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17/09/2010

Le nouveau Necker en photos

Le chantier de construction du nouveau Necker se dévoile aux amateurs de photographies. Intitulée « Carnet de chantier » et conçue par Emmanuel Attard, le photographe de l’hôpital, une exposition fait le tour de ce gigantesque chantier dans le hall de la mairie du XVe jusqu’au 19 septembre 2010. Nommé Laennec et situé à l’angle de la rue de Sèvres et du boulevard de Montparnasse, le futur bâtiment rassemblera, sur 55000 m2, les activités chirurgicales, médico-chirurgicales, de réanimation pédiatrique, les urgences, la néonatalogie, la cardiologie ainsi que la maternité.

Il devrait être terminé pour la fin de l’année 2012.

Delanoe-Hidalgo spéculent sur l'immobilier parisien

La nouvelle et forte hausse du prix de l'immobilier à Paris a une cause, régulièrement dénoncée par le Delanopolis depuis deux ans : la raréfaction de l'offre de mètres-carrés provoquée par le coefficient d'occupation des sols malthusien adopté il y a 5 ans et par la politique de préemption tout azimut de la mairie pour ses logements clientélistes.

Cette erreur stratégique de la politique foncière atteint un seuil critique.



Le graphique qui tue !
Le graphique qui tue !
Les prix de l'ancien dans la capitale sont au plus haut selon la dernière étude des notaires d'Ile-de-France : 3.1% d'augmentation entre avril et juin 2010. Sur une année, cette hausse se chiffre à 9.8%. Le prix moyen du m² s'affiche ainsi à 6 680€, ce qui est supérieur au record atteint en septembre 2008 (6 620€/m²). Cette hausse est loin de ralentir et devrait aller au-delà des 10% dans la capitale pour l'année 2010, selon le président de la Chambre des Notaires de Paris.

Dans le reste de l'Ile-de-France, la petite couronne est affectée par la hausse parisienne et voit ses prix augmenter mais dans une moindre mesure : 2.5% pour le second trimestre 2010 (3 680€ par m² en moyenne). Les prix y affichent une croissance de 7.7% sur une année. Dans la grande couronne, les prix ont progressé de 1.5% entre avril et juin 2010, et de 6.8% en glissement annuel. Le prix du mètre carré s'y élève en moyenne à 2 900€.

Le Delanopolis fut le premier à dénoncer la politique contre-productive de la mairie qui, au même moment, réduit la capacité constructive et préempte près de la moitié des immeubles vides à rénover ( voir un rappel en cliquant ici ). Au prétexte d'offrir des logements moins chers aux ménages modestes, elle stimule la hausse des prix et pénalise tout le monde, sauf bien entendu les propriétaires en place qui ont l'intention de vendre à court ou moyen termes pour quitter la capitale ou les locataires dans le social qui n'ont pas l'intention de bouger.

Mais rien n'y fait et chaque conseil de Paris apporte son lot d'immeubles achetés à grands frais grâce à un endettement municipal qui s'accroît progressivement.

Ménages logés dans le social d'un côté (priés de dire merci à la mairie en votant bien) ; propriétaires du privé matraqués par la taxe foncière de l'autre et, tout autour, plèbe malchanceuse ne pouvant s'installer à Paris : telle est la ville duale que Delanoë and Co nous concoctent.


Jeudi 16 Septembre 2010 - Delanopolis.fr

15/02/2010

Précarité à la Mairie de Paris

Intervention de la CGT de la Mairie de Paris

 

« Dans votre bilan social, vous indiquez que vous vous engagez résolument contre la précarité. Or, le vécu des agents non titulaires nous semble bien loin de votre affirmation.

  1. Vous estimez le nombre de non titulaires à 9.6 %, alors que nous sommes au moins 15 et 25 % comme dans la fonction publique territoriale !
  2. Vous sous estimez la réalité de l’emploi précaire. De nombreux collègues cumulent plus de 20 contrats courts de 1 mois, avec la peur à chaque instant de ne pas être renouvelés, alors qu’ils exercent un travail de manière permanente. Ils s’investissent souvent davantage pour garder leur place, jusqu’à ce que du jour au lendemain, l’administration les mette à la porte « après les avoir pressurés comme des torchons ». Et comme ils apprennent souvent le dernier jour, leur non renouvellement, ils se retrouvent sans moyens, avec des indemnités qui tombent très tardivement, avec des difficultés pour le logement, la garde des enfants…. Cette pression au travail, cette menace du chômage et la non reconnaissance du travail accompli, sont le quotidien de la majorité des non titulaires.
  3. Mais, vous surestimez votre politique de dé précarisation : « Ce bilan a permis d’évaluer l’effort consenti par la Ville pour résorber l’emploi précaire ». Vos propos confirment que pour vous, reconnaître les non titulaires et leur permettre moins de précarité, c’est un « Effort » ! Alors que pour nous, c’est le minimum ! Mais en effet, ce n’est que par l’action et la détermination des agents que vous avez dû consentir des déprécarisations :

Pour preuve, dans l’animation, vous avez accordé des contractualisations de faux vacataires, grâce à la mobilisation, sachant qu’ils exigeaient mieux : une titularisation… Aux affaires scolaires, c’est aussi par la mobilisation continue du syndicat et de celles que le Parisien a nommé « les petites mains de la ville de Paris », que des titularisations sont arrachées.

