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30/09/2012

François Fillon, le projet UMP

 

Chers amis,

J'ai présenté cette semaine à la presse mon projet de candidat à la présidence de l'UMP. Après 4 semaines de campagne et à moins de 2 mois de l'élection, j'estime qu'il est temps de présenter et mettre en débat un projet pour l...
a France.

En effet, alors que la menace du déclassement pèse sur la France et l'Europe, ma conviction est que seul un programme de redressement national peut rassembler une très large majorité de Français, au-delà de la droite et du centre.

Nous sommes dans un moment de vérité où la question posée n’est est pas celle d’une alternance classique. Aujourd'hui, l'UMP a un devoir national et une responsabilité historique: proposer un projet de redressement national crédible et susceptible de rassembler les Français. C'est pour relever ce défi que je suis candidat à la présidence du parti. Je veux construire un grand parti moderne et puissant qui ne soit pas au service de lui-même mais au service du redressement de la France !

Le projet que je vous propose (http://www.francoisfillon.org/pdf/projet-francois-fillon....), n’est pas figé. Je vais venir vous le présenter et en débattre avec vous dans vos fédérations dans les semaines qui viennent. Nous allons le bâtir ensemble. Il constitue la première étape de notre combat commun pour l'Europe, pour la France et pour la République.

Bien amicalement

François Fillon

20:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, ump, président | Digg! Digg |  Facebook

22/05/2012

Réunion avec François Fillon, Philippe Goujon, Jean-François Lamour

JEUDI 7 JUIN À 19H00

Grande réunion des députés du 15ème arrondissement de Paris, Philippe Goujon et Jean-François Lamour, autour de François FILLON !

RE Fillon Goujon Lamour 7 juin 2012.jpgRDV Gymnase Cévennes - 11, rue de la Montagne d’Aulas (75015, métro Lourmel, bus 88)

23/04/2012

Petite leçon de socialisme

Un professeur d'économie dans un lycée annonce fièrement qu'il n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer, à l'exception d'une année, où ce fut la classe entière qui a connu l'échec.

Cette classe était entièrement  convaincue que le socialisme était une idéologie qui fonctionnait, et que
personne n'était ni pauvre ni riche !
Un système égalitaire parfait.

Le professeur dit lors :

"OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera en tête avec de très bonnes notes."

Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20.

Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n'avaient rien fait et qui, eux, étaient ravis.

A l'approche du 2ème contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins travailler. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20 !

Personne n'était satisfait...quand arriva le 3ème contrôle, la moyenne tomba à 5/20.

Les notes ne remontèrent jamais, alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d'oiseaux, dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre.

A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final.

Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car, quand la récompense est importante, l'effort pour l'obtenir est tout aussi important, tandis que, si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n'essaie de réussir.

Les choses sont aussi simples que çà.

voici un petit extrait d'un discours qui résume parfaitement les choses.

"Tout ce qu'un individu reçoit sans rien faire pour l'obtenir, un autre individu a dû travailler "pour le produire sans en tirer profit. "

"Quand la moitié d'un peuple croit qu'il ne sert à rien de faire des efforts car l'autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu'il ne sert à rien d'en faire car ils bénéficieront à d'autres, cela mes amis, s'appelle le déclin et la fin d'une nation. On n'accroit pas les biens en les divisant."

Dr. Adrian Rogers, 1931

25/02/2012

Le double language de Hollande

La fable de Hollande

 


François Hollande, le candidat qui se dérobe plus vite que son ombre, est un concentré de socialisme à la française. Nicolas Sarkozy a résumé sa personnalité d’un mot, dans son discours de Marseille, dimanche : il est « Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris ». D’ailleurs, François Mitterrand s’entendait parfaitement avec Margaret Thatcher, ils ont fait ensemble le tunnel sous la Manche.

