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22/02/2013

Hollande : plus de chômage, plus d'impôts, plus de dettes

"En France, on peut visiter les effets fatals d'une économie socialiste d'Etat : plus de chômage, plus d'impôts, plus de dettes, dégradation de la notation financière, érosion de la compétitivité ! Mais les signaux négatifs ne suffisent pas à changer de politique dans l'Hexagone"  a regretté l'ancien ministre de l'Economie d'Angela Merkel, Rainer Brüderle.

Décidement, aucun commentateur dans aucun pays ne peut expliquer la politique économique et sociale catastrophique de François Hollande et son équipe de ministres apprentis.

Comme disait Bruno Lemaire : "Nicolas Sarkozy avait fait le choix de l'Allemagne alors de François Hollande fait le choix de la Grèce". On voit bien la différence...

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202...

 

22/01/2012

Triple A

 La dette de la France, comme celle de tous les Etats, est évaluée par des agences de notation sur une échelle dont la note la plus élevée est « AAA ». Cela permet de donner aux investisseurs une indication sur la fiabilité financière d’un Etat, s’il est risqué ou non d’acheter sa dette. Il y a 3 grandes agences mondialement reconnues : Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch Ratings.

-          Le 10 janvier 2012, Fitch Ratings a annoncé qu’elle ne prévoyait pas d'abaisser la note « AAA » de la France en 2012.

-          Le 13 janvier 2012, Standard & Poor’s a annoncé qu’il baissait la note de la France d’un cran de « AAA » à « AA+ ». Dans le même temps, 8 autres pays de la zone euro (dont l’Autriche, l’Italie ou l’Espagne) ont aussi vu baisser leur note d’au moins un cran.

-          Le 16 janvier, Moody’s a confirmé la perspective stable de la note « AAA » de la France.

-          2 agences sur 3 ont donc confirmé la note d’excellence « AAA » de la France.

 
 

1) L’annonce de la perte du « AAA » par Standard & Poor’s n’est pas une bonne nouvelle, mais pas une catastrophe non plus.

L’annonce de la dégradation d’un cran de la note de la dette la France par l’agence de notation américaine Standard and Poor’s doit être relativisée :

·         Cette agence de notation a pris des décisions qui concernent plus de la moitié des pays de la zone euro (9 sur 17) et pas seulement la France. Elle avait placé tous les pays de la zone euro sous surveillance au mois de décembre. Cette décision était attendue. Les investisseurs avaient déjà commencé à l'intégrer.

En ce qui concerne la France, cette révision se traduit par un abaissement d’un cran de la notation (passage de AAA à AA+). Il y a 21 crans de notation chez Standard and Poor’s, la France était notée 21 sur 21, elle est maintenant notée 20 sur 21 exactement comme les Etats-Unis aujourd’hui.

Sur l’ensemble des pays du G20 (les 20 pays les plus puissants qui pèsent pour 85% de la richesse du monde) seuls 4 Etats sont notés « AAA » chez Standard & Poor’s (Allemagne, Canada, Australie et Royaume-Uni).

En revanche, les Etats-Unis ont perdu leur « AAA » l’été dernier, le Japon est noté « AA-», la Chine et le Brésil « A-», la Russie et l’Inde « BBB+ », derrière la France. 

Pour Standard and Poor’s, la France est le 5ème pays dont la dette est la mieux notée parmi les pays du G20, en conformité avec notre rang de 5ème puissance économique mondiale.

L’appréciation de Standard & Poor’s n’est pas partagée par les deux autres grandes agences de notation. Fitch a confirmé le triple A de la France pour 2012 le mardi 10 janvier. Moody’s a fait de même le lundi 16 janvier.

Le consensus financier établit qu'en cas de désaccord entre Standard and Poor's et Moody's, la notation de l'agence Fitch, troisième agence de notation mondiale, donne la tendance de la notation, en l’occurrence « AAA ».

 

2) Il ne faut pas ignorer la crise de la dette que traverse la zone euro, mais les agences de notation ne font pas la politique de la France.

