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22/02/2013

La chute de la France par François Hollande

Combien de temps vont mettre Hollande et ses apprentis ministres pour réagir à la chute vertigineuse de la France ? Il faudrait arrêter de mettre leur manque de vision sur le dos de Nicolas Sarkozy et se mettre au travail ! Certes la dette et le chomage ont augmenté lors du précédent quinquenat mais il s'agissait de défendre une économie mise à mal par une crise mondiale violente. D'où le choix de la relance par  l'investissement (dette). La France a tenu et l'euro a été sauvé.

Depuis le 6 mai 2012, tous les indicateurs économiques et sociaux ont viré au rouge du fait d'un manque de vision et de décision de la part d'une équipe au pouvoir hésitante, incompétente, et arrogante au point de se facher avec tous ses partenaires européens et de favoriser le club des faibles au club des forts.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/02/22/97002-2013022...

 

08/02/2013

La Gigantesque purge de François Hollande

Hollande réalise une purge sans précédant dans l'administration (50% des Préfets, 30% des Recteurs, etc...), avec la complicité de la presse qui décriait tant les nominations du Président Sarkozy... Encore une promesse de campagne non tenue... Effarant.
 

07/01/2013

Les hausses socialistes du 1er janvier 2013

LIVRET A: Relèvement de 25% du plafond, le montant maximal de dépôt est porté à 22.950 euros.

TIMBRE: La lettre prioritaire passe de 0,60 à 0,63 euro, la lettre verte de 0,57 à 0,58 euro.

BIERE: Le demi pression va coûter plus cher, en raison de l'augmentation des droits d'accises. Selon les Brasseurs de France, il pourrait passer de 2,60 euros à 3 euros. Bercy a calculé une hausse de 5,5 centimes pour 25 cl.

REDEVANCE TV: Elle passe à 131 euros en métropole (+ 6 euros) et à 85 euros outre-mer (+ 5).

ENERGIE: Le gaz augmente de 2,4%, l'électricité de 2,5%.

RATP: Hausse moyenne de 2,4%, avec des différences selon les forfaits. Le pass Navigo deux zones passe à 65,10 euros, le carnet de 10 tickets à 13,30 euros. Le ticket à l'unité reste à 1,70 euro.

TAXIS: Le prix de la course est majoré de 2,6%.

EMPLOI A DOMICILE: Les particuliers employeurs vont payer leurs cotisations patronales sur la base du salaire réel et non plus sur une assiette forfaitaire. En compensation, baisse de 0,75 euro par heure travaillée.

SANTE: Le remboursement de l'IVG passe à 100% pour toutes et la pilule devient gratuite pour les jeunes de 15 à 18 ans.

ALLOCATIONS: Le Revenu de solidarité active (RSA) passe à 483 euros pour une personne seule sans enfant, 724 euros pour un couple sans enfant.

Revalorisation de 2,1% des plafonds de ressources ouvrant droit aux prestations familiales et de 2,15% des APL (aides personnelles au logement).

Revalorisation également de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), l'allocation équivalent retraite (AER) et l'allocation transitoire de solidarité (ATS).

EMPLOI D'AVENIR: Mise en oeuvre des "emplois d'avenir professeur", destinés à des étudiants boursiers venant de zones défavorisées et désirant devenir enseignant. Les bénéficiaires travaillent à temps partiel et perçoivent en moyenne 900 euros par mois.

IMPOT SUR LE REVENU (revenus 2012):

- Barème gelé pour la deuxième année consécutive, ce qui s'apparente à une hausse d'impôt de près de 2% pour les contribuables, mais une décote permettra d'épargner 7,4 millions de personnes modestes.

- Avantage fiscal lié au quotient familial plafonné à 2.000 euros par demi-part supplémentaire, contre 2.336 euros auparavant.

- Plafonnement des niches fiscales: les réductions ou crédits d'impôts liés à une vingtaine de niches (emploi d'un salarié à domicile, garde d'enfant, travaux du logement en faveur du développement durable, immobilier locatif...) limités à 10.000 euros par foyer fiscal.

- La taxe à 75% pour la part des revenus d'activité supérieurs à un million d'euros par an et par contribuable a été censurée samedi par le Conseil constitutionnel.

FIN DE L'AUTORISATION DE SORTIE DU TERRITOIRE:

Les mineurs français voyageant seuls pourront désormais se déplacer dans l'Union européenne avec une carte nationale d'identité ou un passeport et sans autorisation parentale de sortie du territoire. Hors Union européenne, un passeport reste, dans la plupart des cas, obligatoire.

IMMOBILIER:

Le "Scellier" pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer est remplacé par le "Duflot", aux conditions plus strictes mais assorti d'une réduction d'impôt plus intéressante, de 18% sur neuf ans, calculé sur un investissement maximal de 300.000 euros.

AUTOMOBILE: les véhicules émettant entre 135 et 140 grammes de CO2/km sont désormais taxées à hauteur de 100 euros. Actuellement, le malus s'applique à partir de 141 g/km.

Le malus pourra atteindre jusqu'à 6.000 euros pour les modèles émettant plus de 200 g/km.

