09.12.2009

Jean-Paul Huchon condamné pour «prise illégale d'intérêts»

Le président socialiste de la région Ile-de-France est condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, 60.000 euros d’amende et un an de privation des droits civiques et civils • Il compte faire appel, ce qui suspend l'exécution de la peine.

Il faut garder en tête ce jugement de février 2007 pour comprendre comment la gestion calamiteuse de la Région Ile de France, dirigée par Jean-Paul Huchon aboutit au résultat que l'on subit tous : insécurité galopante, mauvaise qualité des réseaux de transport, mauvaise gestion des infrastructures.

Comment dans ces conditions faire confiance à ces socialistes affairistes et intrigants qui se passent des contrats entre eux tout en touchant des indemnités chômage ! Jean-Paul Huchon et ses amis veulent se représenter aux élections régionales ? Il est grand temps de leur dire que tout cela suffit !

A.D. (avec agences)

 

(Jean-Paul Huchon. REUTERS)

Jean-Paul Huchon, poursuivi pour «prise illégale d’intérêts», a été condamné mardi à Paris à six mois d’emprisonnement avec sursis, 60.000 euros d’amende et un an de privation des droits civiques et civils, c’est à dire un an d’inéligibilité. Le président PS de la région Ile-de-France était absent à l’énoncé de son jugement mais son avocat a annoncé qu’il ferait appel, ce qui suspend l’exécution de la peine et ne l’oblige donc pas à démissionner de ses fonctions.Il lui est reproché d'avoir poussé le Conseil régional qu'il dirige à passer contrat avec trois sociétés de communication qui employaient sa femme, en 2002 et 2003. L’élu n’a en revanche pas été condamné pour avoir embauché son épouse au sein de son propre cabinet en 2004, après sa réelection à la tête de la région. Il ne s’agissait pas d’un emploi fictif ou sans lien avec la région, et la loi n’interdit pas aux élus d’embaucher des membres de leur famille, dit le tribunal.

Sa femme, Dominique Le Texier, est condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende pour «recel de prise illégale d’intérêt». Elle a «sciemment profité des fonctions exercées par son mari», dit le tribunal. Il souligne que les manoeuvres frauduleuses lui ont permis de toucher des indemnités de chômage entre deux contrats.

«Jean-Paul Huchon a fait prévaloir un intérêt personnel sur l’intérêt général dont il est pourtant le garant en sa qualité d’élu» dit le jugement. Il a donc «porté atteinte à l’indispensable devoir d’impartialité que doivent présenter les élus», estime le tribunal, qui conclut: «Un tel comportement participe inévitablement à la dégradation des responsables politiques et nuit à l’indispensable confiance que les citoyens doivent avoir dans leurs représentants».

Le 15 janvier, le parquet avait requis dix mois de prison avec sursis, 75.000 euros d’amende et un an d’inéligibilité contre Huchon, ainsi que six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende contre son épouse. Le procureur soulignait alors qu’un élu comme le président du conseil régional se devait d’être «insoupçonnable» et «désintéressé». Lors de l’audience, Huchon avait affirmé qu’il ignorait tout des liens professionnels que sa femme entretenait avec des sociétés en contrat avec la région.

07.12.2009

L'impolitesse de Martine AUBRY

Euro 2016 : Martine Aubry oublie une réunion stratégique à l’Elysée
Carton jaune pour Martine Aubry ! Alors que tous les maires des villes concernées par l’organisation de l’Euro 2016 de football étaient présents, mercredi, autour de Nicolas Sarkozy , la maire de Lille a brillé par son absence La vidéo de Marc Philippe Daubresse et David Douillet

« Je ne veux pas que les Lillois soient les otages de la politique politicienne ».


Mercredi, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a regretté  l’absence de Martine Aubry, maire de Lille, qui devait participer à l’Elysée à une réunion sur le financement de la rénovation (ou de la construction) des stades pouvant accueillir cet évènement sportif.


Des  maires des villes de Bordeaux,  Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nice, Paris (représenté par Anne Hidalgo), Saint-Denis, Saint-Etienne, Strasbourg et Toulouse, seule Martine Aubry, maire de Lille, a brillé par son absence.


Une « attitude pas très républicaine », note Frédéric Lefebvre sur sa page Facebook, soulignant que cette absence « non représentée, non excusée (…)  dénote un manque de solidarité avec la France candidate et avec les autres villes unies pour renforcer nos chances ».


Lors de cette réunion, les maires des villes concernées ont appris que leurs projets obtiendraient une aide financière à hauteur de 10%. Et ce, même si la France n’est pas retenue pour l’organisation de l’Euro 2016.

