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06/07/2010

Corruption : Prison ferme pour des élus socialistes.

Bernard Granié, président socialiste du Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) Ouest Provence, dans les Bouches-du-Rhône, a été condamné en janvier à un an de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, pour corruption dans le cadre d'un marché public

Corruption : prison ferme pour Bernard Granié Président (PS) de Ouest Provence
Le tribunal l'a interdit également d'exercer toute fonction publique pendant cinq ans, avec exécution provisoire du jugement, et l'a condamné à 100 000 euros d'amende.

Cinq ans de prison ferme et d'inégibilité avaient été requis en novembre. L'un de ses avocats, Me Michel Pezet, a indiqué qu'il ferait appel du jugement, sans préciser dans l'immédiat si Bernard Granié allait démissionner.

300.000 euros en échange d'informations.

Le président du SAN, qui regroupe six communes autour de l'étang de Berre, dont Fos-sur-Mer, était accusé d'avoir perçu 300.000 euros en liquide de la société Provence Recyclage entre 2003 et 2006, en échange d'informations sur un marché de collecte des déchets attribué par la collectivité.

Ancien maire de Fos-sur-Mer, Bernard Granié, 62 ans, nie les faits qui lui sont reprochés. Selon l'accusation, il n'avait effectué aucun retrait en espèces sur ses comptes bancaires entre décembre 2003 et janvier 2007.

De son côté, le patron de Provence Recyclage, Gérard Calvière, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende.

Le maire socialiste de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), Michel Tonon, a été mis en examen pour des irrégularités dans l'attribution d'une délégation de service public à l'intercommunalité Agglopole Provence qu'il préside, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

30/06/2010

Corruption chez les socialistes de la région PACA

Voila la raison de tout ce tapage exagéré et ce combat sans précédent contre notre ministre du travail : les socialistes sont englués dans une enquête sur des détournements de fonds publics visant le conseil régional socialiste Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). Une façon de détourner l'attention...

Après Roland Balalas, chargé d’instruire les demandes de subventions, Franck Dumontel, ex-directeur de cabinet du président Michel Vauzelle, et Jules Nyssen, ancien directeur général des services du conseil, Guillaume Lalange, qui fut directeur de l'aménagement du territoire du conseil régional, a été mis en examen la semaine dernière.

A quelques mois des élections régionales, l'affaire tombe au plus mal pour les responsables socialistes de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). D’autant que l'ancienne vice-présidente du conseil régional, la médiatique députée Sylvie Andrieux, s’attend à une mise en examen prochaine.

Quant au président du conseil régional, l'ancien ministre Michel Vauzelle, il pourrait également avoir à s’expliquer devant la justice. « C’est un tsunami politique », résume malicieusement Renaud Muselier, député UMP de la circonscription.

L'enquête conduite par le juge Franck Landou porte sur d'importants flux financiers entre des associations fantômes des quartiers nord de Marseille et le service politique de la ville du conseil régional. Sous la houlette de Sylvie Andrieux, entre juin 2005 et janvier 2007, ce service aurait versé plus de 700 000 € de subventions à une douzaine de structures mises en place par deux figures des quartiers nord : Boumedienne Benamar et Benyoub Same. En échange, ils devaient convaincre les habitants de ces quartiers de voter en faveur de Sylvie Andrieux.

Achat de réfrigérateurs, de voitures de luxe, d'ordinateurs high-tech...

Méthodique et discret, le juge Landou procède par étapes. En janvier, huit responsables associatifs ont été interpellés et mis en examen. Quatre d'entre eux ont effectué plusieurs mois de détention provisoire. En juin, c'est au tour de Roland Balalas d’être mis en examen. Attaché parlementaire de Sylvie Andrieux, chargé au conseil régional d'instruire les demandes de subventions, il a confirmé que sa patronne avait « essentiellement des visées électoralistes ».

Considérés comme complices, Jules Nyssen et Franck Dumontel ont également été mis en examen. Avec la mise en examen de Guillaume Lalange, le dernier rempart de Sylvie Andrieux s'effondre. Face à cette réalité judiciaire, cette dernière a pris les devants et écrit au juge de lui « donner l’occasion de s’expliquer et de réfuter les accusations »dont elle est l’objet. Sa requête devrait être bientôt satisfaite.