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25/10/2010

Sondage sur le réforme des retraites

Sondage Opinionway des 20-21 octobre 2010.

Voici les résultats, hors position partisane :

Q : Comprenez-vous les manifestations et les mouvements de grève contre la réforme des retraites ?

Oui : 69% ; non : 31%

 

Q : Et soutenez-vous les manifestations et les mouvements de grève contre la réforme des retraites ?

Oui : 54% ; non : 45%

 

Q : Approuvez-vous les manifestations et les mouvements de grève des lycéens contre la réforme des retraites ?

Oui : 41% : non : 57%

 

Q : Approuvez-vous le blocage des raffineries et dépôts de carburant pour protester contre la réforme des retraites ?

Oui : 37% ; non : 63%

 

Q : Face au blocage des raffineries et dépôts de carburant, quelle doit être selon vous l’attitude du gouvernement ?

Il doit faire débloquer les raffineries et dépôts de carburant : 63% ; il ne doit pas intervenir : 37%

 

Q : Si la réforme des retraites est adoptée par le parlement, quelle devrait être selon vous l’attitude des syndicats ?

Respecter le vote des parlementaires : 56% ; Poursuivre le mouvement : 44%

Réforme des retraites : compromis Assemblée Nationale / Sénat

Les sept députés et sept sénateurs réunis aujourd'hui en commission mixte paritaire (CMP) pour élaborer un texte de compromis sur la réforme des retraites sont parvenus à un accord, ce qui permettra un vote définitif du projet de loi mercredi, a-t-on appris de source parlementaire.

La CMP, à majorité de droite, a aplani les quelques points de divergence entre les deux chambres pour parvenir à un texte commun, a annoncé la présidente de la commission des Affaires sociales du Sénat, la centriste Muguette Dini.

Le projet de loi sera considéré comme définitivement adopté par le Parlement une fois les conclusions de cette CMP approuvées mardi par le Sénat puis mercredi par l'Assemblée nationale.

Il devra ensuite être promulgué par le président Nicolas Sarkozy - aux alentours du "15 novembre", selon le conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie - après un éventuel passage devant le Conseil constitutionnel.

14:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraites, réforme, ump | Digg! Digg |  Facebook

Réforme des Retraites

Il parait que l'exécutif, et bien sûr le Président Nicolas Sarkozy, se sont rendu coupables d'un "coup de force" parce qu'ils ont utilisé une disposition réglementaire, dite de "vote bloqué" pour faire voter le texte portant sur la réforme des retraites par les sénateurs. Après des dizaines d'heures de débat à l'assemblée nationale et en commission, après des dizaines de réunions avec les syndicats (pas toujours d'accord entre eux), dont certaines propositions ont été reprises, après une concertation très larges des partenaires sociaux, et surtout après que les 33 articles du texte aient été examinés et votés par les sénateurs, sans compter les centaines d'amendements socialistes examinés en séance, le gouvernement a choisi de clore cette partie du débat, en laissant toutefois aux sénateurs la possibilité de lire les amendements non examinés.

Où est donc le "coup de force permanent" dénoncé par Martine Aubry, elle même incapable de formuler des propositions concrètes tout en affirmant le caractère injuste de cette réforme ?

Comment se fait-il que les seules personnes qui bloquent le pays par des actions parfois violentes et illégales qui coûtent plus de 3 milliards d'euros à la nation et aux entreprises participent à de telles actions alors qu'elles ne sont même pas concernées par la réforme d'aujourd'hui ?

Comment se fait-il que nos jeunes lycéens bloquent les lycées et écoles, pénalisant du coup les familles modestes qui n'ont pas les moyens d'avoir des nounous pour leurs enfants, alors que toutes les études montrent que prolonger l'emploi des séniors (50 ans en France !) favorise celui des jeunes (près de 1 million d'emplois en plus) ?

Pourquoi toutes les mesures (socialistes) de réduction d'emploi (pré-retraites) ont-elles eu pour seules conséquences un taux d'emploi des séniors le plus faible d'europe ET un taux de chômage des jeunes le plus élevé ?

Pourquoi la France a été le seul pays au monde à abaisser l'âge de départ à la retraite à 60 ans (François Mitterand en 1983) provoquant la catastrophe budgétaire que l'on sait et fragilisant le système par répartition alors que les études montrent que le maintenir au niveau de l'époque aurait eu pour conséquence (positive) un exédent de 5 milliards d'euros (contre un déficit de 32 milliards d'euros aujourd'hui) ? La France serait le seul pays au monde à avoir raison (quelle arogance !) alors que tous les autres pays se tromperaient en augmentant progressivement l'âge de départ à la retraite à 65, 66, 67, 68 ans ?

Pourquoi ne pas dire aussi à celles et ceux dont l'espérance de vie a progressé de 15 ans dans la période que travailler plus, c'est bien gagner plus, le passage à la retraite imputant fortement les revenus des séniors, pourtant de plus en plus en forme ? Un sénior qui travaille, c'est un sénior qui consomme, qui crée de la demande, qui crée de l'emploi, qui finance les jeunes arrivant plus tard que nos ainés sur le marché de l'emploi !

Il serait temps que la valeur TRAVAIL redevienne une valeur nationale et familiale portée par une Education Nationale qui porte bien mal son nom, l'éducation revenant prioritairement à la famille, l'Enseignement à l'Ecole de la république.

Adaptons nos 38 régimes de retraites (un record !) à la vie d'aujourd'hui et à la pénibilité REELLE de certaines situations. Arrêtons de crier à l'injustice pour des raisons électorales. La vrai injustice est celle qui consiste à ne pas avoir d'emploi ou plus de retraites à la fin de sa vie active.