 

Les agences de notations ne doivent pas occuper une place démesurée, elles ne sont ni infaillibles (elles n’avaient par exemple pas prévu la crise des subprimes de 2008, ou la crise grecque) ni unanimes dans leurs jugements. Elles fournissent des indications utiles mais elles ne dictent pas nos choix. La meilleure preuve c'est que nous n'avons pas attendu une quelconque note d’agence pour lancer les réformes nécessaires à la dynamisation de notre économie, au renforcement de notre compétitivité et à la réduction de nos dépenses publiques.

 

L’enjeu n’est pas tant la note que nous attribue des agences, mais notre capacité à conserver la maîtrise notre destin. C’est le sens de l’action que nous avons conduite sous l’impulsion du Président de la République pour renforcer la gouvernance économique de la zone euro et assainir nos finances publiques.

 

Demandons-nous où nous en serions face à cette crise, si Nicolas Sarkozy n’avait pas eu le courage de mener à bien la réforme des retraites, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la RGPP et le gel des dépenses publiques, la réforme de l’hôpital ou de la Justice ?

 

3) Nous devons garder notre sang-froid. L’économie française est solide. La France n’a pas de difficultés à se financer.

En 2011, la France a bénéficié de taux d’intérêts très bas :

o Le taux moyen auquel a emprunté la France en 2011 a été le plus bas de l’histoire (2,8%) avec l’année 2010 (2,5%). Pour mémoire, entre 1997 et 2002, sous Lionel Jospin, jamais la France n’a emprunté à moins de 4%.

o L'Agence France Trésor, qui gère notre dette, a annoncé le 16 janvier avoir emprunté 8,5 milliards à des taux en baisse (0,4% sur 1 an). Signe de l’attractivité de la France, l’offre d’achat des investisseurs a été deux fois supérieure au montant proposé.

o La dégradation d’une note ne se traduit pas nécessairement par une hausse du coût de l’endettement. Les Etats-Unis se finançaient à 10 ans au taux de 2,34% avant la dégradation de leur note cet été et à 1,85% en janvier 2012.

 

Notre détermination à soutenir l’emploi et la croissance, en poursuivant les réformes de structure et en tenant nos engagements de réduction de dépenses, est totale :

o Le plus important pour notre crédibilité financière, c’est de tenir nos engagements de maîtrise des comptes publics. Le plan de réduction de nos déficits nous permettra d’être à l’équilibre budgétaire en 2016. La France est en avance : en 2011, le déficit devrait être moins élevé de près de 4 milliards par rapport à ce qui était prévu.

o Nicolas Sarkozy n’a jamais caché la gravité de la crise. Dans ses voeux aux Français, il a clairement indiqué qu’il est indispensable d’agir et qu’il y a urgence. Après le sommet social, des décisions importantes seront prises pour renforcer la croissance et la compétitivité de la France. 

4) La réaction des socialistes est indécente et ils ne sont pas qualifiés pour nous donner des leçons de gestion.

 

François Hollande et ses amis ont eu beaucoup de mal à cacher leur jubilation lors de l’annonce de Standard & Poor’s alors qu'il ne s'agit pas d’une bonne nouvelle pour les Français. Cette décision est un fait économique, pas politique. L'exploiter contre le Président de la République est indécent. Le PS s’est précipité pour se délecter de l’annonce de Standard & Poor’s (« France dégradée », « humiliation », « Titanic » etc.). En revanche leur silence a été assourdissant quand Moody’s a confirmé notre « AAA ».

 

Les mauvaises nouvelles pour la France seraient-elles plus réjouissantes pour le PS que les bonnes ? 

Cette posture politicienne est d’autant plus hypocrite que jusqu’à présent le PS n’accordait aucun crédit aux analyses des agences de notation :

Arnaud Montebourg, le 6 décembre 2011 sur BFMTV «Il y a longtemps que ces agences de notation auraient dû être mises hors-la-loi».

