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20/01/2013

François Fillon : Lettre ouverte au président de la République

TRIBUNE - L’ancien premier ministre François Fillon invite le chef de l’État à renoncer au projet de loi sur le mariage pour tous.

  • Crédits photo : Dobritz/LE FIGARO

    Monsieur le Président,

    Le 13 janvier, de nombreux Français iront manifester contre votre projet de loi qui ouvre le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Avec gravité et sincérité, ils seront les interprètes d’une France qui reste attachée au cadre traditionnel du mariage. Cette France-là ne doit pas être oubliée ou stigmatisée. Son inquiétude est réelle, sa cause est profonde et argumentée.

    Le projet gouvernemental devait, nous disait-on, susciter le consensus. Je constate que le débat actuel a fait, au contraire, resurgir des tensions, parfois même détestables. Les réseaux sociaux sont trop souvent devenus les vecteurs d’une violence féroce entre partisans et opposants à ce texte. Homophobie d’un côté, anticléricalisme de l’autre : toutes ces dérives qui mutilent notre fraternité sont inquiétantes. Alors même que la société française a progressé ces dernières années en tolérance, voici donc que renaissent des clivages préjudiciables à tous.

    Face à cette situation, je vous demande d’agir avec sagesse car les risques de rupture existent. Sur bien des sujets, vous et votre gouvernement avez largement modéré votre empressement initial : le droit de vote des étrangers a été ajourné ; la négociation sociale sur la sécurisation de l’emploi dure depuis des mois ; le gouvernement a même décidé d’installer une commission de dialogue sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes… Pourquoi cette question du mariage homosexuel fait-elle l’objet d’une telle précipitation ?

    L’amour scellé entre deux personnes est la plus belle des choses. Mais il ne suffit pas à lui seul pour remettre en cause l’organisation du cadre civil et social du mariage qui structure la société et la filiation depuis des siècles.

    Le mariage est une institution unissant un homme et une femme, leur donnant des droits et des devoirs vis-à-vis de l’un et de l’autre, ainsi que vis-à-vis des enfants qui pourraient être issus de leur union. Par le mariage, la République ne consacre pas l’amour qui unirait deux personnes mais elle protège la famille qui pourrait en être issue et en particulier les enfants. C’est dans l’intérêt de l’enfant qu’il convient principalement de raisonner !

    Je ne veux pas me placer dans un déni de réalité. Le rôle du législateur est d’encadrer et de protéger juridiquement les situations nouvelles qui se créent au fur et à mesure des évolutions de notre société. Je comprends l’attente des couples homosexuels qui, avec le pacs, ne bénéficient pas des mêmes droits patrimoniaux que les couples hétérosexuels lorsque leur conjoint décède. Je mesure l’attente de ces mêmes couples qui élèvent un enfant et qui souhaitent que la relation qui se noue entre l’enfant et le « second parent » soit juridiquement protégée. Nous sommes là dans le droit de l’enfant.

    Je ne veux pas non plus m’ériger en juge. Nous savons tous que nos enfants grandissent dans un cadre familial infiniment variable d’une situation à l’autre. Il ne s’agit pas de mettre en doute les capacités d’affection et d’éducation d’un enfant par un couple homosexuel ou encore par une femme ou un homme seuls.

    Les défenseurs de ce projet de loi brandissent, pour le justifier, l’étendard de l’égalité des droits. Mais faut-il pour autant bouleverser les équilibres de notre société ? La heurter ? Se fonder sur l’institution du mariage par souci d’égalitarisme ? Je ne le crois pas. Les citoyens sont égaux, ce qui n’implique pas que les situations soient totalement égales.

    Si le principe d’égalité était suffisant pour justifier de chambouler l’institution du mariage, alors il sera rapidement, je le crains, considéré comme suffisant pour fonder l’ouverture de la procréation médicale assistée aux couples de femmes et la gestation pour autrui aux couples d’hommes. Sur ces sujets, ni vous ni votre majorité n’avez été clairs.

    Ceux qui prétendent que ces évolutions fondamentales ne sont pas à l’ordre du jour seront les mêmes qui dans quelque temps affirmeront que le « droit à l’enfant » prime sur le reste. Je vous rappelle qu’en 1999, le pacs nous était présenté par le gouvernement socialiste comme l’étape législative ultime de l’union entre deux personnes du même sexe. Aujourd’hui, une décennie plus tard, voici le mariage ouvert aux couples homosexuels avec l’adoption, et avec son inévitable corollaire : la procréation médicalement assistée et, le moment venu, la gestation pour autrui. Bref, nous risquons par votre faute, et peut-être même malgré vous, d’entrer dans une spirale qui ne peut pas ne pas interpeller toute la société française.

