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30/04/2007

Ségolène Royal vue par les Américains

Royal manque d'expérience et elle ne semble vraiment pas présidentiable, comme l'ont prouvé ses multiples gaffes en politique étrangère ». Et l'hebdomadaire économique de rappeler la sortie de la candidate socialiste « vantant le système judiciaire chinois comme efficace et rapide » lors d'une visite à Pékin.

Si les tabloïds, comme le New York Daily News, sont souvent charmés par « la coiffure impeccable et les petits tailleurs chics » de « Miss Royal »- fort bien faite « bien que mère de quatre enfants »- elle ne suscite guère l'admiration des observateurs outre-Atlantique au-delà du look. Le San Francisco Chronicle juge sa campagne pour le premier tour tellement “inepte” que « ce n'est plus la question de son sexe mais bel et bien de sa compétence qui se pose ». « Elle est tellement évasive sur les réformes économiques nécessaires qu'on se demande si elle a un programme dans ce domaine », poursuit le plus important quotidien californien. Le Chicago Tribune lui reproche plutôt de « ne pas expliquer comment elle financera toutes les mesures sociales de gauche » qu'elle préconise. De manière plus attendue, le très conservateur Washington Times juge Ségolène Royal « pas trop intelligente mais vraiment mignonne et typiquement française » dans sa tendance à conspuer les capitalistes. Le quotidien estime Nicolas Sarkozy moins stéréotypé : « fils d'immigrant, non énarque et fervent admirateur des Etats-Unis, il est un personnage atypique dans le paysage politique français». La plupart des journaux adhèrent également à son programme « radical, pro business et pro américain ».

A tout prendre, la presse américaine voterait plutôt Sarko précisément en raison de son atlantisme, qui contraste avec la haine supposée de Ségolène envers la « superpuissance américaine ». Juste avant le premier tour, le New York Times décrivait l'accueil triomphal réservé à la socialiste lors d'un meeting à Toulouse lorsqu'elle martelait « que nous ne nous confondrons pas en génuflexions devant George Bush ». Vexé, le journaliste du prestigieux New Yorker qui n'a pas réussi à la rencontrer dans le cadre de son portrait fleuve note avec perfidie : «elle parle encore moins aux journaliste qu'aux autres socialistes et se méfie particulièrement de la presse américaine. Peut-être parce qu'elle n'a pas encore décidé de ce qui devrait être l'attitude du président français potentiel vis-à-vis des Etats-Unis ». A l'opposé, le San Francisco Chronicle admire d'autant plus le penchant clair et net de Sarkozy pour l'Amérique qu'il est loin de constituer un atout de campagne : « on le traite souvent de néo-conservateur américain avec un passeport français et de larbin de George Bush ». La conclusion du Washington Times résume l'état d'esprit général : « les Français rendraient un grand service à l'Amérique, et plus globalement à l'Ouest, en élisant Sarkozy à la présidence ».

Balladur : choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Par Edouard Balladur
Ancien Premier ministre
Député de Paris

Le Monde - 26 avril 2007

 

Le premier tour de l'élection présidentielle est passé. Son résultat est heureux : l'importance de la participation électorale, le recul des extrêmes, le succès des partis de gouvernement en témoignent. Nous voilà sortis de la confusion née de la multiplicité des candidatures à laquelle il faudra bien, un jour, porter remède. L'horizon s'est dégagé.


Le choix offert aux Français est clair : sortir enfin du conformisme social-démocrate et étatiste dont la droite et la gauche ont été prisonnières depuis tant d'années et inventer une politique nouvelle. La France doit être plus forte, sinon aucun des problèmes qui se posent à elle, dans les domaines de l'économie, de la société, de l'éducation, de la politique étrangère, ne sera résolu.

La France ne sera plus forte que grâce à une plus grande liberté, sous toutes ses formes, qui permettra à chacun d'exprimer son dynamisme, de réussir sa vie, et au pays de sortir de l'ornière.

La liberté n'est pas incompatible avec la justice. Au contraire, elle permet à la solidarité d'être plus réelle. L'une renforce l'autre. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec la protection de ceux qui en ont besoin. Au contraire, c'est une obligation que la société a envers tous. Liberté et morale vont de pair. C'est affaire d'équilibre.