Pierre Moscovici, le 13 janvier 2012 sur TV5 : « Les agences de notation ont des critères qui sont des critères contestables

Ensuite parce que, depuis 2007, ils ont voté contre chacune des mesures qui nous permettent aujourd'hui de limiter les dégâts et de préparer l'avenir : la réforme des retraites, la révision générale des politiques publiques, le gel des dépenses de l'Etat…

Enfin parce qu'ils continuent à faire preuve d'une irresponsabilité coupable : François Hollande, qui dirige le département le plus endetté de France, est incapable de nous dire ce qu'il ferait pour réduire nos déficits. Pire, dans son « allocution solennelle » du samedi 14 janvier, il a proposé un retour « vers l'équilibre en 2017 ». Pendant les primaires c'était l'équilibre budgétaire en 2016, après les primaires c'était « l'équilibre en 2017 », maintenant c'est « vers l'équilibre en 2017 ». Le seuil d'inconséquence est franchi. L'engagement de  retrouver l'équilibre budgétaire en 2016 est obligatoire. Il est inscrit dans la loi. C'est unengagement vis-à-vis de nos amis européens. C'est un engagement vis-à-vis des générations futures. 

Les collectivités locales, ancrées à gauche, ont créé depuis 10 ans plus de 500 000 emplois publics alors que l'Etat en aura supprimé 150 000 depuis 2007. Entre 1983 et 2008, les dépenses des collectivités ont augmenté plus vite que la croissance, et 50% de cette augmentation n'a rien à voir avec les compétences transférées dans le cadre de la  écentralisation. Cette gestion locale dispendieuse décrédibilise les socialistes.

 

Le projet socialiste avec ses 255 milliards € de dépenses nouvelles est irréaliste.

 

D’ailleurs, Benoît Hamon l’a reconnu sur RMC, 7 juillet 2011 : « Heureusement que les agences de notation n’étaient pas là au moment où on a fait les 35h, parce qu’on n’aurait pas fait grand-chose. » « La réalité c’est que si on avait dû soumettre les projets socialistes aux agences de notation, on n’en n’aurait fait aucun.».

Au contraire, dans la majorité, nous sommes très clairs : le Gouvernement a fait adopterun plan de retour à l'équilibre en 2016 et le Premier ministre a indiqué qu'il ferait des ajustements si nécessaire. Le projet de l'UMP que nous avons présenté pour 2012 s'inscrit pleinement dans cette logique puisqu'il coûte zéro euro supplémentaire : toute dépense est compensée par une baisse ailleurs.

La France dispose de tous les atouts pour poursuivre son redressement à condition decontinuer à faire preuve de lucidité, de responsabilité et de courage.

 

28/10/2011

Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly

La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.
Nicolas :
> > > > > > > > Madame, l'heure est grave : alors que Berlin danse
> > > > > > > > Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
> > > > > > > > Voyez la verte Erin, voyez l'Estrémadoure
> > > > > > > > Entendez les Romains : ils appellent au secours !
> > > > > > > > Ils scrutent l'horizon, et implorent les Dieux.
> > > > > > > > Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
> > > > > > > > Attendent de vous, madame, le geste généreux !
> > > > > > > > De leur accablement ils m'ont fait l'interprète :
> > > > > > > > Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête
> > > > > > > > Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
> > > > > > > > Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider...

Angela :
> > > > > > > > Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu'il y a méprise
> > > > > > > > Folle étais-je de croire à une douce surprise
> > > > > > > > En vous suivant ici seule et sans équipage
> > > > > > > > Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !
> > > > > > > > Mais je dois déchanter, et comme c'est humiliant
> > > > > > > > De n'être courtisée que pour son seul argent !

Nicolas :
> > > > > > > > Madame, les temps sont durs, et votre c½ur est grand
> > > > > > > > Vos attraits sont troublants, mais il n'est point décent
> > > > > > > > D'entrer en badinage quand notre maison brûle !
> > > > > > > > Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
> > > > > > > > Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
> > > > > > > > La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
> > > > > > > > Nous sommes aujourd'hui tout au bord de l'abîme
> > > > > > > > Vous n'y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
> > > > > > > > Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
> > > > > > > > Qu'on les châtie un peu, mais votre main de fer
> > > > > > > > Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d'effroi !