    On ne doit pas légiférer tambour battant au nom « d’une exigence d’égalité » et du « mariage pour tous » qui est un slogan mensonger, car le mariage, fort heureusement, n’est pas ouvert à tous et pour tous les cas de figure. On ne peut pas, sans précaution, laisser croire à un enfant qu’il peut avoir deux pères ou deux mères. C’est un point soulevé par de nombreux pédopsychiatres et auquel votre gouvernement semble croire qu’il peut remédier, en remplaçant simplement les mots « pères » et « mères » du Code civil par les termes génériques de « parents ».

    La question du mariage n’est pas une question politicienne. Elle s’ancre dans les profondeurs de la société française. Ne passez pas en force. Il n’y aurait ni honte ni faiblesse à renoncer à un projet qui divise notre pays.

    Il existe une voie pragmatique pour avancer. Nous pouvons travailler ensemble sur une version d’un pacs renouvelé, renforcé de droits nouveaux, qui répondrait aux attentes des couples sur la base d’une nouvelle forme d’Union civile. Au regard de l’intérêt de l’enfant, pour préserver ses droits, je serais également ouvert à ce que l’on réfléchisse au statut de coparent, ou second parent. Ce nouvel arsenal juridique permettrait de répondre aux attentes légitimes des couples et parents homosexuels sans bouleverser l’héritage de notre modèle de société.

    Nos concitoyens sont profondément touchés et vont manifester, nombreux, le 13 janvier. En tant qu’ancien premier ministre, j’estime avoir un devoir de réserve vis-à-vis du principe même des manifestations. Élu de la nation, mon combat est au Parlement. Mais je comprends ceux qui feront entendre leur voix dimanche prochain. Votre rôle, Monsieur le Président de la République, est de les écouter. Votre devoir est de vous élever au-dessus de votre parti pour faire œuvre de tempérance et tenter de réconcilier les Français.

Référendum sur le projet de loi pour le mariage de personnes de même sexe

Conformément aux dispositions de l’article 11 de la Constitution du 4 octobre 1958 :
 
« Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation … »

 

Exposé

Le Gouvernement a préparé un projet de loi visant à "ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe", devant faire l’objet d’un vote par le Parlement.

La question du mariage et de l’adoption d’enfants est fondamentale et doit faire l’objet non seulement d’un débat public et démocratique, auquel chaque citoyen est en droit de participer, mais aussi d’un référendum permettant de s’assurer de l’opinion de l’ensemble des Français.

 

Demande d’organisation d’un référendum adressée au Président de la République française


Monsieur le Président de la République,

Nous vous demandons, en vertu des pouvoirs qui vous sont conférés par l’article 11 de la Constitution du 4 octobre 1958, de soumettre au référendum le projet de loi visant à "ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe".

Engagez vous, demandez l'organisation d'un référendum :

http://www.referendum-officiel.fr/

07/01/2013

Hollande ridiculise la France

Par Philippe Tesson du journal Le Point

On est ainsi fait, on a été élevé sur des principes, sur des valeurs, l'honneur, le patriotisme, l'orgueil, le respect de l'héritage culturel et moral, on n'est pourtant pas encore tout à fait ringard, on essaie de comprendre et même de tolérer le monde d'aujourd'hui...

Mais quand même : lorsqu'on lit la manchette du Monde daté de samedi dernier, on ne peut pas s'empêcher d'être saisi par un léger malaise, un mélange de colère et d'humiliation. Quelle manchette ? "De plus en plus de Français veulent devenir belges"... C'est une simple information, c'est un fait, mais il est lourd de sens.

N'en faisons pas trop non plus, la chose est relativement inoffensive, elle est même un peu risible. Cela ressemble à une histoire belge. Devenir belge, quelle drôle d'ambition, si l'on ne savait pas pourquoi ! Or, on le sait, c'est pour payer moins d'impôts. Émigrer jadis à Coblence, cela avait plus de gueule ! Il ne s'agit pas ici de les condamner, ceux qui s'en vont, ce n'est pas notre problème, libre à eux. Que ferions-nous, nous, chacun de nous, si nous étions dans leur situation (financière) ?

