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09/06/2009

Ce qui va changer dans la vie politique

APRÈS LE BIG BANG DES EUROPÉENNES

Ce qui va changer dans la vie politique

Et maintenant ? Face au nouveau paysage politique dessiné dimanche soir, les regards se portent vers l'avenir. Avec, à la clé, beaucoup de questions.

D'abord, que fera Nicolas Sarkozy de son incontestable succès ? Il sait que 28 % est une très bonne nouvelle pour la majorité présidentielle, mais que l'addition des oppositions reste forte. Le chef de l'Etat a réussi à pulvériser ses adversaires potentiels pour la prochaine présidentielle - PS et Modem - mais il doit construire une majorité de second tour en vue de 2012.

Pour cela, les leaders UMP ce soir l'ont joué modeste , laissant entendre que la victoire imposait des devoirs. Nul doute que le président entend ainsi continuer l'ouverture, tenir compte de l'aspiration écologique des électeurs et miser sur la poursuite des réformes. Le prochain remaniement devrait porter ces marques de fabrique du sarkozysme et préparer l'échéance suivante, les régionales, où la droite est en posture de reconquête. Face à lui, il n'y a plus que ruine et désolation.

Le Parti socialiste a pris une claque d'une ampleur stupéfiante , qui va entraîner des remises en cause de sa ligne et de son mode de management. Si Martine Aubry survit à ce désastre, elle sera encadrée et priée d'écouter les dirigeants du parti qui proposent de tout changer. La Bérézina est telle que la responsabilité ne peut être que collective. Les Français ont fait payer aux candidats roses le congrès de Reims et ses suites. Le message est clair, même si la question du leadership est moins que jamais réglée. On peut être certain que Ségolène Royal et François Hollande vont sortir leurs armes anti-Aubry.

Mais comment remonter une telle pente sans un consensus qui semble introuvable ? La suite, rue de Solférino, s'annonce noire, pour de longs mois au moins.

Côté Modem, c'est encore pire. François Bayrou a beau renaître de ses cendres après chaque échec, cette fois-ci, cela va être très dur. Sa seule porte de sortie sera d'engager un accord avec le PS et les écologistes en vue des régionales. Pour quelqu'un qui voulait faire la course en tête de l'opposition, c'est humiliant. Ses derniers partisans risquent en outre de s'égailler dans la nature, comme ils viennent de le faire lors de ce scrutin. On ne sait si c'est totalement l'intérêt de Nicolas Sarkozy d'avoir soulagé le PS d'un concurrent. Mais le fait est là : François Bayrou est blessé, peut-être à mort. Il va devoir remiser, pour un temps en tout cas, ses ambitions au vestiaire.

Enfin, que fera Daniel Cohn-Bendit de sa victoire ? Il a redit ce soir son désintérêt pour la présidentielle française. Mais il a dessiné l'alliance qui devrait, selon lui, prévaloir à Strasbourg : PS-Verts-centre. C'est sans doute la formule qu'il va pousser dans l'Hexagone, d'autant plus facilement qu'il n'est candidat à rien. Son score spectaculaire va, quoi qu'il arrive, peser sur les programmes des uns et des autres : l'environnement sera sûrement au cœur des prochaines batailles. Nicolas Sarkozy l'a déjà compris. On va s'en apercevoir dans les tout prochains jours.

Par Sylvie Pierre-Brossolette sur Facebook

15/11/2008

Anne HIDALGO désavouée dans sa propre circonscription

anne.jpgLes électeurs du 15ème sud n'aiment pas Anne HIDALGO, les militants socialistes font pire, ils la désavouent...

 

Anne HIDALGO soutenait sans réserve Bertrand DELANOE pour le congrès de Reims et pourtant sur le 15ème arrondissement, le Maire de la capitale fait chez les militants socialistes un résultat plus que moyen. Il est même distancé par Ségolene ROYAL dans le sud de l'arrondissement, là ou se présente Madame HIDALGO lors des élections législatives (et où elle perd).

En effet, la motion ROYAL est en tête dans le 15ème sud et les militants socialistes n'ont pas suivi leur baronne locale... Ce résultat qui semble surprenant dans la section de la première adjointe au Maire de Paris est il un signal? Un signal des militants socialistes la poussant à s'en aller à Toulouse, ville où elle à longtemps hésité à partir car plus facilement gagnable pour la gauche que le 15ème ? Après 5 défaites successives dans l'arrondissement, les militants socialistes souhaitent ils lui faire passer un message?

La défaite de Delanoë

Les militants PS ont voté pour les motions en vue du congrès de Reims et ont mis KO le Maire de la capitale.

Ségolene ROYAL arrive nettement en tête (presque 30%) même si elle n'est pas capable d'obtenir seule une majorité. DELANOE est au coude à coude derrière avec Martine AUBRY autour de 25%. Benoit HAMON et c'est une surprise serait autour de 19%.

Bertrand DELANOE qui était certain de sa victoire n'était plus habitué aux échecs électoraux depuis quelques années. Pire, il est bousculé sur Paris, son propre fief où il arrive péniblement en tête. Il est même devancé dans des fiefs socialistes comme le 20ème.

Les adhérents socialistes parisiens lui en ont peut être voulu d'avoir fait une campagne municipale avec un leitmotiv : un Maire à plein temps. Maire à plein temps que Bertand DELANOE n'est plus depuis longtemps, Paris étant trop petit pour ses ambitions…