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19/01/2012

Analyse : création et destruction d'emploi dans les 5 ans

Le centre d'analyse stratégique évalue les secteurs créateurs et destructeurs d'emploi sur les cinq prochaines années.

D'ici 2016, 783.000 emplois pourraient être créés dans le secteur marchand, soit en moyenne environ 160.000 emplois chaque année, selon les prévisions du Centre d'analyse stratégique (Cas), cellule d'experts au service du Premier ministre.

«Pour envisager les ressorts de notre compétitivité, il est nécessaire de connaître les secteurs qui demain seront créateurs de valeurs», explique Vincent Chriqui, directeur général du Cas.

Dans le détail, surla période, 944.000 nouveaux postes seraient créés et 161.000 disparaîtraient.

Les créations d'emplois

• 319.000 emplois prévus dans la construction, l'hôtellerie-restauration et les services d'intermédiation (logistique finance, distribution). Ces secteurs dits «abrités» de la concurrence internationale représenteraient ainsi toujours, à l'horizon 2016, 51 % de l'emploi marchand.

• 236.000 dans les services dits «opérationnels aux entreprises» à savoir pour une grande partie l'intérim, et dans une moindre mesure les services de nettoyage, conseil, assistance. «Les effectifs intérimaires ont presque retrouvé au 2e trimestre 2011 leur niveau d'avant crise» rélève au passage d'étude.

• 195.000 dans les secteurs technologiques et haut de gamme qui confirment leur statut de secteur porteur du fait de leur impact en terme de création de valeur. Leur part dans l'emploi marchant gagnerait un point (de 15 à 16 %).

• 176.000 dans la R & D, le conseil et l'assistance, ce que le Centre d'analyse stratégique qualitifie de «services à fort contenu cognitif». A elle seule, la R&D génèrerait 21.000 emplois.

• 171.000 dans les services à la personne. Le secteur reste dynamique, soutenu par une demande en expansion liée au vieillissement de la population, aux besoins sociaux et à la demande en loisirs.

• 12.000 dans l'industrie agroalimentaire

• 4000 dans le secteur pharmaceutique et des cosmétiques

• 3.000 dans l'aéronautique, la construction navale et ferroviaire

Les suppressions

• 137.000 emplois détruits dans l'industrie. Ces suppressions affecteraient principalement les équipements mécaniques (-37.000), la métallurgie (- 19.000), le textile (- 15.000).

• 19.000 dans les «industries de réseau» (eau, gaz et électricité, postes et télécommunications), secteur où les entreprises sont contraintes à des efforts de rationalisation liés au surcoûts environnementaux et à l'entretien du réseau.

Source : le Figaro.fr

21/03/2011

L’emploi et la formation au coeur de l'action du gouvernement en 2011

LES CHIFFRES

  • 500 millions € : c’est la somme supplémentaire dégagée en 2011 pour l’emploi.
  • 1 million: c’est, à terme, le nombre de jeunes formés en alternance.
  • 66% : c’est le pourcentage de Français qui conseilleraient à leurs enfants une formation en alternance ou en apprentissage pour trouver un emploi (source : opinionway)

L’ESSENTIEL

  • Si aujourd’hui, la croissance repart, le chômage progresse moins rapidement et les premiers résultats de 2011 sur l’emploi sont encourageants, l’emploi reste un défi majeur au coeur de l’action du Gouvernement, avec un objectif : que 2011 soit l’année d’une baisse continue et significative du chômage.
  • C’est pourquoi le Président de la République a présenté un ambitieux plan Emploi, doté de moyens exceptionnels : un demi-milliard supplémentaire sera mobilisé en 2011 pour le budget de l’emploi. Les grandes lignes qu’il a fixées sont claires : l’emploi est l’affaire de chacun, ettous les acteurs doivent agir ensemble au plus près du terrain.
  • Avec ce plan, c’est un effort exceptionnel qui est engagé, au service en priorité de l’emploi des jeunes, des chômeurs de longue durée ainsi qu’à la sécurisation des parcours professionnels.

L’ALTERNANCE, UN PASSEPORT POUR L’EMPLOI DES JEUNES


Parce qu’un pays qui néglige sa jeunesse est un pays qui compromet son avenir, nous faisons de l’emploi des jeunes la première de nos priorités.

  • Le constat est sans appel : depuis 30 ans, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est le double de celui du reste de la population. Face à cette situation, nous nous devons d’agir pour trouver des solutions et actionner tous les leviers utiles à l’insertion des jeunes sur le marché du travail.
  • Trouver des solutions efficaces et durables, c’est s’appuyer sur des expériences probantes qui portent leur fruit comme l’alternance. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, l’alternance constitue un véritable « passeport pour l’emploi » avec plus de 8 jeunes sur 10 qui trouvent un emploi moins d’un an après leur contrat. L’alternance, c’est la réussite pour tous et à tous les niveaux de formation, du CAP jusqu’au niveau d’ingénieur.
  • Cet outil incontournable pour l’emploi des jeunes, il faut le mobiliser et faire de son développement une priorité. C’est pourquoi le Gouvernement s’est fixé pour objectif de passer de 600 000 jeunes en alternance à 800 000 à l’horizon 2015, et à un million à terme. Pour y arriver :
  • Nous inciterons les entreprises à embaucher des jeunes, avec :

- Le relèvement du quota d’alternants pour les entreprises de plus de 250 salariés, qui sera porté de 3 à 4%.

- La mise en place d’un système de bonus-malus pour les entreprises de plus de 250 salariés, selon le
respect du nouveau quota d’alternants.
- Le soutien aux PME qui s’engagent dans l’alternance avec une mesure « zéro charge », c’est-à-dire une
exonération totale de charges sociales pendant 6 mois pour toute entreprise de moins de 250 salariés qui embauche un jeune en alternance supplémentaire par rapport à l’année précédente.

 

  • Nous développerons les contrats d’autonomie dans les quartiers en 2011. Parce qu’aucun jeune ne doit être oublié, et parce que, dans les quartiers difficiles, la situation de l’emploi des jeunes est particulièrement préoccupante, ce sont 15 000 contrats d’autonomie qui seront conclus, soit une augmentation de +50% par rapport à ce qui était prévu !
  • Nous augmenterons les capacités d’accueil des centres de formation et nous moderniserons et développerons l’offre d’hébergement. Dans le cadre des Investissements d’avenir, l’Etat mobilisera ainsi 500 millions d’euros en faveur de la création et de la modernisation de 50 projets de centres de formation, et pour la création de 15 000 places supplémentaires d’hébergement.
  • Nous faciliterons la mise en relation des jeunes, des entreprises et des centres de formation avec le développement du portail de l’alternance pour qu’il devienne un outil efficace de simplification des procédures administratives pour les entreprises.
  • Les jeunes apprentis se verront par ailleurs reconnaître les mêmes droits que n’importe quel autre étudiant, par exemple en matière d’accès au logement universitaire et de restauration (CROUS).