J'ajouterais que le fonds du problème reste tout de même cette impolitesse et ces incivilités répétés au sein du parti socialiste. On peut ne pas être d'accord ou ne pas aimer la politique ou ne rien avoir à dire ou à proposer, mais Madame Aubry pourrait au moins penser à s'excuser de na pas participer à une réunion à laquelle elle est invitée. Cela s'appelle du savoir vivre et de la politesse. Mais il est vrai que les socialistes avaient déjà supprimé l'Education Civique dans les Ecoles avec les résultats que l'on sait.

25.09.2009

Impôts locaux : l’UMP tonne contre le PS

Le parti présidentiel dénonce la gestion des régions par la gauche.


Les impôts locaux ont flambé depuis 2004 : à qui la faute ? L’UMP, qui présentait mercredi le «livre noir des régions socialistes», en impute la responsabilité à la gauche, qui gère 20 des 22 régions françaises. Les présidents de régions PS et leurs adjoints Verts et communistes ripostent en mettant en cause les «transferts de charges de l’État non compensés» et relativisent l’aggravation de la pression fiscale. Le sujet promet des belles empoignades d’ici aux élections régionales de mars, où la droite espère reconquérir sept présidences.


«Les présidents de régions PS ont augmenté leurs impôts de plus de 35 % en moyenne depuis 2004, accuse Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil d’Ile-de-France. Les contribuables leur doivent un prélèvement supplémentaire de 2 milliards d’euros par an !» Des hausses très fortes ont été décidées par les conseils régionaux après les élections de 2004 (+21 % en moyenne en 2005). L’escalade s’est poursuivie en 2006, mais dans une moindre mesure (+7,5 % en moyenne). Les années suivantes, à mesure que l’échéance des régionales de mars 2010 se rapprochait, les impôts régionaux ont augmenté plus légèrement ou sont restés stables.
L’ampleur de la flambée fiscale varie beaucoup d’une région à l’autre. Selon l’UMP, en six ans, Languedoc-Roussillon a augmenté sa taxe foncière et sa taxe professionnelle - respectivement payées par les propriétaires d’un logement et par les entreprises- de 91 % et 90 %. L’Auvergne aurait augmenté de 71 % tant la taxe foncière que la taxe professionnelle. Et le contribuable bourguignon aurait vu ces deux impôts faire un bond respectif de 60 % et 86 %.


Les automobilistes ne sont pas épargnés. La taxe sur les cartes grises aurait grimpé de 59 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur en six ans. Selon le parti présidentiel, pour la seule année 2006, les automobilistes d’Ile-de-France ont dû payer de 50 à 150 euros de plus pour acheter leur carte grise. Quelques régions gérées par la gauche, en revanche, ont connu des augmentations plus modérées. Les propriétaires de logement de Haute-Normandie n’auraient vu leur taxe foncière croître que de 10 % en six ans. Et, en Poitou-Charentes, Ségolène Royal a pris soin de n’augmenter les deux principaux impôts régionaux que de 12 % et 16 %.


L’UMP se plaît à épingler certains exemples de clientélisme ou de dépenses contestables. On apprend ainsi que le conseil régional d’Ile-de-France a cru devoir consacrer 15 000 € au financement d’un emploi tremplin d’un «phonothécaire» à l’Institut CGT d’histoire sociale et 6 480 € au financement d’une thèse sur «La nécrophilie au XIXe siècle : réalités et fantasmes». L’auteur d’un projet de recherche sur «Les plantes médicinales et les savoirs ancestraux au Chili» s’est vu octroyer 10 000 €. Et les budgets de communication flambent souvent, tel celui de la Lorraine, qui aurait crû de plus de 56 % depuis 2004.
Autant d’arguments «démagogiques et scandaleux», à en croire Alain Rousset, président PS de l’Association des régions de France. «Les régions n’existent que depuis vingt-trois ans et la fiscalité régionale ne représente que 5 % des impôts locaux, argumente le président de la région Aquitaine. Pour obtenir la même somme, une commune peut se contenter de relever ses taux de 2 % et un département de 4 %, alors qu’une région doit les accroître de 20 %.» Georges Frêche, président PS de Languedoc-Roussillon, se plaît pour sa part à souligner que ses «hausses d’impôts restent faibles en valeur absolue. Elles représentent l’équivalent de quelques paquets de cigarettes» .
Tous les présidents de régions PS mettent en cause le «désengagement de l’État». Et l’UMP rétorque que l’État paye une partie des impôts décidés par les régions en raison des exonérations et dégrèvements accordés à de nombreux contribuables… Une campagne régionale animée en perspective.

17.05.2009

Paris : la nouvelle fracture urbaine de Bertrand Delanöe

Paris : la nouvelle fracture urbaine de Bertrand Delanöe

Une ville et un département récents

Si Lutèce existe dès le Ier siècle, Paris est à la fois ville et département depuis seulement le 1er janvier 1968. 20 arrondissements la composent, avec à leur tête un maire et son conseil d’arrondissement (loi PLM de 1982). Au total, 163 conseillers de Paris et 354 conseillers d’arrondissement y sont élus.

