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25/10/2010

Réforme des retraites : compromis Assemblée Nationale / Sénat

Les sept députés et sept sénateurs réunis aujourd'hui en commission mixte paritaire (CMP) pour élaborer un texte de compromis sur la réforme des retraites sont parvenus à un accord, ce qui permettra un vote définitif du projet de loi mercredi, a-t-on appris de source parlementaire.

La CMP, à majorité de droite, a aplani les quelques points de divergence entre les deux chambres pour parvenir à un texte commun, a annoncé la présidente de la commission des Affaires sociales du Sénat, la centriste Muguette Dini.

Le projet de loi sera considéré comme définitivement adopté par le Parlement une fois les conclusions de cette CMP approuvées mardi par le Sénat puis mercredi par l'Assemblée nationale.

Il devra ensuite être promulgué par le président Nicolas Sarkozy - aux alentours du "15 novembre", selon le conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie - après un éventuel passage devant le Conseil constitutionnel.

14:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraites, réforme, ump | Digg! Digg |  Facebook

Réforme des Retraites

Il parait que l'exécutif, et bien sûr le Président Nicolas Sarkozy, se sont rendu coupables d'un "coup de force" parce qu'ils ont utilisé une disposition réglementaire, dite de "vote bloqué" pour faire voter le texte portant sur la réforme des retraites par les sénateurs. Après des dizaines d'heures de débat à l'assemblée nationale et en commission, après des dizaines de réunions avec les syndicats (pas toujours d'accord entre eux), dont certaines propositions ont été reprises, après une concertation très larges des partenaires sociaux, et surtout après que les 33 articles du texte aient été examinés et votés par les sénateurs, sans compter les centaines d'amendements socialistes examinés en séance, le gouvernement a choisi de clore cette partie du débat, en laissant toutefois aux sénateurs la possibilité de lire les amendements non examinés.

Où est donc le "coup de force permanent" dénoncé par Martine Aubry, elle même incapable de formuler des propositions concrètes tout en affirmant le caractère injuste de cette réforme ?

Comment se fait-il que les seules personnes qui bloquent le pays par des actions parfois violentes et illégales qui coûtent plus de 3 milliards d'euros à la nation et aux entreprises participent à de telles actions alors qu'elles ne sont même pas concernées par la réforme d'aujourd'hui ?

Comment se fait-il que nos jeunes lycéens bloquent les lycées et écoles, pénalisant du coup les familles modestes qui n'ont pas les moyens d'avoir des nounous pour leurs enfants, alors que toutes les études montrent que prolonger l'emploi des séniors (50 ans en France !) favorise celui des jeunes (près de 1 million d'emplois en plus) ?

Pourquoi toutes les mesures (socialistes) de réduction d'emploi (pré-retraites) ont-elles eu pour seules conséquences un taux d'emploi des séniors le plus faible d'europe ET un taux de chômage des jeunes le plus élevé ?

Pourquoi la France a été le seul pays au monde à abaisser l'âge de départ à la retraite à 60 ans (François Mitterand en 1983) provoquant la catastrophe budgétaire que l'on sait et fragilisant le système par répartition alors que les études montrent que le maintenir au niveau de l'époque aurait eu pour conséquence (positive) un exédent de 5 milliards d'euros (contre un déficit de 32 milliards d'euros aujourd'hui) ? La France serait le seul pays au monde à avoir raison (quelle arogance !) alors que tous les autres pays se tromperaient en augmentant progressivement l'âge de départ à la retraite à 65, 66, 67, 68 ans ?

Pourquoi ne pas dire aussi à celles et ceux dont l'espérance de vie a progressé de 15 ans dans la période que travailler plus, c'est bien gagner plus, le passage à la retraite imputant fortement les revenus des séniors, pourtant de plus en plus en forme ? Un sénior qui travaille, c'est un sénior qui consomme, qui crée de la demande, qui crée de l'emploi, qui finance les jeunes arrivant plus tard que nos ainés sur le marché de l'emploi !

Il serait temps que la valeur TRAVAIL redevienne une valeur nationale et familiale portée par une Education Nationale qui porte bien mal son nom, l'éducation revenant prioritairement à la famille, l'Enseignement à l'Ecole de la république.

Adaptons nos 38 régimes de retraites (un record !) à la vie d'aujourd'hui et à la pénibilité REELLE de certaines situations. Arrêtons de crier à l'injustice pour des raisons électorales. La vrai injustice est celle qui consiste à ne pas avoir d'emploi ou plus de retraites à la fin de sa vie active.

08/09/2010

Réforme des Retraites

S'exprimant devant les ministres réunis en conseil à l'Elysée, ce matin, a maintenu le cap de la fermeté dans la réforme des retraites en livrant quelques concessions.

Bien qu'il se soit dit «attentif» aux préoccupations exprimées mardi dans la rue par des millions de Français, le de la République est inflexible : il n'est «pas question» de revenir sur l'âge légal de départ à 62 ans, coeur de sa réforme des systèmes de retraite.

«C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier. Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations qui sont ainsi exprimées», a déclaré le chef de l'Etat, selon le communiqué de l'Elysée transmis à la presse. Pour autant, l'âge de la retraite «sera progressivement augmenté, de quatre mois par an, pour atteindre 62 ans en 2018, tandis que l'âge d'annulation de la décote sera relevé au même rythme d'ici 2023» (repoussant l'âge effectif de départ de 65 à 67 ans), réaffirme ce texte.

Pénibilité : le taux d'incapacité abaissé à 10%

Nicolas Sarkozy a proposé d'abaisser à 10% le taux d'incapacité permettant aux salariés effectuant un travail pénible de continuer à partir à la retraite à 60 ans, contre 20% dans le texte actuel, et souhaité des accords de branche pour aménager leur fin de carrière, un voeu allant dans le sens d'un amendement adopté dans la nuit en commission des Affaires sociales. Un fonds public expérimental sera mis en place pour le et un bilan sera dressé en 2014.

Geste en direction des fonctionnaires, qui se sont massivement mobilisés depuis le mois de mars, et notamment des femmes, qui ont trouvé des soutiens véhéments jusqu'au sein de la majorité, l'Elysée veut maintenir pendant cinq ans le dispositif permettant aux fonctionnaires ayant eu trois enfants et 15 ans de service de faire valoir leurs droits à la retraite avant l'âge légal. «Mais personne ne doit voir ses projets de vie bouleversés», a estimé Nicolas Sarkozy.

Une facture d'un milliard

Le chef de l'Etat a aussi demandé au gouvernement «d'améliorer» le dispositif des «carrières longues». «Tous ceux qui sont rentrés très jeunes sur le marché du travail, c'est-à-dire avant 18 ans, et qui ont toutes les années de cotisations requises, pourront continuer à partir à 60 ans, voire avant».

Ces aménagements présidentiels devraient «coûter aux alentours d'un milliard d'euros», selon le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, interrogé sur la radio BFM. Ce dernier évalue à 350 millions la facture pour les fonctionnaires parents de trois enfants. 100 000 personnes devraient être concernées par les mesures en faveur des carrières longues, et 30 000 par celles sur la pénibilité.

 

leparisien.fr