EXTINCTION DES AMPOULES A FILAMENT:

Plus d'ampoules à filament dans les rayons. Leur retrait a été progressif depuis 2009. Ces ampoules, nées à la fin du XIXe siècle, ont peu à peu laissé la place aux lampes fluocompactes, halogènes et LED.

25/02/2012

Le double language de Hollande

La fable de Hollande

 


François Hollande, le candidat qui se dérobe plus vite que son ombre, est un concentré de socialisme à la française. Nicolas Sarkozy a résumé sa personnalité d’un mot, dans son discours de Marseille, dimanche : il est « Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris ». D’ailleurs, François Mitterrand s’entendait parfaitement avec Margaret Thatcher, ils ont fait ensemble le tunnel sous la Manche.

Ils étaient pourtant le contraire l’un de l’autre, lui socialiste et florentin, elle libérale et obstinée. Hollande ne les oppose pas : il est les deux. Libéral à Londres ? « Je suis oiseau, voyez mes ailes. » Socialiste à Paris ? « Je suis souris, vivent les rats. »

Il a grandi à l’école Mitterrand. Il en a retenu les attitudes, les intonations, les mots et la leçon politique. Dites une chose, faites-en une autre. « Le sage dit, selon les gens, “Vive le Roi ! vive la Ligue !” » La Fontaine avait tout vu. Marc Ladreit de Lacharrière, grand patron indépendant et redouté parce qu’il préside l’une des trois agences mondiales de notation, Fitch (qui a conservé à la France, comme Moody’s, son triple A assorti de “perspectives négatives”), raconte ses débuts sous François Mitterrand, dans le numéro de mars de la Revue des Deux Mondes « Les débuts de l’ère Mitterrand, écrit-il, ont été catastrophiques pour la France[…] François Mitterrand consulte, finasse, joue ses amis les uns contre les autres, hésite entre le repli protectionniste, la sortie du système monétaire européen et le pari sur l’Europe. […] Homme du passé, Mitterrand était convaincu que les Français aspiraient à une rupture avec le capitalisme. Il doit s’incliner : il s’est trompé. Faute de maîtriser un savoir économique pour lequel il a longtemps affecté d’éprouver un léger dédain, il ne comprend pas son époque ni les ressorts du monde moderne. Sous la pression des faits, il bascule et convertit sa politique au libéralisme. » Le voici qui adore ce qu’il avait abhorré. « La France embrasse l’économie de marché, l’épouse même, s’enthousiasme pour l’entreprise et la mondialisation naissante. » Finie la diabolisation de l’argent et des patrons, vive le marché unique européen, la suppression du contrôle des changes, la liberté de mouvement des capitaux et l’innovation financière.

C’était il y a vingt-cinq ans. Et maintenant, quand François Hollande bavarde avec Angelique Chrisafis, la correspondante à Paris duGuardian, voici ce que cela donne dans l’édition du 14 février du quotidien britannique : « Le favori de la présidentielle en France dit qu’il veut voir le Royaume-Uni reprendre sa place au coeur de l’Europe et que le secteur financier n’a rien à redouter de nouvelles régulations. » On n’est plus en 1981, lui dit-il aussi. Le monde a changé, la guerre froide est finie et « il n’y a plus de communistes – ou plus guère ». « La gauche a été aux affaires pendant quinze ans au cours desquels elle a libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. » De quoi peut-on avoir peur ?

C’est pourtant le même François Hollande qui, près d’un mois plus tôt, le 22 janvier, au Bourget, reprenant les accents du François Mitterrand de 1981, attaque au coeur de son discours son « véritable adversaire », « le monde de la finance », celui qui, « sous nos yeux, en vingt ans, a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies » ; c’est le même Hollande qui s’en prend à cette « nouvelle aristocratie arrogante et cupide qui s’installe et prospère », en désignant les « grandes fortunes ». Ici le Guardian, là le Bourget, deux langages exprimés de manière tout aussi lisse, l’un en meeting et l’autre en privé, mais tous deux destinés à la publication. Tantôt la finance ennemie qui ronge et qui ravage, tantôt les banquiers amis qui auraient bien tort d’être inquiets. Les communistes ont disparu, François Hollande veille.

Il a raison de veiller, parce que s’il était élu, la crise ne disparaîtrait pas, ni les déficits, ni le chômage, et qu’il serait, quoi qu’il arrive, dans l’obligation de faire appel aux marchés pour leur emprunter entre 180 et 200 milliards d’euros par an afin de financer une dette qu’il prévoit de charger encore. Elle est là sa fable : oiseau, il sait bien qu’il ne pourra pas respecter ses engagements, qu’il devra, comme Mitterrand, son modèle, plier devant la crise ; et pour que ses électeurs ne lui en fassent pas reproche, il est aussi souris : il leur accordera sans retard une loi sur l’euthanasie, une autre sur le mariage gay, une troisième sur l’adoption ou le droit de vote aux étrangers, toutes déjà votées au Sénat. Des lois, celles-là, irréversibles. Mais toute fable a sa morale ; les Français ne seront pas forcément dupes de son double langage. 

François d'Orcival, de l’Institut

Photo © Patrick Iafrate