La fonction de maire de Paris est elle aussi récente ; elle n’existe que depuis 1977. Cette particularité est liée à l’Histoire de la ville, siège du pouvoir insurrectionnel lors de la Commune en 1871.

Le premier maire de Paris fut donc Jacques Chirac, élu par le Conseil de Paris le 25 mars 1977.

Paris occupe une place à part au sein des grandes villes françaises. Cette particularité vient tant de son statut de capitale que de l’historique centralisation du pouvoir qui caractérise la France. « Paris n’est pas une ville, c’est un gouvernement », disait Victor Hugo à propos de la capitale française.

Ainsi, Paris, dont le budget s’élève à plus de sept milliards d’euros, réunit plus de deux millions d’habitants et plus de dix millions de personnes pendant la journée, concentre les pouvoirs politique et administratif, accumule près d’un tiers du PIB grâce au nombre élevé de grandes entreprises, regroupe les universités et grandes écoles les plus prestigieuses et constitue un vaste bassin d’emplois et de consommation. Si tous ces atouts sont une force, ils sont aussi source d’une certaine complexité.

Ces éléments historiques et politiques sur la ville lumière doivent enfin être complétés par des précisions sur la sociologie de la population parisienne. A l’instar d’autres grandes métropoles, celle-ci a beaucoup changé en trente ans. Les quartiers du centre de Paris ayant connu d’importantes mutations, ce qui a fait croître les prix de l’immobilier, les populations modestes et intermédiaires se sont vues remplacées par une catégorie sociale plus aisée.

Celle-ci cohabite avec une catégorie de Parisiens plus populaire qui concentre davantage de difficultés sociales : échec scolaire, taux de chômage élevé ou taux de pauvreté plus important. La politique de Bertrand Delanoë boutant hors de Paris les classes moyennes et les familles, la capitale tend à opposer « le Paris des plus aisés à celui des plus aidés ».

La sociologie de la population évolue et modifie les désirs et besoins des Parisiennes et des Parisiens. Après plus de deux décennies à droite, la capitale est tombée entre les mains de la gauche en 2001, comme la région trois ans plus tôt. Mais en huit ans de gestion socialiste, les problèmes subsistent et la gestion de Paris par la gauche a atteint ses limites, arborant de plus en plus son vrai visage.

Destruction et reconstruction du stade Jean Bouin

Novembre 2008 : la ville de Paris a décidé de détruire et reconstruire le stade Jean Bouin, dans le XVIe arrondissement, un stade mythique plus que centenaire. Ce stade omnisport, qui peut accueillir aujourd’hui 9 200 personnes, a été jugé trop petit. Le futur stade Jean Bouin pourra en accueillir 20 000, alors que le stade Charléty, situé dans le XIIIe arrondissement, pouvait largement convenir.

Le projet colossalement onéreux coûtera au contribuable parisien plus de 170 millions d’euros, soit la moitié des recettes dégagées par la hausse des impôts locaux en 2009. En temps de crise, la manœuvre est franchement fâcheuse.

Huit années de gestion par Bertrand Delanoë

La gestion de Paris ne correspond pas à l’image idyllique qui en est souvent véhiculée, loin s’en faut. Paris, ce n’est pas seulement la Nuit blanche, Vélib’ et Paris plage. Paris, c’est aussi un maire qui a inventé les embouteillages de nuit comme le week-end, supprimé 11 000 places de stationnement, augmenté le nombre de demandeurs de logements et préconisé le matraquage fiscal.

Dépenses de fonctionnement : + 1,3 milliard entre 2001 et 2008

Cette hausse spectaculaire est la conséquence de la politique dispendieuse de Bertrand Delanoë. Explosion des frais de communication (+ 6,33 millions d’euros), augmentation des subventions aux associations (+ 80 millions d’euros), création de 8 000 postes de fonctionnaires (35 heures obligent), sans amélioration notoire des services municipaux dont la propreté est l’exemple le plus symptomatique. Toutefois, des indications précises et chiffrées font défaut.

En effet, le chantre de la transparence refuse depuis huit ans de procéder à un audit budgétaire et financier de la collectivité parisienne, comme le lui demande l’opposition. Rappelons qu’en 2001 au lendemain de son élection, Bertrand Delanoë s’est empressé de faire voter un tel audit pour confondre la droite et établir que la capitale était mal gérée.

Cet audit a conclu à un état exceptionnel des finances de la ville de Paris.

Le coup de massue fiscale donné aux Parisiennes et aux Parisiens

« J’ai pris l’engagement devant tous les Parisiens de ne pas alourdir la fiscalité et de maintenir inchangés les taux des impôts locaux sur toute la durée de la mandature. Cet engagement sera respecté ». Ainsi s’exprimait le maire de Paris en 2002 dans une brochure consacrée aux impôts locaux.

