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22/02/2013

Hollande : plus de chômage, plus d'impôts, plus de dettes

"En France, on peut visiter les effets fatals d'une économie socialiste d'Etat : plus de chômage, plus d'impôts, plus de dettes, dégradation de la notation financière, érosion de la compétitivité ! Mais les signaux négatifs ne suffisent pas à changer de politique dans l'Hexagone"  a regretté l'ancien ministre de l'Economie d'Angela Merkel, Rainer Brüderle.

Décidement, aucun commentateur dans aucun pays ne peut expliquer la politique économique et sociale catastrophique de François Hollande et son équipe de ministres apprentis.

Comme disait Bruno Lemaire : "Nicolas Sarkozy avait fait le choix de l'Allemagne alors de François Hollande fait le choix de la Grèce". On voit bien la différence...

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202...

 

16/01/2011

Le dérapage de Pierre Méhaignerie.

Pierre Méhaignerie veut réduire la durée et le montant des allocations chômage des cadres.

Voila encore une vraie mauvaise idée : les cadres à 11 000 euros/mois representent moins de 2% des salariés. L'analyse de Pierre Mehaignerie est fausse et releve de la volonté de faire du buzz! Comment affirmer qu'il est normal de verser 73% du salaire à un salarié "médian" (1580 euros/mois) mais seulement 27% à un cadre ?

Parce qu'il gagne plus ? Ce raisonnement ne tient pas compte du niveau de vie et de son impact sur l'économie. Par exemple, un cadre à 11000 euros peut contracter un crédit immobilier pour loger sa famille à hauteur de 4000 euros/mois. Que se passe-t-il s'il est au chômage ? Il est expulsé de son appartement !

Quant à dire que les économies réalisées permettent de créer des emplois pour les jeunes, c'est encore à vérifier en absence de chiffres incontestables.

Décidement, Monsieur Mehaignerie n'est pas dans la vraie vie, lui qui n'a jamais connu le chômage... Proposons des choses concrétes et réalistes aux français si on veut être crédible.

Article du Figaro:

La polémique s'est accentuée vendredi sur le plafonnement des allocations chômage des cadres, une idée lancée jeudi par Pierre Méhaignerie, le président UMP de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale,dans un entretien publié sur lefigaro.fr. La réaction la plus virulente est venue de la CFE-CGC. «Il est hors de question de perdre notre temps avec de fausses bonnes idées qui imaginent de limiter dans le temps, de restreindre ou de plafonner l'indemnisation du chômage sous prétexte que cela favoriserait une réinsertion plus rapide dans l'emploi», a indiqué son président Bernard Van Craeynest. Pour le patron de la centrale des cadres, l'indemnisation du chômage est «un mécanisme assurantiel où chacun cotise en fonction de son salaire et est indemnisé en fonction du préjudice qu'il subit» et pour lequel il est donc inimaginable de plafonner le remboursement des sinistres. Comme «pour une assurance-automobile», précise-t-il.

L'idée de plafonner les allocations des cadres n'est pas nouvelle, car la France est l'un des pays qui offrent les meilleures conditions d'indemnisation aux chômeurs qui touchaient de très hauts revenus. Un cadre de moins de 50 ans, qui a cotisé deux ans dans ses 28 derniers mois d'activité et qui disposait d'un salaire mensuel supérieur à 11.540 euros brut, est ainsi certain de toucher une allocation de 6.764 euros brut par mois pendant deux ans. Soit, après prélèvements sociaux, un chèque de près de 6000 euros tous les mois ! Et s'il a plus de 50 ans - ce qui est souvent le cas à ce niveau de rémunération -, la durée d'indemnisation est portée à trois ans. À titre de comparaison, un chômeur allemand pourra toucher 2215 euros par mois pendant deux ans ou, pire, 1073 euros pendant un an s'il est italien. Rien à voir donc.

