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13/05/2012

La France attaquée par les marchés ?

 Marc Fiorentino estime dans un "edito" publié sur le site MonFinancier.com que la France "n'a pas été attaquée le 7 Mai...mais le 8 Mai car Londres était fermée le 7 Mai", après l'élection présidentielle et la victoire de François Hollande.

"C'est fou ce que certaines personnes peuvent être bêtes", écrit-il en introduction de cet "edito". Il indique en effet que ces personnes "se sont précipitées pour me dire que je m'étais trompé et que la France n'avait pas été attaquée le 7 Mai... Comme je l'avais prédit en Février. A peine leurs messages envoyés, ils ont dû le regretter", en constatant l'évolution négative des marchés le mardi 8 mai.

Selon lui, la pression monte à nouveau sur la zone euro. "Ceux qui se réjouissaient un peu vite qu'il n'y ait pas eu d'attaque le 7 Mai avaient juste oublié que la place de Londres était fermée. Et c'est hier que les évènements se sont accélérés".

Marc Fiorentino explique que l'on se focalise beaucoup sur l'impasse politique en Grèce "et c'est vrai que c'est un évènement majeur". Mais ce qui inquiète aussi les marchés, selon lui, c'est la relation future entre la France et l'Allemagne "et c'était prévisible".

"L'avantage des élections grecques et françaises c'est qu'elles nous amènent enfin à l'heure de vérité : une réflexion de fond sur l'avenir de la zone euro qui ne pourra pas se résoudre par un nouveau sommet bâclé de la dernière chance", ajoute-t-il. "Et je pense que c'est l'Allemagne qui a les clés de l'avenir de la zone euro".

"La France et la Grèce veulent mettre l'Allemagne au pied du mur, mais l'Allemagne a les moyens de supporter la crise, la France et la Grèce non. Nous avons déclenché un jeu dangereux. Nous saurons dans quelques semaines quelle zone euro émergera de cette nouvelle crise majeure", conclut-il.

avec Boursier.com

 

22/12/2011

Fermeture des voies sur berges à Paris : la grande inquiétude

voie sur berge, Paris, fermeture, Delanoë, autoritaire, inquiétudeL’annonce du Maire de Paris sur l’aménagement des berges de la Seine nourrit l’inquiétude des riverains qui craignent l’embolie des quartiers bordant le fleuve, sur les deux rives. Il est ainsi prévu, rive gauche, de

fermer totalement à la circulation plus de 2,5 kilomètres de chaussée, entre le musée d’Orsay et la tour Eiffel, afin d’y aménager des équipements ludiques de type «base de loisirs », le tout pour 40 millions d’euros.

Malgré les vives réticences de la préfecture de police, qui a exigé la réversibilité en cas de paralysie de Paris, de la RATP et de la Chambre de Commerce et de la Chambre des Métiers, la Ville de Paris entend engager les travaux au plus tôt pour une livraison à l’été 2012.

Cette décision autoritaire - ce qui est hélas courant - du couple Delanoë / Hidalgo a donc été prise contre l'avis de tous : plus de 1563 observations lors de l'enquete publique, dont un certain nombre de contre projets, de mesures d'accompagnement et 2 pétitions, 17,4 % fait apparaître une opinion favorable au projet, tandis que la majorité, soit 78,2 % s'y oppose.

S'agissant de la circulation, la commission d'enquête a noté les incertitudes des modèles de report de la circulation des véhicules dans Paris retenus par l'étude d'impact.

En ce qui concerne les nuisances, la commission d'enquête ne peut déterminer une position en l'absence d'informations précises sur les usages envisagés de l'espace libéré de la rive gauche. La pollution, sous toutes ses formes, sonores, visuelles et ses effets sur la santé humaine, constitue un facteur potentiel de dégradation de la qualité de vie, spécifiquement des résidents. S'agissant des futurs usages sur les espaces libérés, la commission regrette qu'à ce stade elle n'ait pas pu obtenir d'informations précises sur la nature des aménagements et souhaite rappeler que ces derniers ne doivent pas aboutir à une privatisation de l'espace public ou entraîner des contraintes importantes à la circulation des personnes.


S'agissant des transports collectifs, la commission d'enquête souligne l'absence réelle d'offre alternative, à ce jour, le traffic RATP étant actuellement au même niveau qu'en 2000 à Paris, même si une très légère augmentation est sensible depuis 2007. Elle reconnaît que ces études et travaux sont en cours pour renforcer l'offre quantitative et qualitative de transports collectifs à l'horizon 2013/

S'agissant du patrimoine et du paysage, la commission d'enquête estime que les berges, inscrites au Patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, doivent faire l'objet de la plus grande attention pour éviter toute installation, même temporaire, qui viendrait « dégrader » l'aspect minéral des quais de la Seine.

S'agissant des aspects économiques, la commission d'enquête a noté les nombreuses observations concernant le coût, jugé important, et la dépense non prioritaire d'une telle installation dans une période de bugdget contraint, d'une part, et les répercussions économiques des encombrements de la circulation, en termes de temps perdu notamment, d'autre part.