Ils étaient pourtant le contraire l’un de l’autre, lui socialiste et florentin, elle libérale et obstinée. Hollande ne les oppose pas : il est les deux. Libéral à Londres ? « Je suis oiseau, voyez mes ailes. » Socialiste à Paris ? « Je suis souris, vivent les rats. »

Il a grandi à l’école Mitterrand. Il en a retenu les attitudes, les intonations, les mots et la leçon politique. Dites une chose, faites-en une autre. « Le sage dit, selon les gens, “Vive le Roi ! vive la Ligue !” » La Fontaine avait tout vu. Marc Ladreit de Lacharrière, grand patron indépendant et redouté parce qu’il préside l’une des trois agences mondiales de notation, Fitch (qui a conservé à la France, comme Moody’s, son triple A assorti de “perspectives négatives”), raconte ses débuts sous François Mitterrand, dans le numéro de mars de la Revue des Deux Mondes « Les débuts de l’ère Mitterrand, écrit-il, ont été catastrophiques pour la France[…] François Mitterrand consulte, finasse, joue ses amis les uns contre les autres, hésite entre le repli protectionniste, la sortie du système monétaire européen et le pari sur l’Europe. […] Homme du passé, Mitterrand était convaincu que les Français aspiraient à une rupture avec le capitalisme. Il doit s’incliner : il s’est trompé. Faute de maîtriser un savoir économique pour lequel il a longtemps affecté d’éprouver un léger dédain, il ne comprend pas son époque ni les ressorts du monde moderne. Sous la pression des faits, il bascule et convertit sa politique au libéralisme. » Le voici qui adore ce qu’il avait abhorré. « La France embrasse l’économie de marché, l’épouse même, s’enthousiasme pour l’entreprise et la mondialisation naissante. » Finie la diabolisation de l’argent et des patrons, vive le marché unique européen, la suppression du contrôle des changes, la liberté de mouvement des capitaux et l’innovation financière.

C’était il y a vingt-cinq ans. Et maintenant, quand François Hollande bavarde avec Angelique Chrisafis, la correspondante à Paris duGuardian, voici ce que cela donne dans l’édition du 14 février du quotidien britannique : « Le favori de la présidentielle en France dit qu’il veut voir le Royaume-Uni reprendre sa place au coeur de l’Europe et que le secteur financier n’a rien à redouter de nouvelles régulations. » On n’est plus en 1981, lui dit-il aussi. Le monde a changé, la guerre froide est finie et « il n’y a plus de communistes – ou plus guère ». « La gauche a été aux affaires pendant quinze ans au cours desquels elle a libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. » De quoi peut-on avoir peur ?

C’est pourtant le même François Hollande qui, près d’un mois plus tôt, le 22 janvier, au Bourget, reprenant les accents du François Mitterrand de 1981, attaque au coeur de son discours son « véritable adversaire », « le monde de la finance », celui qui, « sous nos yeux, en vingt ans, a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies » ; c’est le même Hollande qui s’en prend à cette « nouvelle aristocratie arrogante et cupide qui s’installe et prospère », en désignant les « grandes fortunes ». Ici le Guardian, là le Bourget, deux langages exprimés de manière tout aussi lisse, l’un en meeting et l’autre en privé, mais tous deux destinés à la publication. Tantôt la finance ennemie qui ronge et qui ravage, tantôt les banquiers amis qui auraient bien tort d’être inquiets. Les communistes ont disparu, François Hollande veille.

Il a raison de veiller, parce que s’il était élu, la crise ne disparaîtrait pas, ni les déficits, ni le chômage, et qu’il serait, quoi qu’il arrive, dans l’obligation de faire appel aux marchés pour leur emprunter entre 180 et 200 milliards d’euros par an afin de financer une dette qu’il prévoit de charger encore. Elle est là sa fable : oiseau, il sait bien qu’il ne pourra pas respecter ses engagements, qu’il devra, comme Mitterrand, son modèle, plier devant la crise ; et pour que ses électeurs ne lui en fassent pas reproche, il est aussi souris : il leur accordera sans retard une loi sur l’euthanasie, une autre sur le mariage gay, une troisième sur l’adoption ou le droit de vote aux étrangers, toutes déjà votées au Sénat. Des lois, celles-là, irréversibles. Mais toute fable a sa morale ; les Français ne seront pas forcément dupes de son double langage. 

François d'Orcival, de l’Institut

Photo © Patrick Iafrate