Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/02/2012

Hollande veut taxer les PME !

Voila encore, de la part de l'ancien 1er secrétaire du parti socialiste, une idée saugrenue qui démontre, s'il en était besoin, son incompréhension du tissu économique français et de la notion même de la compétitivité.

Nous le savons tous, la France a perdu près de 540 000 emplois industriels entre 1998 et 2008 (dernière statistique connue) du fait de son manque de compétitivité sur les marchés internationaux. Il ne faut pas oublier que 60% de notre commerce export sur fait avec l'Europe, notamment avec notre premier partenaire (et concurrent) l'Allemagne. Depuis 2010, la création d'emplois industriels est en hausse mais nous le savons bien, le coût du travail, en autre, pèse lourdement sur notre capacité à vendre, donc a créér des emplois en France.

Il ne suffit pas de dire "il faut acheter français" pour que cela se fasse. Il ne suffit pas de "taxer les riches" pour que la création d'emplois parte à la hausse. C'est pour cela que le gouvernement de François Fillon, sur décision de Nicolas Sarkozy,  a décidé de s'attaquer à une partie du sujet (l'autre c'est la qualité des produits) en réformant la taxe professionnelle en 2009. Ainsi, la fiscalité des entreprises a été allégée de 6,8 milliards d'euros par an, diminuant considérablement le coût de la production et favorisant notre compétitivité.

Mais voila, François Hollande, qui visiblement n'aime pas la réussite de nos entreprises, trouve que cela coûte trop cher et que cette réforme bénéficie trop "aux PME de services qui ne sont pas confrontées à la concurrence internationale" ! Ah bon, les services ne se battent pas face à des acteurs internationaux ? Il doit s'agir, soit d'incompétence de sa part, soit d'une nouvelle attaque contre "ces riches salariés" de nos PME. Ou des deux.

Le problème avec son idée est que de nombreuses PME seront pénalisées. En effet, la taxe professionnelle a été remplacée par deux impôts (CVAE et CFE). La CVAE est fixée à 1,5% de la Valeur ajoutée (VA) pour les entreprises ayant un chiffre d'affaires (CA) supérieur à 50 millions d'euros et entre 0,01% et 1,49% pour celles réalisant moins de 50 millions de CA.

Le PS veut supprimer ces taux réduits : les PME vont donc devoir payer plus de 3 milliards d'euros de taxes augmentant ainsi le coût du travail et diminuant leur compétitivité.

Exemple : une société ayant un CA de 1 millions d'euros et une VA de 800 000 euros paiera 12000 euros d'impôt au lieu de 800 euros aujourd'hui...

François Hollande veut-il vraiment créer des emplois en France ? Il oublie que les emplois, en France, sont créés par les PME...

17/05/2011

Conservatoires municipaux à Paris : le couple Delanoé-Hidalgo cherche de l'argent sonnant et trébuchant

On le sait bien, le premier couple de la capitale est bien pietre gestionnaire : il dépense sans compter et sans réelle stratégie si bien que, les caisses vides et la dette enflée (doublée), le voila comme toujours à la recherche d'argent frais.

Après les hausses d'impôts vertigineuses de l'année dernière (+50%), et ce n'est pas fini - gare à 2011 ! -, après avoir contribué à la création de la bulle immobilière à Paris (pour augmenter les droits de mutations perçus par la Mairie!), voila Delanoé-Hidalgo qui s'attaquent aux "gosses de riches" en augmentant de manière folle les droits d'inscription des conservatoires municipaux parisiens.

Il faut dire que le coup de la bulle immobilière n'a pas produit les effets escomptés : à force de faire augmenter les prix de l'immobilier à Paris, le nombre de transactions commence à chuter, engendrant, ainsi, la chute des droits perçus par la Mairie.

Alors il faut trouver de l'argent autre part : le choix socialiste se porte sur les conservatoires municipaux.

Dans son argumentaire musical, la mairie affirme que sa réforme vise : "en associant les familles à hauts revenus à l'effort financier porté par la collectivité à permettre un élargissement du public vers des jeunes de milieux plus modestes." Grandiose, Magnifique, incritiquable.

Dans le détail, cet exposé s'assombrit comme un jour d'eclipse solaire... pardon musicale :on note que les deux premières catégories de revenus voient baisser leur participation financière de 12 et 4 %, que le troisième est inchangé mais qu'après, pour les cinq autres quotients, les hausses sont de 2, 4, 18, 39 et 56 % !
Soit un gain de 10 euros par an pour les enfants de familles modestes et une augmentation de 180 euros pour ceux des familles fortunés (les riches de François Hollande).

Le Hic est que les enfants des familles modestes sont peu nombreux à suivre ces cours, il s'agit donc d'une augmentation massive des droits pour un grand nombre de familles.

Merci Monsieur Delanoe et Madame Hidalgo!