18.11.2008
SMA : Grève du 20 novembre dans les écoles parisiennes
A Paris, le 17 novembre 2008
Pour une application du Service Minimum d’accueil déléguée aux maires d’arrondissement
Jean-François Lamour, président du groupe UMPPA au Conseil de Paris,
Philippe Goujon, président de la Fédération UMP de Paris, Député-maire du 15e arrondissement,
Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et maire du 7e,
Claude Goasguen, Député-maire du 16e, JeanTiberi, Député-maire du 5e,
Jean-François Legaret, maire du 1er, Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e,
François Lebel, maire du 8e, Brigitte Kuster, maire du 17e
et l’ensemble des élus UMPPA dénoncent un nouveau détournement politicien, par la mairie de Paris, du Service Minimum d’accueil (SMA) lors de la grève du jeudi 20 novembre 2008.
Les élus UMPPA espèrent vivement que, face à cette grève des personnels enseignants qui s’annonce massive, Bertrand Delanoë prendra cette fois toutes ses responsabilités, et refusera de s’enfoncer de nouveau dans une illégalité manifeste.
Maintenant que les fumées du Congrès de Reims sont dissipées, Bertrand Delanoë doit revenir à ses devoirs de maire et mettre correctement en oeuvre le SMA.
Le cas échéant, parce que les élus UMPPA refusent une fois de plus que les familles parisiennes payent au prix fort l’inconséquence et l’obstination du maire de Paris, ils demandent avec la plus grande fermeté à Bertrand Delanoë que l’application du SMA soit déléguée aux maires d’arrondissement, comme la loi le permet.
Contact presse :
Pasquine ALBERTINI – 06.46.36.31.92
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16.10.2008
L'ecole selon Delanoé
La mairie de Paris a demandé mardi aux parents qui le peuvent de ne pas envoyer leurs enfants jeudi à l'école, en avertissant qu'elle aurait des difficultés à mettre en place le service minimum d'accueil prévu par la loi.
Dans un communiqué, elle avertit que la grève des enseignants sera "massive" à Paris et prévient que l'accueil des enfants sera d'autant plus difficile à assurer que plusieurs syndicats des personnels d'animation de la ville ont déposé un préavis de grève pour jeudi également.
Cependant, interrogée par l'AFP, la mairie affirme qu'"aucune école ne sera fermée".
Selon les informations transmises par le rectorat, 48 heures à l'avance, comme le prévoit la loi, "plus de la moitié des écoles (346 exactement) dépasseront les 25% d'enseignants en grève et 150 d'entre elles atteindront un taux de 100%".
Au total, "environ 40% des enseignants parisiens seront en grève, ce qui concernera tous les arrondissements et, dans les mêmes proportions, écoles maternelles et élémentaires".
La mairie de Paris indique que "pour faire face aux obligations prévues par la loi, la ville doit mobiliser, en moins de 48 heures, plus de 2.000 agents qualifiés pour pouvoir accueillir les enfants en toute sécurité (un adulte pour 15 enfants)".
Elle souligne que lors d'un mouvement de faible ampleur, le 7 octobre dernier, la ville avait déjà rencontré des difficultés "en raison même des faiblesses de la loi qui ne permet pas de connaître avec certitude le nombre réel des enseignants en grève".
"Pour le mouvement du 16 octobre, les difficultés devraient encore s'intensifier", avertissent les services de M. Delanoë.
Selon eux, "au-delà des vrais problèmes de principe que pose ce dispositif (...), les conditions même de sa mise en oeuvre ne permettent pas aux communes, en cas de mouvement de grande ampleur, de pouvoir accueillir les enfants dans des conditions de sécurité acceptables".
Dans un communiqué, le chef de file de l'opposition municipale, Jean-François Lamour (UMP), a dénoncé "l'attitude négative" du maire de Paris et ironisé sur le "système D comme Delanoë".
Alors que le maire "s'était engagé à totalement mettre en oeuvre le dispositif du SMA lors de la précédente grève du 7 octobre", "aujourd'hui" il "fait volte-face et n'hésite pas à mettre les familles parisiennes dans une situation extrêmement difficile", accuse-t-il, fustigeant une "négation du respect républicain de la loi".
Selon M. Lamour, "les obstacles mis en avant par les services de l'Hôtel de Ville ne sont que des prétextes politiciens".
eb-tmo/ei
AFP
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