Cette affirmation est vraie pour la fiscalité directe, erronée pour la fiscalité indirecte. Ainsi, la taxe de balayage et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères que supportent les ménages parisiens ont respectivement augmenté de 10,9% et 17,7% entre 2001 et 2008, pénalisant le développement économique. Au total, les recettes liées à la fiscalité directe et indirecte ont cru de 41%.

Pendant sa première mandature, le maire de Paris a en outre bénéficié de la colossale hausse des droits de mutation, ces taxes dont bénéficie la ville à chaque transaction immobilière (cinq milliards d’euros entre 2001 et 2008). Il les a gaspillés sans en anticiper la baisse. Si ces sept années ont été marquées par la « speculo dépendance », celle qui s’ouvre démarre sur une « fiscalité aigue ». La chute du marché immobilier va entraîner une moins-value de 250 millions d’euros minimum, qui sera assumée par le contribuable.

Le maire de Paris avait prévenu qu’une hausse « modérée » des impôts locaux interviendrait au début de la mandature. Modérée, c’est peu dire. L’augmentation qui vient frapper les ménages parisiens est un coup de massue fiscale. La hausse de 9% du taux des impôts locaux conjuguée à la création d’une taxe foncière départementale d’un taux de 3% aboutit en fait à un bond des taux de plus de 50%. Cette envolée sera bien entendu répercutée par les propriétaires sur leurs locataires.

L’exécutif socialiste justifie cette hausse par le prétendu désengagement de l’Etat. Ce dernier honore pourtant à la lettre ses obligations légales. La majorité socialiste a beau jeu de formuler cette attaque, alors que ses parlementaires n’ont pas voté le plan de relance du gouvernement. En effet, ce plan de relance prévoit notamment un versement anticipé des attributions du fonds de compensation pour la TVA (FCTVA) pour les collectivités.

Cette augmentation des impôts servira aussi à financer les sept millions d’euros prévus pour étendre Vélib’ à la banlieue.

Cette extension est une opportunité pour les Parisiens et les habitants des communes qui vont en bénéficier. Pour autant, la méthode est contestable : Bertrand Delanoë n’a pas associé les communes voisines à l’origine du projet. Ce sont donc les impôts des Parisiens qui financeront ce coûteux projet.

Bouter dehors les classes moyennes et les familles

En 2001, Paris comptait 93 000 demandeurs de logement sociaux. aujourd’hui, ils sont 117 000, une hausse de 20,5%.

Bertrand Delanoë se targue d’avoir créé 30 000 logements sociaux entre 2001 et 2007, et en prévoit 40 000 entre 2008 et 2014. Or créer, c’est-à-dire financer, ne signifie pas construire et livrer des logements. Son objectif est clair : atteindre le seuil fixé par la loi SRU de 20% de logements sociaux. C’est là un objectif louable, mais il le serait d’autant plus s’il construisait réellement des logements.

Car le maire de Paris achète à prix d’or des immeubles dans les beaux quartiers, au nom d’une soi-disant mixité sociale. A prix d’or, oui : en novembre 2008, la Ville de Paris a fait l’acquisition de logements dans l’ouest parisien pour 8 900 euros du mètre carré ! Imaginez le coût d’un immeuble…

Les occupants de ces appartements ne quittant pas les lieux, cette politique n’augmente pas l’offre de logements sociaux.

Au contraire, elle appauvrit plus encore l’offre dans le privé. Résultat, le prix des loyers continue à grimper et les classes moyennes et les familles désertent Paris. La mixité sociale est pourtant un maintien de l’équilibre entre les logements très sociaux et les logements intermédiaires réservés aux classes moyennes (infirmiers, gardiens de la paix, instituteurs, mais

aussi retraités).

Travaux de voirie : 1,3 milliard d’euros

Au cours de son premier mandat, le maire de Paris a engagé des dépenses faramineuses dans l’aménagement de la voirie. Ce sont ainsi quelque 1,3 milliards d’euros qui ont été consacrés à la plantation de potelets sur les trottoirs de la quasi-totalité des rues, à la modification des sens de circulation, à l’aménagement de couloirs de bus, etc.

La guerre déclarée aux automobilistes parisien

On circule mal et on ne stationne plus à Paris. Au nom de l’idéologie socialo-verte, le maire de Paris a diabolisé l’usage et l’usager de la voiture par des projets et aménagements anti-automobilistes : suppression de 11 000 places de stationnement de surface depuis 2001, sans la moindre création de places en souterrain, multiplication des couloirs de bus, augmentation de 20% du prix du stationnement en 2009, modification du sens de circulation des voies, qui s’est traduit par une gabegie des budgets consacrés à l’aménagement d’espaces publics (1,5 milliard d’euros).