Angela :
> > > > > > > > J'entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
> > > > > > > > L'ouvrier mécontent, le patron en colère.
> > > > > > > > Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
> > > > > > > > L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.
> > > > > > > > Et vous me demandez, avec fougue et passion
> > > > > > > > De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
> > > > > > > > Ce serait trop facile et ma réponse est non !

Nicolas :
> > > > > > > > On ne se grandit pas en affamant la Grèce
> > > > > > > > En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
> > > > > > > > Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
> > > > > > > > D'être des épiciers et non pas de vrais chefs !
> > > > > > > > Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
> > > > > > > > Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
> > > > > > > > Desserrez, je vous prie, le n½ud de l'escarcelle !

Angela :
> > > > > > > > Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
> > > > > > > > Votre éloquence est grande et mon âme chancelle...
> > > > > > > > Mais si je disais oui à toutes vos demandes
> > > > > > > > Je comblerais la femme, et trahirais l'Allemande !

 
(Ils s'éloignent, chacun de leur côté)

Bravo à l'écrivain inconnu

25/10/2011

Le socialiste Guillaume Cahuzac se trompe !

Les socialistes, notamment Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée Nationale, invoquent un rapport de la Cour des Comptes qui établirait, selon eux, que le déficit budgétaire serait dû pour 1/3 seulement à la crise et pour 2/3 à la politique de la majorité depuis 2007. 

Soit les socialistes ne sont pas assez compétents pour lire correctement un rapport de la Cour des Comptes, soit ils mentent par pur calcul électoral carcette affirmation est de la pure manipulation :

1/ La crise explique bien 1/3 de notre déficit 

Dans son rapport de juin, la Cour des Comptes montre que sur les  7,1 % du PIB de déficit en 2010, 2,7 % sont dus à la crise, et non pas 0.1% comme l'affirme Jérôme Cahuzac.

Ce déficit conjoncturel s’explique par la diminution des rentrées fiscales et par l’augmentation des dépenses pour financer le plan de relance. Le plan de relance était indispensable, car il a permis à la France d’amortir le choc de la crise. 

Grâce à ce plan, nos entreprises et nos compatriotes ont été mieux protégés qu’en Espagne, qu’en Grèce, qu’au Portugal qu’en Irlande, qu’au Royaume Uni . 

L’épargne des Français a été intégralement préservée avec le sauvetage des banques sans que cela coûte un euro au contribuable (au contraire cela a rapporté 2.8 milliards d’euro à l’Etat)

Environ 3 millions de salariés ont conservé leur emploi au cœur de la crise.

La mesure zéro charge dans les TPE a entraîné 1,2 million d’embauches, 1 million de contrats aidés ont maintenu en activité des personnes en situation précaire, le recours facilité au chômage partiel a évité plus de 500 000 licenciements économiques. 

10 millions de ménages modestes ont été aidés pour surmonter la crise, 5 millions  de ménages ont notamment bénéficié d’une réduction d’impôt sur le revenu, et les familles les plus modestes avec des enfants ont reçu une aide exceptionnelle. 

Le PS, qui voulait à l’époque doubler le plan de relance jugé « insuffisant » est  d’une incroyable hypocrisie quand il joue aujourd’hui les vertueux en expliquant que le plan de relance a trop creusé nos déficits !

2/ Le reste du déficit n’est pas imputable à Nicolas Sarkozy

 Selon la Cour des Comptes, l’essentiel des 4,4 points de PIB restant (3,7 %) résulte d’un « déficit structurel », c’est à-dire 30 ans d’incapacité à maîtriser les finances publiques 

La gauche porte une responsabilité considérable dans ce déficit structurel, en ayant toujours fait le choix du laxisme budgétaire, surtout lorsqu’elle était au pouvoir en période de croissance – souvenons-nous de la période Jospin !- :  création massive d’emplois publics, retraite à  60 ans, 35 heures, allocations multiples. Ce sont ces « cadeaux » de la gauche dont nous payons toujours le prix aujourd’hui !