

Mes Amis, je me suis livré à vous honnêtement. J’espère que vous me comprendrez également.

 

Bien à vous.

Eric Normand

Histoire Anne Hidalgo

Anne Hidalgo refoulée d'un bureau de vote du 15ème

Voici une petite histoire intéressante vue sur lepoint.fr....... Dimanche 22 avril. Il est 16 h15 lorsqu’Anne Hidalgo suivie de son assistant  et d’une équipe de La Chaîne parlementaire font irruption dans un petit bureau de vote du 15e arrondissement de Paris. La première adjointe au maire de Paris est tout sourire et embrasse devant la caméra les responsables du bureau, lorsque tout à coup un homme s’insurge contre cette présence médiatisée. L’homme est bien habillé, ses cheveux grisonnent et son accent rappelle ses origines africaines. Il explique qu’il ne fait pas de politique mais que les consignes sont strictes : une autorisation de tournage doit être demandée au président du bureau de vote, car il s’agit de préserver la sérénité du suffrage. Anne Hidalgo lui rétorque qu’elle est la première adjointe au maire de Paris et qu’elle a l’autorisation du président de ce bureau, mais l’homme ne se laisse manifestement pas impressionner. Face à tant de détermination, Anne Hidalgo préfère ne pas s’attarder. "Qui c’est ?", demande-t-elle dédaigneusement avant de partir, à propos de cet homme qui a osé lui tenir tête devant tant de monde. Tout simplement... le président du bureau de vote.

22/05/2007

Gouvernement Fillon

Gouvernement de Nicolas Sarkozy annoncé le 18 Mai 2007

François Fillon

François Fillon

Premier ministre

UMP

53 ans

Alain Juppé

Alain Juppé

Ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable

UMP

61 ans

Jean-Louis Borloo

Jean-Louis Borloo

Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi

Parti radical

56 ans

Michèle Alliot-Marie

Michèle Alliot-Marie

Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités locales

UMP

60 ans

Bernard Kouchner

Bernard Kouchner

Ministre des Affaires étrangères et européennes

PS

67 ans

Brice Hortefeux

Brice Hortefeux

Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement

UMP

49 ans

Rachida Dati

Rachida Dati

Ministre de la Justice

UMP

41 ans

Xavier Bertrand

Xavier Bertrand

Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité

UMP

42 ans

Xavier Darcos

Xavier Darcos

Ministre de l'Education nationale

UMP

59 ans

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

UMP

39 ans

Hervé Morin

Hervé Morin

Ministre de la Défense

UDF

45 ans

Roselyne Bachelot

Roselyne Bachelot

Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports

UMP

60 ans

Christine Boutin

Christine Boutin

Ministre du Logement et de la Ville

UMP

63 ans

Christine Lagarde

Christine Lagarde

Ministre de l'Agriculture et de la Pêche

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51 ans

Christine Albanel

Christine Albanel

Ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du gouvernement

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51 ans

Eric Woerth

Eric Woerth

Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

UMP

51 ans

Eric Besson, Roger Karoutchi, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Jouyet, Martin Hirsch

Secrétaires d'Etat et Haut commissaire

 

 

 Quatre Secrétaires d'Etat et un haut commissaire viennent compléter ce dispositif ministériel :

 

Eric Besson

Eric Besson, 49 ans, Secrétaire d'Etat chargé de la "prospective et de l'évaluation des politiques publiques" auprès du Premier ministre, est l'ancien conseiller économique de Ségolène Royal. Il avait claqué bruyamment la porte du PS pour rallier Nicolas Sarkozy en février 2007.

Roger Karoutchi

Roger Karoutchi, 55 ans, fidèle de Nicolas Sarkozy et cadre de l'UMP est nommé Secrétaire d'Etat chargé des relations auprès du Parlement. Son secrétariat d'Etat est lui aussi rattaché à Matignon.

Dominique Bussereau

Dominique Bussereau, 54 ans, ancien ministre de l'Agriculture et de la Pêche depuis 2004, devient Secrétaire d'Etat aux Transports dans le ministère d'Alain Juppé. Un poste qu'il a déjà occupé en 2002 dans le gouvernement Raffarin.

Jean-Pierre Jouyet

Jean-Pierre Jouyet, 53 ans, directeur de l'Inspection générale des finances et proche du couple Hollande-Royal, devient Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Il est rattaché au ministère des Affaires étrangères.

Martin Hirsch

Martin Hirsch, 43 ans, ancien président d'Emmaüs-France est nommé "haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés". Officiellement, il n'entre donc pas au gouvernement, mais il sera sans doute amené à travailler avec le ministère du Logement et de la Ville.

 

Les trois contraintes de la composition du gouvernement

Comme promis, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont nommé un gouvernement paritaire avec sept femmes et huit hommes, limité à 15 ministres. La cadette en est Valérie Pécresse, 39 ans, et le doyen Bernard Kouchner, 67 ans. Le gouvernement de François Fillon se caractérise également par une ouverture à gauche (Bernard Kouchner et Eric Besson, qui sera, lui, Secrétaire d'Etat à la prospective et à l'Evaluation des politiques publiques), et au centre (avec Hervé Morin, à la Défense).