Depuis 2001, les embouteillages de nuit ont fait leur apparition et 17% des véhicules qui circulent dans la capitale sont à la recherche d’une place de stationnement. Et les transports en commun sont eux aussi engorgés. La ville de Paris a multiplié les interdictions dans l’espace public. Des forêts de potelets sont venues arborer les trottoirs des rues, des zones de toutes sortes ont été aménagées pour mieux contraindre deux-roues, automobilistes, cyclistes ou piétons, et les interdictions de stationner ont bourgeonné. A souligner : les recommandations faites en la matière par les conseils de quartiers des arrondissements de droite ont systématiquement été écartées.

100 000 emplois perdus ou la fuite des entreprises

Depuis 2001, l’économie parisienne tourne au ralenti. 4 700 entreprises ont quitté Paris et 3 646 s’y sont implantées (-1054), le taux de chômage (7,3%) y est bien supérieur à celui de l’Ile-de-France (6,5%) et la capitale figure au 15e rang des grandes métropoles européennes en terme d’attractivité.

Bertrand Delanoë mène une politique idéologique anti-économique, actionnant insidieusement l’impôt économique : hausse de 100% dans certains cas des droits de voirie qui contraignent l’activité des commerçants, augmentation de 30% des droits de places des commerçants des marchés couverts, etc. Avec ces hausses irresponsables, Bertrand Delanoë ne refera jamais de Paris la capitale de l’emploi ; à se demander s’il ne le fait pas volontairement.

Du mépris de l’opposition

Ce mépris de l’opposition est déconcertant, surtout chez un maire qui prétend être le grand défenseur de la transparence et du débat démocratique. Ainsi, depuis le début de la mandature, sur 144 questions écrites posées, 72 n’ont pas eu de réponse ; sur 24 amendements, 1 seul a été adopté, 20 rejetés et 3 retirés ; sur 257 vœux, 48 ont été adoptés, 165 rejetés et 43 retirés. Bien souvent, le conseil de Paris est une chambre d’enregistrement, une chambre d’information. C’est la preuve du sectarisme de l’exécutif socialiste.

A souligner également : pour des projets tels la décentralisation à Paris, la consultation de l’ensemble des maires et conseils d’arrondissement laisse à désirer. Et lorsqu’une concertation est organisée, les décisions sont bien souvent ficelées par avance.

Quelles perspectives pour la capitale française ?

Comme tous les Français, les Parisiennes et les Parisiens sont touchés par la crise actuelle. En faisant le choix d’augmenter massivement les impôts locaux, Bertrand Delanoë ampute leur pouvoir d’achat. Or, dans cette situation, la première mesure à prendre eut été de revoir cette hausse dans un sens plus réaliste et plus raisonnable. C’est ce que les élus UMP du conseil de Paris ont demandé, en vain, au maire de Paris.

Dans ce contexte difficile, l’avenir économique et social de la capitale nécessite de se concentrer sur les universités, la recherche et l’innovation. Mais la politique proposée en la matière par l’exécutif parisien n’est qu’une annonce en grandes pompes d’un milliard d’euros toujours introuvable, sans pour autant améliorer la vie universitaire.

Dans la lignée de ce que réalise l’Etat pour les universités parisiennes, l’exécutif, borné sur le logement social, devrait avoir plus d’audace et revoir ses choix immobiliers en faveur du logement des étudiants et apprentis. Il devrait aussi développer les « produits d’appel » des universités parisiennes. Par exemple, le développement des bibliothèques, en augmentant le nombre de places de travail dotées d’une connexion Internet, en repensant les horaires et les jours d’ouverture.

Une impulsion forte et lisible en faveur des universités, de la recherche et de l’innovation améliorerait l’attractivité et le rayonnement de Paris, et la ferait enfin accéder dans ce domaine au rang de métropole européenne.

En matière de logements sociaux, les élus UMP de Paris mettent l’accent sur la nécessité de consacrer une partie des logements intermédiaires aux classes moyennes, et notamment aux familles, dans tous les arrondissements parisiens. C’est en effet la condition d’une véritable mixité sociale dans la capitale. Ils demandent également qu’une politique volontariste d’accession sociale à la propriété soit mise en place.

La sécurité, avec notamment la vidéo-protection, est un enjeu majeur pour la qualité de vie des Parisiens. La majorité municipale ne s’y est convertie que récemment avec le « plan 1 000 caméras ». Elle doit aujourd’hui aller plus loin et penserà un nouveau plan.

Paris et son agglomération ne sont pas adaptées aux enjeux auxquels elles ont à faire face. Paris est engoncée à l’intérieur de son périphérique, alors que des grandes capitales se sont déjà tournées vers les communes qui les bordent, en se dotant d’organismes métropolitains. Il a fallu attendre les initiatives du président de la République pour faire bouger les lignes et mener une réflexion de fond sur la gouvernance ou l’aménagement du territoire de l’agglomération parisienne.

