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21/09/2011

SENATORIALES : MESSAGE AUX GRANDS ELECTEURS DE PARIS

 En démocratie, toutes les candidatures sont légitimes. Mais il existe des instants dans l'histoire politique où l'unité doit être de mise. Plus que jamais, cet instant est arrivé :

- le mode d'élection aux sénatoriales ne permet pas, à Paris, un rassemblement au second tour puisqu'il n'y a qu'un tour : dimanche soir le scrutin sera clos.

- pour la première fois dans la Ve république, la seconde chambre risque de basculer à gauche, ce qui rendrait encore plus difficile les élections suivantes en 2012.

 

A Paris, pour faire un sénateur, il faut 175 voix soit 13 Conseillers de Paris. Cela veut dire, le mode de scrutin favorisant les deux grandes listes (UMP et liste de gauche), que toutes les voix qui ne se portent pas sur la liste UMP (validée à l'unanimité, ce qui est rare, par le président de la république, le premier ministre, les responsables nationaux et les responsables parisiens)  sont des voix perdues définitivement par la droite.

Mesdames et Messieurs les grands électeurs de ses listes divers droite, sachez que même si vous votiez toutes et tous pour votre tête de liste, vous n'auriez pas assez de voix pour obtenir un sénateur. Dans tous les cas, votre tête de liste NE PEUT PAS être élue (même si on vous dit le contraire). Votre vote, aussi démocratiquement admissible soit-il,  ne permet pas d'obtenir un sénateur, c'est mathématique.

Plus grave, ces dizaines de voix qui pourraient manquer à la liste "officielle" UMP vont bénéficier à la liste de gauche ! Et en 9eme position sur cette liste apparaît le secrétaire national du PARTI COMMUNISTE FRANCAIS. Cela veut dire que votre vote sur une liste divers droite va permettre l'élection d'un communiste comme sénateur de Paris !

 

Nous avons bien d’autre occasion pour exprimer notre diversité au sein de la droite républicaine, mais là l’enjeu est national et conditionne également les futures élections. Ce n’est pas trahir votre conviction légitime que de voter pour la liste UMP afin de garantir 4 sénateurs à la droite à Paris.

13/09/2011

Elections sénatoriales : mode de scrutin

Les évolutions du mode de scrutin sénatorial

  • De 1959 à 2000, le scrutin proportionnel était appliqué à partir du seuil de 5 sièges à pourvoir.

  • La loi du 10 juillet 2000 a abaissé ce seuil à 3.

  • La loi du 30 juillet 2003 a remonté ce seuil à 4.

 

Les deux modes de scrutin

=> il est uninominal lorsque le département n’est représenté que par un seul sénateur et plurinominal dans le cas contraire ;
=> les candidatures peuvent être isolées ou groupées en listes qui peuvent être complétées ou modifiées. A l’issue du scrutin, le décompte des voix ne se fait pas par liste mais par nom ;
=> pour être élu au premier tour, le candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits ;

 Au second tour, la majorité relative suffit. En cas d'égalité des suffrages, le candidat le plus âgé est élu.

=> Il est possible de se déclarer candidat au second tour sans avoir été candidat au premier.

 => Ce mode de scrutin concerne les circonscriptions où sont élus entre 1 et 3 sénateurs
=> Ce mode de scrutin concerne 26 circonscriptions (soit 58 sièges)

 
=> les listes sont établies sans possibilité de panachage, ni de vote préférentiel ;
=> chaque liste doit être composée alternativement d’un candidat de chaque sexe ;
=> détermination du nombre de candidats élus dans chaque liste (voir application du quotient électoral ci-dessous).
 => Dans les circonscriptions où sont élus 4 sénateurs et plus, l'élection a lieu à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel ;
=> Ce mode de scrutin concerne 18 circonscriptions ainsi que les sénateurs représentant les Français établis hors de France (soit 112 sièges)
 

 

Calcul du quotient électoral :

Exemple d’un département où 5 sièges sont à pourvoir et où 3 listes sont en compétition. Hypothèse : 1532 suffrages exprimés :

  • la liste A obtenant 1023 voix, 
  • la liste B obtenant 258 voix,
  • et la liste C obtenant 253 voix.

Nombre de suffrages exprimés/nombre de sièges soit 1532/5 = 306,4     

Attribution des sièges au quotient :        

Nombre de sièges obtenus = nombre de suffrages recueillis/quotient électoral. Le résultat est arrondi au nombre entier inférieur, ce qui donne :  

  • pour la liste A : 1023/306,4 soit 3 sièges,
  • pour la liste B : 258/306,4 soit 0 siège
  • et pour la liste C : 253/306,4 soit 0 siège également.     

Attribution des sièges restants à la plus forte moyenne :

Dans cet exemple, il reste deux sièges à attribuer. On attribue fictivement à chaque liste le siège suivant et on divise le nombre de voix obtenues par chaque liste par ce nombre fictif de sièges. La liste qui obtient le nombre le plus élevé se voit attribuer le siège.