De votre côté, il vous arrive à l’inverse, de faire passer des contractuels vers des vacations. A titre d’exemple, aujourd’hui même, vous avez demandé à 2 directions (Voirie et finances), de reconduire pour la même activité permanente d’adjoint administratif des contractuels en vacation jusqu’au 31 décembre 09, sachant que cela faisait entre 2 et 5 ans que nos collègues s’investissaient dans leur travail. Nous sommes évidemment contre ces méthodes méprisantes et qui mettent nos collègues dans une précarité totale !

Nous sommes étonnés que vous vous targuiez d’avoir vite mis en place le CDI au bout de 6 ans, sachant que nous avons encore des collègues qui n’y ont toujours pas accès. Il y a quelques mois, un vacataire ayant 20 ans d’ancienneté obtenait enfin, avec nous un CDI !

A ce sujet, pour la CGT, la vraie réponse à la précarité de l’emploi et la continuité des services publics, c’est le statut. Le CDI ne doit pas permettre d’éviter de titulariser les personnes qui peuvent l’être comme nous commençons à l’entendre dans certains services. Le CDI doit être au mieux utilisé comme une étape dans l’attente et la victoire d’une nouvelle loi de titularisation par le haut, de la reconnaissance de nouveaux emplois. Il doit aussi permettre à nos 6000 collègues « non européens », de gagner en stabilité étant donné que la Fonction publique territoriale leur est toujours inaccessible !

Enfin, nous tenons à vous dire notre crainte, que vous utilisiez davantage de salariées non titulaires à temps incomplet, ce qui renforcerait le nombre de travailleuses pauvres à la ville de Paris. Nous demandons, l’intégration des agents de la restauration scolaire, afin d’harmoniser les conditions de travail et d’emploi vers le haut pour tout le personnel, et d’aller vers des temps complets pour toutes.

Dans un contexte d’explosion du chômage il est urgent qu’un employeur public comme la Ville de Paris s’engage dans une politique volontariste de dé précarisation qui ne se fasse ni au dépend des non titulaires existant, ni au dépend du service public en :

  • Programmant un plan de titularisation de tous ceux qui le sont immédiatement comme par exemple les agents de ménage, les dames de cantines, les animateurs, les vacataires permanents de la Dac…
  • Accompagnant l’intégration (examen professionnel/formation/concours) des non titulaires, jusqu’au bout : Si certains ne réussissent pas du premier coup les concours, nous sommes contre leur licenciement, il faut continuer à les accompagner…

    Sur les contrats aidés, rappelons qu’ils contribuent à déréguler le marché du travail. Souvent, nos collègues mal payés et peu considérés, effectuent des activités utiles, à moindre coût, qui ne sont plus pourvues par manque d’effectifs, par des fonctionnaires. Nous exigeons une perspective de titularisation, l’accès aux formations longues (Cap petite enfance par ex), une politique de formation des tuteurs comme cela se fait dans de grandes entreprises !

    Sur les « nouvelles missions » de services publics, il faut que la Ville étudie des reconnaissances de métiers avec les effectifs et formation attenants (comme par exemple les emplois dans la démocratie locale/ animateurs de conseil jeunesse, politique de la ville/développement durable…).
  • Respectant scrupuleusement la loi pour embaucher les non titulaires
  • Arrêtant des mises au chômage ! En 2008, c’est + de 35 % des bénéficiaires de l’assurance chômage. Outre le coût humain, c’est 11 969 991 d’euros d’assurance chômage ! Cet argent aurait pu servir à des formations, des titularisations !
  • Appliquant « A travail égal, salaire égal ». Face aux inégalités d’évolution salariale, la CGT demande un détail des salaires des non titulaires et l’ouverture de discussions pour réduire en toute transparence ces injustices.
  • Protégeant plus : Lorsqu’un agent non titulaire est malade, la Ville doit le payer, à charge pour elle de se faire rembourser par la sécurité sociale par la mise en place de la subrogation. Nous demandons aussi plus de protection pour les non titulaires malades, ou accidentés du travail, car nombreux sont non renouvelés, ce qui traduit encore une gestion purement comptable et sans respect de la santé des personnes de la part de la Ville

    Premier respect des précaires, vous devriez réunir les Commissions Consultatives Paritaires le plus rapidement possible afin d’apporter des réponses aux situations de précarité qui se vivent, elles, dans l’instant.

    Enfin, comme vous promouvez l’égalité entre les hommes et les femmes, étant donné que plus de 80 % des non titulaires sont des femmes, travailleuses pauvres, leur permettre de se stabiliser en emploi, d’obtenir un vrai statut, sur du temps complet et avec un déroulement de carrière ce serait, pour nous, un pas concret pour l’égalité. »

    A nos remarques, nous n’avons pas eu de réponse. Ce silence doit nous convaincre que c’est en continuant à nous organiser et à lutter que nous nous ferons respecter !