La liberté n'est pas incompatible avec le respect par tous des principes qui régissent la vie collective et du sens du devoir. Elle ne permet pas tout à quelques-uns, les contraintes de la vie en société s'imposent à tous. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec un rôle accru de la France, aussi bien sur le plan européen que sur le plan international. Elle renforce les moyens de la France. Elle ne nuit pas à l'entente entre les peuples, tout au contraire.

RASSEMBLER NOS ÉNERGIES

Cette politique de liberté, politique nouvelle que la France n'a expérimentée qu'occasionnellement, et qu'elle a si longtemps répugné à mettre en oeuvre, est la seule possible au moment où nous devons retrouver nos forces, rassembler nos énergies, redevenir une grande nation exemplaire. Nicolas Sarkozy porte cet espoir. Il a su l'exprimer mieux que quiconque, avec clarté, avec courage, avec efficacité.

Faut-il redouter d'avoir à choisir ? La France serait-elle "coupée en deux" au prétexte qu'elle doit choisir entre deux politiques et deux candidats ? Ce serait avoir une singulière conception de la démocratie de penser qu'elle peut se satisfaire de l'à-peu-près, du vague, de la confusion. La démocratie, c'est le choix, et le choix ne peut exister qu'entre des projets cohérents. Osons choisir, faisons-le sans crainte, sans réticence, avec confiance dans l'avenir.

Faisons-le avec la conviction qu'un choix clair ne signifie pas l'intolérance, ni le rejet d'autrui, ni le refus de rassembler toutes les énergies et toutes les bonnes volontés. Cette conception d'un choix à la fois lucide, généreux et ouvert, Nicolas Sarkozy en est le porteur.

Balladur : choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Par Edouard Balladur
Ancien Premier ministre
Député de Paris

Le Monde - 26 avril 2007

 

Le premier tour de l'élection présidentielle est passé. Son résultat est heureux : l'importance de la participation électorale, le recul des extrêmes, le succès des partis de gouvernement en témoignent. Nous voilà sortis de la confusion née de la multiplicité des candidatures à laquelle il faudra bien, un jour, porter remède. L'horizon s'est dégagé.


Le choix offert aux Français est clair : sortir enfin du conformisme social-démocrate et étatiste dont la droite et la gauche ont été prisonnières depuis tant d'années et inventer une politique nouvelle. La France doit être plus forte, sinon aucun des problèmes qui se posent à elle, dans les domaines de l'économie, de la société, de l'éducation, de la politique étrangère, ne sera résolu.

La France ne sera plus forte que grâce à une plus grande liberté, sous toutes ses formes, qui permettra à chacun d'exprimer son dynamisme, de réussir sa vie, et au pays de sortir de l'ornière.

La liberté n'est pas incompatible avec la justice. Au contraire, elle permet à la solidarité d'être plus réelle. L'une renforce l'autre. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec la protection de ceux qui en ont besoin. Au contraire, c'est une obligation que la société a envers tous. Liberté et morale vont de pair. C'est affaire d'équilibre.

La liberté n'est pas incompatible avec le respect par tous des principes qui régissent la vie collective et du sens du devoir. Elle ne permet pas tout à quelques-uns, les contraintes de la vie en société s'imposent à tous. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec un rôle accru de la France, aussi bien sur le plan européen que sur le plan international. Elle renforce les moyens de la France. Elle ne nuit pas à l'entente entre les peuples, tout au contraire.

RASSEMBLER NOS ÉNERGIES

Cette politique de liberté, politique nouvelle que la France n'a expérimentée qu'occasionnellement, et qu'elle a si longtemps répugné à mettre en oeuvre, est la seule possible au moment où nous devons retrouver nos forces, rassembler nos énergies, redevenir une grande nation exemplaire. Nicolas Sarkozy porte cet espoir. Il a su l'exprimer mieux que quiconque, avec clarté, avec courage, avec efficacité.

Faut-il redouter d'avoir à choisir ? La France serait-elle "coupée en deux" au prétexte qu'elle doit choisir entre deux politiques et deux candidats ? Ce serait avoir une singulière conception de la démocratie de penser qu'elle peut se satisfaire de l'à-peu-près, du vague, de la confusion. La démocratie, c'est le choix, et le choix ne peut exister qu'entre des projets cohérents. Osons choisir, faisons-le sans crainte, sans réticence, avec confiance dans l'avenir.