 

Un plafond à 3000 euros 

La suggestion du 4e vice-président de l'UMP aura au moins eu le mérite de mettre en lumière cette particularité du régime français. «Pierre Méhaignerie soulève un vrai problème qui pourrait inciter les partenaires sociaux à être plus imaginatifs» lors de la renégociation de la convention d'assurance-chômage qui démarre le 24 janvier , avoue-t-on dans l'entourage du chef de l'État. «L'idée de dégager des moyens supplémentaires en faveur de l'emploi des jeunes n'est pas si saugrenue», abonde un proche de Xavier Bertrand, le ministre du Travail. «Laissez-nous négocier, les partenaires sociaux sont conscients de leurs responsabilités», leur répond Laurent Berger, le chef de file de la délégation CFDT, qui, s'il juge «Pierre Méhaignerie légitime pour parler», demande aux politiques de ne pas empiéter sur leur champ de négociation.

Certains syndicalistes, pourtant, conviennent sous couvert d'anonymat que raboter les allocations des cadres est peut-être une idée à creuser. «Pourquoi pas, si cela permet de créer des nouveaux droits pour les autres chômeurs», juge ainsi un négociateur. Une centrale aurait même demandé à l'Unedic de chiffrer les moyens dégagés si le plafond était abaissé à 3000 et 4000 euros… La raison ? Peu de chômeurs en souffriraient. Mieux, un nombre «symbolique» - l'Unedic refuse de le communiquer - au vu du montant moyen d'indemnisation des chômeurs (1111 euros brut par mois), de leur durée moyenne d'affiliation (10 mois) et aussi du salaire moyen français (1580 euros par mois).

17/04/2008

Contrôle des chômeurs

Bercy consulte les syndicats, à partir de jeudi, sur l'assurance-chômage et, plus précisément, sur le contrôle des chômeurs. Au bout de six mois, ceux-ci pourraient être tenus d'accepter un emploi requérant moins de deux heures de trajet quotidien et entraînant une baisse de salaire.
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Ménagés pendant les six premiers mois d'inactivité, les demandeurs d'emploi verront la pression s'accroître s'ils s'installent trop durablement dans le chômage. C'est, en tout cas, l'esprit du projet devant être discuté, à partir de jeudi, entre le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux, à l'occasion de rencontres bilatérales sur la réforme de l'assurance-chômage.

Très sensible, le texte va certainement évoluer jusqu'à sa présentation officielle, prévue pour la conférence tripartite du 6 mai sur l'assurance-chômage. D'autant qu'une réunion interministérielle a lieu mercredi. Mais la logique d'ensemble est donnée. Le dispositif s'inspire beaucoup de ce qui existe ailleurs en Europe, notamment en Allemagne. Comme annoncé par Nicolas Sarkozy, il prévoit que les chômeurs voient leurs allocations suspendues (quinze jours ou plus) ou réduites (de 20 % et au-delà) dès lors qu'ils refusent au moins deux offres « valables » d'emploi (OVE). Aujourd'hui, des sanctions peuvent être légalement prononcées dès le premier refus. Mais cela n'est jamais le cas, les agents étant réticents à supprimer les allocations de publics déjà en difficulté.

Appliquer la loi

Tout l'enjeu réside dans ce que le gouvernement entend mettre derrière le concept d'OVE et c'est en cela que le texte est le plus instructif : pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés. C'est, à peu de choses près, ce qui existe déjà aujourd'hui.

Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70 % de son salaire antérieur. Ces données objectives encourageront les agents de l'emploi à appliquer la loi, espère le gouvernement, ce qui est rarement le cas aujourd'hui : « seuls » 1.500 chômeurs sont radiés des listes de l'ANPE, chaque mois, pour refus d'emploi, a indiqué jeudi Christian Charpy, directeur général de l'agence.

Ces obligations seraient formalisées sous la forme d'un contrat entre le chômeur et le nouvel opérateur issu de la fusion ANPE- Assedic. Il ressemble, à s'y méprendre, à la convention d'aide au retour à l'emploi (Care) qui avait été négociée en 2000 par les partenaires sociaux, sans jamais être appliquée. Il supposerait que le demandeur d'emploi n'ayant pas obtenu les droits prévus dans son contrat (formation, entretiens renforcés...) dispose d'un droit de recours. En clair, un chômeur qui n'aurait pas reçu le suivi promis au début de son parcours ne pourra pas se voir priver de ses allocations.

Le dispositif pourrait être rattaché au projet de loi de modernisation de l'économie ou, plus probable encore, faire l'objet d'un projet de loi à part entière, en commun avec l'emploi des seniors.

LUCIE ROBEQUAIN, les Echos