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07/09/2011

Socialistes dépensiers : les finances des régions se dégradent

 
© Fotolia

L'agence de notation Fitch Ratings prévoit une augmentation de 35 % de l'endettement des régions françaises d'ici 2013, en raison d'une baisse de leur capacité d'épargne, due à des dépenses de fonctionnement élevées et au maintien de programmes d'investissement. La réforme territoriale devrait leur redonner des marges de manœuvre.

La dette des régions risque bel et bien de continuer à peser sur les comptes publics. Fitch estime que l’encours de dette des régions françaises devrait croître de plus de 35 % d’ici à 2013 pour approcher 23 milliards d’euros (contre 16,8 milliards en 2010), portant la capacité de désendettement moyenne à six ans environ.

14/06/2010

La vérité sur les finances parisiennes : Delanoé-Hidalgo mauvais gestionnaires !

Chaque année, quand vient le mois de décembre, la propagande municipale entonne le même refrain : le maire, bon gestionnaire, a fabriqué un budget avec toujours les mêmes ingrédients vertueux : baisse des dépenses de fonctionnement, augmentation des dépenses d’investissement et, cerise sur le gâteau, stabilité fiscale.

Mais quand chaque année, en juin, le Conseil de Paris examine l’exécution réelle du budget, ce qu’on appelle le « compte administratif » (CA), là, la vérité devient effrayante.

En effet, l’examen des chiffres d’exécution du budget, les chiffres vrais, ceux qui ont été effectivement réalisés, sont à l’exact opposé de la propagande municipale.

Ils parlent d’eux-mêmes :

Les fameux Investissements « en très forte augmentation » vantés par la propagande :
Effondrement, nous disent les chiffres réels :

CA 2007 : 1.844M€ de dépenses réelles ;
CA 2008 : 1.435 M€ de dépenses réelles ;
CA 2009 : 1.569 M€ de dépenses réelles ;

Bilan : - 15% entre 2007 et 2009 !

Si l’on intègre le département (la ville tient deux comptes du fait de son double statut, commune et département), c’est encore pire : 234M€ en 2007 ; 161 M€ en 2008 ; 183M€ en 2009. On est donc passé en cumul ville+département de 2.077M€ en 2007 à 1.752M€ en 2009.

Au total, le recul de l'investissement a donc été de 24,5% en deux ans.


2°- Les impôts directs locaux : ils ont connu "une hausse très modérée destinée à financer les investissements municipaux" nous dit la propagande municipale.

En réalité, on a assisté à une augmentation vertigineuse des impôts :

CA 2007 : 1.579 M€ pour la commune ; 103M€ pour le département , soit un total de 1.682 M€ ;

CA 2008 : 1.613 M€ pour la commune ; 106M€ pour le département, soit un total de 1.719 M€ ;

CA 2010 : 1.807 M€ pour la commune ; 314M€ pour le département, soit un total de 2.121M€.

Autrement dit, l'impôt payé par les contribuables a augmenté de 26% en deux ans alors que l’investissement réel baissait de 25% (pire : les impôts locaux en 2009 : +51%).

3°- L’emprunt continue d’augmenter inexorablement : il progresse à nouveau de 155M€ pour établir un record historique de 2.481M€ (en 2001, l’encours de la dette était de 1,4 milliard, soit deux fois moins…).

4°- Le besoin de financement s’explique par deux raisons :

• la première, conjoncturelle, est que la mairie est devenue "addict" au produit de la fiscalité immobilière : plus les prix des logements flambent (2001-2008), plus la spéculation immobilière s’envole, plus les impôts, proportionnels au prix de vente des logements, coulent à flot dans les caisses de la Mairie de Paris. Si la bulle immobilière crève (depuis 2008), les impôts assis sur le prix de vente des logements s’effondrent (939,1M€ au CA 2007 ; 647,1M€ au CA 2009, soit -31%) … et le contribuable parisien, victime de la mauvaise gestion de la mairie de Paris, est appelé à la caisse (d’où les +51% en 2009).

• La seconde, structurelle, la plus importante et la plus gênante, est que Delanoë-Hidalgo continuent, malgré leurs discours, de faire augmenter les dépenses de fonctionnement de façon non maîtrisée. Qu’on en juge : chaque année, en décembre, la mairie explique qu’elle fait baisser les dépenses de fonctionnement. Alors, regardons les chiffres réels :

Total des dépenses de fonctionnement 2007 de la ville : 4.650M€
Total des dépenses de fonctionnement 2008 de la ville : 4.750M€
Total des dépenses de fonctionnement 2009 de la ville : 5.057M€

Soit + 9% sur les dépenses de fonctionnement municipales en deux ans (pour une inflation de 3% sur la période…).

Dépenses de personnel : 1.701M€ en 2007 ; 1.755 en 2008 ; 1.795 M€ en 2009 (+5,5%) ;

Indemnités des élus : 5,9M€ en 2007 ; 6,3M€ en 2008 ; 6,9M€ en 2009 (+17%... comme en juillet 2001 quand le maire fraîchement élu fit voter une augmentation de ses indemnités de 20%...).

Dépenses des services (le « train de vie de la ville » : 860M€ en 2007 ; 907M€ en 2008 ; 943M€ en 2009 (+10%, soit plus de trois fois plus que l’inflation sur la même période).

Inutile pour Delanoë de crier au désengagement de l’Etat (l’excuse récurrente) : ses concours sont restés stables entre 2007 et 2009 : 1.326M€ en 2007 ; 1.322M€ en 2008 ; 1.317M€ en 2009.

La morale de cette histoire est toujours la même chez les socialistes : baisser l’investissement (le coût des promesses électorales), augmenter fortement les impôts (faire payer les « riches ») pour financer leur propagande (+300% d’augmentation des équipes de communication).