Faisons-le avec la conviction qu'un choix clair ne signifie pas l'intolérance, ni le rejet d'autrui, ni le refus de rassembler toutes les énergies et toutes les bonnes volontés. Cette conception d'un choix à la fois lucide, généreux et ouvert, Nicolas Sarkozy en est le porteur.

Les 7 mensonges de Ségolène Royal

7 vérités contre les 7 mensonges de Mme Royal

Par Jean-Pierre Raffarin
Ancien Premier ministre
Sénateur de la Vienne

Publié sur le blog : http://www.carnetjpr.com

30 avril 2007

 

1 – Le Centre : Bayrou-Royal, la double méprise

Dès le soir du premier tour, François Bayrou a fait le pronostic de la victoire de Nicolas Sarkozy. Il parie sur l’échec et l’implosion du Parti Socialiste, ce qui lui permettrait de devenir le leader de l’opposition. D’où ses excès contre Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal a toujours méprisé les centristes, notamment dans sa région mais elle joue son va-tout en espérant que la confiture ministérielle attirera l’électeur centriste.

Donc, c’est à celui qui avalera l’autre.


 2 – La Démocratie : la pratique de S. Royal, c’est le populisme

Sa démocratie soi-disante participative permet à des militants bien entraînés de prendre le contrôle de petits groupes qui prennent la parole au nom des autres. Dans un grand lycée poitevin de plus de mille élèves, 9 personnes seulement étaient présentes pour la réunion sur le « budget participatif ».

Plutôt que de dire sa position sur la place de la Turquie en Europe, elle préfère avancer masquée : mon avis sera celui des Français.


3 – L’emploi : le programme PS relancera le chômage

Par la généralisation des 35 h et par l’utopie du partage du travail, les socialistes tournent le dos à toutes les politiques qui ont réussi en Europe.
Les PME, commerçants et artisans, n’ont pas vocation à accueillir les jeunes en échec scolaire. L’artisanat moderne ne peut à lui seul corriger les erreurs du système éducatif. A l’opposé du contrat première chance, il faut aider les jeunes diplômés à s’engager dans les PME pour assurer leur avenir.
C’est par une politique adaptée de formation professionnelle, la sécurité sociale professionnelle, que l’on pourra aider les jeunes sans qualification.

12 derniers mois de L. Jospin = + 156 000 chômeurs
12 derniers mois de J. Chirac =  - 250 000 chômeurs.


4 – La région Poitou-Charentes : désenchantement

En trois ans, entre deux élections, Madame Royal a perdu plus de 15 points. L’idée selon laquelle «elle séduit au loin et irrite au près » se confirme. Sur le terrain les électeurs entendent tous les mensonges : quand Madame Royal dit qu’elle a multiplié les initiatives dans sa région « sans augmenter les impôts », ceux qui paient la taxe d’habitation en Poitou-Charentes apprécieront : elle l’a augmenté de 11,78% la première année de son mandat.


5 – La politique étrangère : Nicolas Sarkozy avec Jacques Chirac

J’ai vu dans mes fonctions à Matignon, à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy Ministre de l’Intérieur approuver la position de Jacques Chirac pour la paix en Irak. Madame Royal dit le contraire : mensonge ! Dans sa conférence de presse sur la politique étrangère de la France, Nicolas Sarkozy a pris des positions toujours voisines de celles du Chef de l’Etat.


6 – La dette : les socialistes restent les champions

En 2006, la dette de la France a diminué de 40 milliards d’euros. L’origine de la dette en France vient des réformes socialistes qui n’ont été financées que par l’emprunt : nationalisations de 1981, recrutement de plus de un million de fonctionnaires de 1981 à 1995, passage de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans,
35 H etc…
Le programme de Nicolas Sarkozy est au contraire compatible avec la réduction de l’endettement de la France.


7 – 2ème tour : la diabolisation contre l’information

Nicolas Sarkozy ne ressemble pas aux caricatures que la gauche a créé pour le diaboliser. Quand dans une campagne on fait un recours permanent aux attaques personnelles, on ne sert ni la démocratie, ni on convainc les électeurs.
La politique, ce n’est pas la mobilisation contre, c’est un choix positif pour un projet, pour un avenir, pour une relève. Les socialistes jouent trop avec les haines pour rassurer en profondeur les Français.
Au total, c’est Ségolène Royal qui inquiète.