On répète l’opération pour les sièges suivants. Ainsi, pour l’attribution du 4ème siège, on fait les calculs suivants :     

  • pour la liste A : 1023/(3+1) = 255,75
  • pour la liste B : 258/(0+1) = 258  
  • pour la liste C : 251/(0+1) = 251.


La liste B se voit donc attribuer le 4ème siège. Pour l’attribution du 5ème siège, les calculs sont les suivants :

  • pour la liste A : 1023/(3+1) = 255,75
  • pour la liste B : 258/(1+1) = 129
  • pour la liste C : 251/(0+1) = 251.


La liste A se voit donc attribuer le 5ème siège.

L'ordre des élus

  • en premier lieu les candidats élus au quotient, d'après l'ordre de présentation sur les listes et en commençant par la liste qui aura obtenu le plus de suffrages;

  • ensuite, les candidats élus à la plus forte moyenne, toujours d'après l'ordre de présentation sur les listes, et en commençant par les moyennes les plus élevées.

15/04/2010

Twitter and election results

The forthcoming General Election is probably going to be one of the closest in recent UK history, with the pollsters suggesting various hung parliament and minority Labour or minority Conservative government scenarios. During the General Election campaign, Tweetminster is conducting an experiment around whether activity on Twitter correlates to electoral success.Our inspiration for this experiment comes from last year’s General Election in Japan, when a group of software engineers and PhD graduates from Tokyo University undertook a study analysing the correlation between ‘online buzz’ and election results. The aim of the study was to assess if word-of-mouth mentions of candidates could help to predict which ones would be successful. The study found that in a majority of constituencies the most mentioned candidate won the sea.

09:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : twitter, elections | Digg! Digg |  Facebook

09/06/2009

Ce qui va changer dans la vie politique

APRÈS LE BIG BANG DES EUROPÉENNES

Ce qui va changer dans la vie politique

Et maintenant ? Face au nouveau paysage politique dessiné dimanche soir, les regards se portent vers l'avenir. Avec, à la clé, beaucoup de questions.

D'abord, que fera Nicolas Sarkozy de son incontestable succès ? Il sait que 28 % est une très bonne nouvelle pour la majorité présidentielle, mais que l'addition des oppositions reste forte. Le chef de l'Etat a réussi à pulvériser ses adversaires potentiels pour la prochaine présidentielle - PS et Modem - mais il doit construire une majorité de second tour en vue de 2012.

Pour cela, les leaders UMP ce soir l'ont joué modeste , laissant entendre que la victoire imposait des devoirs. Nul doute que le président entend ainsi continuer l'ouverture, tenir compte de l'aspiration écologique des électeurs et miser sur la poursuite des réformes. Le prochain remaniement devrait porter ces marques de fabrique du sarkozysme et préparer l'échéance suivante, les régionales, où la droite est en posture de reconquête. Face à lui, il n'y a plus que ruine et désolation.

Le Parti socialiste a pris une claque d'une ampleur stupéfiante , qui va entraîner des remises en cause de sa ligne et de son mode de management. Si Martine Aubry survit à ce désastre, elle sera encadrée et priée d'écouter les dirigeants du parti qui proposent de tout changer. La Bérézina est telle que la responsabilité ne peut être que collective. Les Français ont fait payer aux candidats roses le congrès de Reims et ses suites. Le message est clair, même si la question du leadership est moins que jamais réglée. On peut être certain que Ségolène Royal et François Hollande vont sortir leurs armes anti-Aubry.

Mais comment remonter une telle pente sans un consensus qui semble introuvable ? La suite, rue de Solférino, s'annonce noire, pour de longs mois au moins.

Côté Modem, c'est encore pire. François Bayrou a beau renaître de ses cendres après chaque échec, cette fois-ci, cela va être très dur. Sa seule porte de sortie sera d'engager un accord avec le PS et les écologistes en vue des régionales. Pour quelqu'un qui voulait faire la course en tête de l'opposition, c'est humiliant. Ses derniers partisans risquent en outre de s'égailler dans la nature, comme ils viennent de le faire lors de ce scrutin. On ne sait si c'est totalement l'intérêt de Nicolas Sarkozy d'avoir soulagé le PS d'un concurrent. Mais le fait est là : François Bayrou est blessé, peut-être à mort. Il va devoir remiser, pour un temps en tout cas, ses ambitions au vestiaire.

Enfin, que fera Daniel Cohn-Bendit de sa victoire ? Il a redit ce soir son désintérêt pour la présidentielle française. Mais il a dessiné l'alliance qui devrait, selon lui, prévaloir à Strasbourg : PS-Verts-centre. C'est sans doute la formule qu'il va pousser dans l'Hexagone, d'autant plus facilement qu'il n'est candidat à rien. Son score spectaculaire va, quoi qu'il arrive, peser sur les programmes des uns et des autres : l'environnement sera sûrement au cœur des prochaines batailles. Nicolas Sarkozy l'a déjà compris. On va s'en apercevoir dans les tout prochains jours.

Par Sylvie Pierre-Brossolette sur Facebook