17/09/2010

L'équité de la réforme des retraites

La réforme des retraites a été adoptée en 1ere lecture à l'Assemblée Nationale. C'est une bonne chose pour les Françaises et les Français qui, pour la plupart, pensaient ne pouvoir jamais en bénéficier. Le régime général était à ce point fragilisé que la question même du paiement commençait à se poser.

Fallait-il ne rien faire comme le proposait le parti socialiste ou les syndicats ? En effet, repousser les prises de décisions ou inventer des mesures aussi inutiles que dangereuses revenait bien à ne rien faire !

Quant à prendre sur les bénéfices des sociétés du CAC40 (47 milliards d'euros en 2009) pour les redistribuer, voici un petit calcul intéressant : distribuer 47 milliards à 16 millions de personnes revient à donner 244 euros par mois à chacun, ce qui est considérable. Mais les entreprises, ainsi privées de leurs bénéfices ne peuvent plus ni distribuer des dividendes aux actionnaires qui leur prêtent de l'argent (et donc créent des emplois), ni investir dans l'entreprises pour développer des marchés (et donc maintiennent l'emploi).

Alors : faut-il avoir des retraités "riches" de 2937 euros à la fin de l'année et tripler le nombre de chomeurs ou trouver un équilibre pour obtenir une réforme juste et responsable (sans démagogie) ?

En voici les points essentiels :

Quelques chiffres suffisent pour prendre conscience du problème que pose le financement des pensions de retraite en France.

Il y a en France 16 millions de retraités, soit près d’un quart de la population. Les pensions qui leur sont versées représentent 279 Mds €, soit plus de 14 % du PIB. Elles permettent d’assurer un montant moyen de pension de 1 400 € mensuels, en augmentation de 0,6 % en plus de l’inflation chaque année.

En raison de la forte croissance du nombre de retraités (+ 280 000 par an depuis 2006), les régimes de retraite sont confrontés à des déficits importants. Ce déficit s’élève aujourd’hui à 32 Mds € et on estime que si rien n’est fait, il ira en s’aggravant dans les années à venir (70 Mds € en 2030, 100 Mds € en 2050).

Seule une réforme pourra rétablir l’équilibre financier de notre système de retraite et garantir sa pérennité.

Pour rééquilibrer et pérenniser le modèle français de retraites par répartition, ce projet de loi propose une réforme efficace et juste construite autour de quatre orientations :

1/ Augmenter la durée d'activité de manière progressive et juste.

L'âge de la retraite sera progressivement augmenté de quatre mois par an dans l'ensemble des régimes de retraite pour atteindre 62 ans en 2018. L'âge du taux plein sera également relevé progressivement de deux ans dans le secteur privé, de même que les limites d'âge applicables aux fonctionnaires qui constituent pour eux l'âge du taux plein. S'agissant des magistrats de l'ordre judiciaire, dont la limite d'âge est fixée par l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, le même relèvement fait l'objet d'un projet de loi organique présenté par la ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés. Les régimes spéciaux seront par ailleurs réformés pour se voir appliquer l'augmentation de l'âge de la retraite à compter de 2017.

Suivant la règle fixée par la loi du 21 août 2003, la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein passera à 41 ans et un trimestre en 2013 et restera stable en 2014.

Dans un souci d'équité, le dispositif « carrières longues » créé en 2003 sera préservé et élargi aux salariés qui ont commencé à travailler à 17 ans. Tous les salariés concernés pourront partir au plus tard à 60 ans.

Ce texte crée également un droit social nouveau qui permettra à ceux qui ont été exposés à des facteurs de pénibilité de continuer de partir à 60 ans, avec une retraite à taux plein.

Enfin, l'effort en faveur de l'emploi des seniors sera poursuivi et amplifié : une aide à l'embauche pour les chômeurs de plus de 55 ans sera créée.

2/ Renforcer l'équité du système de retraites.

Des mesures de convergence entre public et privé sont prévues : le taux de cotisation acquitté par les fonctionnaires sera porté de 7,85 % à 10,55 % en 10 ans ; le dispositif de départ anticipé sans condition d'âge pour les parents de trois enfants ayant 15 ans de service sera fermé à compter de 2012; le minimum garanti sera désormais soumis à la même condition d'activité que dans le secteur privé.

Par ailleurs, le Gouvernement proposera, dans les prochaines lois de finances et de financement de la sécurité sociale, des mesures de recettes à hauteur d'environ 4 milliards d'euros, principalement sur les hauts revenus, les revenus du capital et les entreprises.

3/ Améliorer les mécanismes de solidarité.

Les jeunes qui rencontrent des difficultés pour trouver leur premier emploi bénéficieront de six trimestres validés gratuitement en début de carrière, contre quatre aujourd'hui.

Les indemnités journalières que perçoivent les femmes au cours de leur congé de maternité seront prises en compte dans le salaire de l'année de leur accouchement pour que ce congé ne fasse plus baisser leur retraite.

La retraite des exploitants agricoles sera améliorée, en particulier en assouplissant les conditions d'accès au minimum vieillesse.

4/ Renforcer la compréhension par les Français des règles de la retraite.

Dans la continuité des précédentes réformes, différentes mesures renforceront l'information des assurés sur leur retraite.

Le projet de loi a reçu un avis favorable des conseils d'administration des organismes de sécurité sociale du régime général qui ont été consultés. Cette réforme permettra aux régimes de retraites de renouer avec l'équilibre dès 2018. Les déficits accumulés d'ici cette date seront repris par la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES), qui se verra transférer en contrepartie les actifs et ressources du Fonds de réserve des retraites.