En effet, comment résoudre la problématique des transports, de l’aménagement du territoire, de l’environnement, du logement et de l’urbanisme, du développement économique, sinon en réfléchissant à une collaboration plus étroite des collectivités ?

Sur cette question, les élus UMP de Paris souhaitent que le statu quo ne perdure pas et qu’une métropole soit créée rapidement. Ce n’est pas le syndicat mixte d’études Paris Métropole cher à Bertrand Delanoë, mais sans vision, ni moyen, ni même projet stratégique, qui permettra de relever ces défis du XXIe siècle. Le Grand Paris est une occasion unique de créer des synergies et de mettre en commun des compétences et des moyens, pour gérer certains problèmes communs aux collectivités de la région capitale.

Vouloir le Grand Paris va de paire avec une meilleure décentralisation et déconcentration des services, c’est-à-dire un rééquilibrage des pouvoirs de la Mairie centrale et des Mairies d’arrondissement pour une véritable politique de proximité.

21.11.2008

Jean-Paul Huchon condamné en appel

PARIS - La peine d'un an d'inéligibilité prononcée en première instance en 2007 contre le président socialiste de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, pour prise illégale d'intérêt a été annulée par la cour d'appel de Paris.

La peine d'un an d'inéligibilité prononcée en première instance en 2007 contre le président socialiste de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, pour "prise illégale d'intérêt" a été annulée par la cour d'appel de Paris. La cour confirme cependant sa culpabilité et l'autre peine de six mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende. (Reuters/Daniel Joubert)

La cour confirme cependant sa culpabilité et l'autre peine de six mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende.

En principe, une inéligibilité de cinq ans dans ce type d'affaires est automatique même si elle ne figure pas explicitement dans la décision, mais la cour a décidé de ne pas appliquer cette disposition à l'élu, estimant que l'affaire ne le justifiait pas.

Le président de la région Île-de-France est condamné pour des marchés publics de communication passés en 2002 et 2003 entre le conseil régional et trois sociétés employant son épouse, Dominique Le Texier.

En première instance, Jean-Paul Huchon avait nié tout délit, mais il a reconnu les faits en appel, tout en expliquant qu'il n'en avait pas perçu l'illégalité.

La cour d'appel a par ailleurs confirmé la condamnation à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende prononcée en première instance contre son épouse.

Thierry Lévêque

17.11.2008

Parti socialiste : le fisco du congrès

 

Par Nicolas Barotte et François-Xavier Bourmaud, envoyés spéciaux à Reims
 
Le vote d'une déléguée socialiste, dimanche à Reims, où François Hollande a renoncé à un ultime discours de premier secrétaire. « Je ne veux pas ajouter de la commisération à l'imposture », a-t-il expliqué .
Le vote d'une déléguée socialiste, dimanche à Reims, où François Hollande a renoncé à un ultime discours de premier secrétaire. « Je ne veux pas ajouter de la commisération à l'imposture », a-t-il expliqué . Crédits photo : AFP

Après trois jours de débats âpres et passionnés, les socialistes sont repartis de leur congrès plus divisés que jamais.

Inextricable puzzle. En arrivant à Reims vendredi, les socialistes ne savent pas dans quoi ils s'engagent. Ils ont beau retourner le problème dans tous les sens, ils n'arrivent pas à trouver de solution. Les experts de l'appareil s'étonnent eux-mêmes. En vieux routier des combinaisons complexes et des congrès socialistes, Jean-Christophe Cambadélis ironise : «N'essayez pas de finir le film avant qu'il ait commencé.» Meilleur commentateur de la vie de son parti, François Hollande commente, en marge du pot d'accueil aux élus à la mairie : «On ne fait pas bien en deux jours ce qu'on aurait dû faire en plusieurs mois.»

Les données sont pourtant simples. Le congrès se résume à une question : pour ou contre Ségolène Royal ? «Le problème, c'est qu'on ne lui fait pas confiance», résume un de ses adversaires. Ils sont trois, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Benoît Hamon, et n'ont plus que deux jours pour trouver une alternative. Mais la rivalité Delanoë-Aubry bloque les discussions. Vendredi matin, le maire de Paris, face à ses éventuels alliés, a encore fait monter les enchères. Au nom de la cohérence sur le fond, il veut être le candidat du rassemblement, s'il y en a un, puisque sa motion est arrivée en deuxième position. Impensable pour les autres : «Aubry est la seule à être en dynamique face à Royal.» Alors, loin des regards, les émissaires des uns et des autres continuent leurs palabres.

