Un festival de dissidence qui pourrait profiter au Modem et surtout, à Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanoë. Le débat entre les deux principaux candidats se déroule désormais par dépêches AFP interposées.
Anne Hidalgo a remarqué mardi sur les 13 premiers candidats de la liste Goujon, trois seulement habitaient l’arrondissement. La candidate de la gauche a également dénoncé le travail d’intimidation entrepris par Philippe Goujon à l’encontre d’un de ses colistiers, Olivier Courbier, co-directeur du Théo-théâtre (voir notre article ici).
Réaction très énervée de Philippe Goujon mercredi : “Mme Hidalgo, comme à l’accoutumée essaie de salir ses adversaires en procédant par le mensonge et l’invective”. Sur le fond, le déjà député du 15ème se contente, sans démentir les informations d’Anne Hidalgo, de souligner que 41 colistiers sur 51 habitent le 15ème et de réclamer un “maire à plein temps” pour le 15ème (doit on comprendre qu’il démissionnera, en cas de victoire, de son mandat de député et de sa fonction de président de la fédération de l’UMP Paris ?).
La volonté de monsieur Goujon de réserver aux militants UMP du 15ème les places les moins éligibles sur sa liste ne semble pas faire l’unanimité au sein de la droite du 15ème. En cas de victoire de monsieur Goujon, 10 des 13 conseillers de Paris élus du 15ème n’habiteraient pas l’arrondissement. De quoi expliquer la présence de deux listes dissidentes de droite (Gérard d’Aboville et Dominique Baud) et justifier ce commentaire (pour une fois très clairvoyant) de Jean-François Lamour (député UMP et porte parole de Françoise de Panafieu) : “Les rats quittent un navire qui prend l’eau !”