De toute façon, tout est bloqué jusqu'à la réunion des délégués de chaque «motion» le vendredi soir. Les royalistes ont la meilleure salle : la plénière, chauffée, tandis que les autres se réunissent dans des tentes dressées sur le parking. Ce soir-là, Ségolène Royal pousse encore un peu son avantage. C'est la fin d'un faux suspens : elle est candidate au poste de premier secrétaire. Benoît Hamon aussi, il est résolu à tenir.

En revanche, ça hésite beaucoup chez les autres. Sous sa tente, Martine Aubry conclut son discours d'un «et maintenant que faut-il faire ?». «Que tu sois première secrétaire !», lance un élu. Applaudissements, mais pas de réponse. À l'autre bout du parking, les partisans de Bertrand Delanoë lui demandent aussi d'être candidat ou, à défaut, qu'un représentant de sa motion le soit, par exemple Pierre Moscovici ou Harlem Désir… Le «tout sauf Royal» n'est pas accepté à la base. Dans la nuit, Bertrand Delanoë et Martine Aubry se retrouvent pour discuter, encore une fois. Mais sans aboutir.

Samedi matin, l'idée d'un affrontement Royal-Aubry, voire Royal-Delanoë, est dans les esprits sans qu'un scénario se profile. Et s'il y avait quatre candidats ? Les discours de l'après-midi changent la donne. Les délégués sont décontenancés par l'intervention de Ségolène Royal, qui alterne «provocations» ou «vérités qui dérangent», selon le point de vue. Des sifflets copieux se mêlent aux acclamations. Sa proposition de consulter les militants sur le problème des alliances au centre n'est pas comprise. «Ségolène a ouvert le Frigidaire, mais elle a laissé la porte ouverte. Elle a refroidi tout le congrès», s'amuse une élue proche de Dominique Strauss-Kahn. Quelques minutes plus tard, Martine Aubry prend la parole. Son discours bien ancré à gauche et dans les luttes sociales plaît. Ses partisans se lèvent, entraînant un mouvement général. Commentaire d'un de ses proches : «Ségolène ne rassemble pas, Martine le peut.» Certes, Manuel Valls prévient : «Ne vous laissez pas troubler par des embrassades qui camouflent des désaccords sérieux.» Mais le front anti-Royal vient de marquer un point. Les discussions ont progressé dans ce camp : un texte commun est quasiment terminé.

 

Une ambiance «lunaire»

 

Le temps presse. L'heure de la réunion de la commission des résolutions approche, là où peut se nouer ou pas une majorité. Avant de s'y rendre, chaque camp réunit une dernière fois ses délégués. Bertrand Delanoë veut un accord avec Martine Aubry. «Si je peux, je serai candidat et si ce n'est pas le cas, je ferai tout mon possible pour que ce soit quelqu'un de notre motion», ajoute-t-il. Après lui, François Hollande est aussi catégorique : «Il faut une nouvelle majorité, elle ne sera pas trouvée avec la motion» de Ségolène Royal. Chez Martine Aubry, on souhaite aussi un accord, éventuellement avec Benoît Hamon.

Vers 22 heures, samedi, les 102 membres de la commission des résolutions arrivent au centre des expositions, à Reims. Installés au premier étage, ils disposent d'un fumoir et de plateaux-repas. La nuit peut être longue. François Hollande préside la séance, mais c'est à la motion arrivée en première position, celle de Ségolène Royal, de chercher un rassemblement sur sa ligne. «L'ambiance est lunaire», dit un royaliste. Leurs propositions sont rejetées en bloc. Les SMS de leurs adversaires sont impitoyables. «Les royalistes pourrissent l'ambiance.» Le constat de désaccord est rapidement établi.

Minuit passé, une suspension de séance est demandée. Les partisans de Royal n'en peuvent plus. Pendant ce temps, Aubry, Delanoë et Hamon s'enferment, pour démêler entre eux la question du candidat. Rien n'y fait. Aubry propose que Hamon soit le candidat commun. Une suggestion inacceptable, elle le sait, pour Delanoë. Un autre nom est avancé : Harlem Désir, le bras droit du maire de Paris. À ce moment, c'est Henri Emmanuelli qui fait part de son désaccord.

À 1 h 20, Ségolène Royal quitte la commission et dénonce les «méthodes d'un autre âge» qui lui font barrage. Elle «en appelle au vote des militants». Après son départ dans la bousculade, Manuel Valls s'attarde un peu pour commenter la mainmise sur le parti et les divergences profondes entre les trois autres camps : l'Europe, la politique économique…

À l'étage, on s'inquiète. «Qu'a dit Royal ?» Pour répondre aux critiques de la présidente de Poitou-Charentes, Pierre Moscovici rejoint les journalistes. Il justifie que les discussions se poursuivent : «Il est logique d'explorer d'autres solutions et il faut éviter de pousser des cris d'orfraies en dénonçant je ne sais quelle pratique d'un autre âge.»

Mais à partir du moment où aucune solution n'est possible sur le nom d'un candidat commun, la réunion tourne court. À 2 h 45, François Hollande met un terme à la commission des résolutions. Benoît Hamon ne reste pas plus longtemps. «Je suis toujours candidat à incarner le changement, affirme le quadragénaire à la sortie. Ce qui se joue ce soir, ce n'est pas la bataille entre le vieux et le jeune PS.» Il pense avoir un accord avec Martine Aubry. Celle-ci ne tarde pas ensuite. Mais la maire de Lille, le visage fermé, ne lâche pas un mot, pas plus que ses soutiens. «Le PS est bloqué. Il est de notre responsabilité de le remettre en mouvement. Nous préférons le silence, vous le comprendrez», se contente de dire l'un de ses soutiens, Arnaud Montebourg.

 

Le succès des combinaisons

 

À l'étage, il ne reste que le camp de Bertrand Delanoë et François Hollande. Le numéro un du PS finit par descendre pour une déclaration «en tant que premier secrétaire». «J'ai pris acte qu'il n'y avait pas de majorité au PS», reconnaît-il.

Après avoir défendu les règles de fonctionnement de son parti, il se veut optimiste : «Le PS aura une majorité après l'élection de son premier secrétaire.» Pendant ce temps, Bertrand Delanoë, défait, s'éclipse par une porte dérobée. À plus de 3 heures du matin, le PS n'a que deux candidats déclarés au poste de premier secrétaire. Mais il reste encore quelques heures. Le dépôt des candidatures est fixé au dimanche matin.

Martine Aubry doit maintenant décider. Pressée par ses partisans, rassurée par l'accueil des militants, elle franchit le pas de la candidature. D'un SMS, elle prévient Benoît Hamon. Claude Bartolone annonce la nouvelle en assemblée de motion. «Je suis autorisé à vous annoncer que Martine pose sa candidature.» Les applaudissements fusent.

Sous la tente de Bertrand Delanoë, en revanche, l'ambiance est lourde. Les traits tirés, le maire de Paris prend acte de son échec. «Je ne serai pas candidat», leur explique-t-il en leur laissant désormais «la liberté de vote». Mais les mots les plus amers, en forme d'adieu, viennent de François Hollande. Il ne parlera pas à la tribune pour un ultime discours de premier secrétaire : «Je ne veux pas ajouter de la commisération à l'imposture», dénonce-t-il. Le congrès de Reims est un échec pour lui et consacre le succès des combinaisons. Il pense surtout au tandem Aubry-Fabius. «J'ai honte pour le PS. Je ne suis pas fier. Et je sais de quoi je parle, j'en ai souffert, de ceux qui manipulent.»

Par Nicolas Barotte et François-Xavier Bourmaud, envoyés spéciaux Le Figaro à Reims

15.11.2008

Anne HIDALGO désavouée dans sa propre circonscription

anne.jpgLes électeurs du 15ème sud n'aiment pas Anne HIDALGO, les militants socialistes font pire, ils la désavouent...

 

Anne HIDALGO soutenait sans réserve Bertrand DELANOE pour le congrès de Reims et pourtant sur le 15ème arrondissement, le Maire de la capitale fait chez les militants socialistes un résultat plus que moyen. Il est même distancé par Ségolene ROYAL dans le sud de l'arrondissement, là ou se présente Madame HIDALGO lors des élections législatives (et où elle perd).

En effet, la motion ROYAL est en tête dans le 15ème sud et les militants socialistes n'ont pas suivi leur baronne locale... Ce résultat qui semble surprenant dans la section de la première adjointe au Maire de Paris est il un signal? Un signal des militants socialistes la poussant à s'en aller à Toulouse, ville où elle à longtemps hésité à partir car plus facilement gagnable pour la gauche que le 15ème ? Après 5 défaites successives dans l'arrondissement, les militants socialistes souhaitent ils lui faire passer un message?

La défaite de Delanoë

Les militants PS ont voté pour les motions en vue du congrès de Reims et ont mis KO le Maire de la capitale.

Ségolene ROYAL arrive nettement en tête (presque 30%) même si elle n'est pas capable d'obtenir seule une majorité. DELANOE est au coude à coude derrière avec Martine AUBRY autour de 25%. Benoit HAMON et c'est une surprise serait autour de 19%.

Bertrand DELANOE qui était certain de sa victoire n'était plus habitué aux échecs électoraux depuis quelques années. Pire, il est bousculé sur Paris, son propre fief où il arrive péniblement en tête. Il est même devancé dans des fiefs socialistes comme le 20ème.

Les adhérents socialistes parisiens lui en ont peut être voulu d'avoir fait une campagne municipale avec un leitmotiv : un Maire à plein temps. Maire à plein temps que Bertand DELANOE n'est plus depuis longtemps, Paris étant trop petit pour ses ambitions…