Paradoxe : on connaît des riches qui ne partent pas, bien qu'ils en aient les moyens, et l'on connaît des pauvres qui partiraient volontiers, mais qui ne le font pas parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Et puis "de plus en plus de Français", cela ne veut pas dire grand-chose si l'on sait que cela se compte en termes de quelques centaines.

La suite : http://www.lepoint.fr/tesson-hollande-ridiculise-la-franc...

 

Les hausses socialistes du 1er janvier 2013

LIVRET A: Relèvement de 25% du plafond, le montant maximal de dépôt est porté à 22.950 euros.

TIMBRE: La lettre prioritaire passe de 0,60 à 0,63 euro, la lettre verte de 0,57 à 0,58 euro.

BIERE: Le demi pression va coûter plus cher, en raison de l'augmentation des droits d'accises. Selon les Brasseurs de France, il pourrait passer de 2,60 euros à 3 euros. Bercy a calculé une hausse de 5,5 centimes pour 25 cl.

REDEVANCE TV: Elle passe à 131 euros en métropole (+ 6 euros) et à 85 euros outre-mer (+ 5).

ENERGIE: Le gaz augmente de 2,4%, l'électricité de 2,5%.

RATP: Hausse moyenne de 2,4%, avec des différences selon les forfaits. Le pass Navigo deux zones passe à 65,10 euros, le carnet de 10 tickets à 13,30 euros. Le ticket à l'unité reste à 1,70 euro.

TAXIS: Le prix de la course est majoré de 2,6%.

EMPLOI A DOMICILE: Les particuliers employeurs vont payer leurs cotisations patronales sur la base du salaire réel et non plus sur une assiette forfaitaire. En compensation, baisse de 0,75 euro par heure travaillée.

SANTE: Le remboursement de l'IVG passe à 100% pour toutes et la pilule devient gratuite pour les jeunes de 15 à 18 ans.

ALLOCATIONS: Le Revenu de solidarité active (RSA) passe à 483 euros pour une personne seule sans enfant, 724 euros pour un couple sans enfant.

Revalorisation de 2,1% des plafonds de ressources ouvrant droit aux prestations familiales et de 2,15% des APL (aides personnelles au logement).

Revalorisation également de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), l'allocation équivalent retraite (AER) et l'allocation transitoire de solidarité (ATS).

EMPLOI D'AVENIR: Mise en oeuvre des "emplois d'avenir professeur", destinés à des étudiants boursiers venant de zones défavorisées et désirant devenir enseignant. Les bénéficiaires travaillent à temps partiel et perçoivent en moyenne 900 euros par mois.

IMPOT SUR LE REVENU (revenus 2012):

- Barème gelé pour la deuxième année consécutive, ce qui s'apparente à une hausse d'impôt de près de 2% pour les contribuables, mais une décote permettra d'épargner 7,4 millions de personnes modestes.

- Avantage fiscal lié au quotient familial plafonné à 2.000 euros par demi-part supplémentaire, contre 2.336 euros auparavant.

- Plafonnement des niches fiscales: les réductions ou crédits d'impôts liés à une vingtaine de niches (emploi d'un salarié à domicile, garde d'enfant, travaux du logement en faveur du développement durable, immobilier locatif...) limités à 10.000 euros par foyer fiscal.

- La taxe à 75% pour la part des revenus d'activité supérieurs à un million d'euros par an et par contribuable a été censurée samedi par le Conseil constitutionnel.

FIN DE L'AUTORISATION DE SORTIE DU TERRITOIRE:

Les mineurs français voyageant seuls pourront désormais se déplacer dans l'Union européenne avec une carte nationale d'identité ou un passeport et sans autorisation parentale de sortie du territoire. Hors Union européenne, un passeport reste, dans la plupart des cas, obligatoire.

IMMOBILIER:

Le "Scellier" pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer est remplacé par le "Duflot", aux conditions plus strictes mais assorti d'une réduction d'impôt plus intéressante, de 18% sur neuf ans, calculé sur un investissement maximal de 300.000 euros.

AUTOMOBILE: les véhicules émettant entre 135 et 140 grammes de CO2/km sont désormais taxées à hauteur de 100 euros. Actuellement, le malus s'applique à partir de 141 g/km.

Le malus pourra atteindre jusqu'à 6.000 euros pour les modèles émettant plus de 200 g/km.

EXTINCTION DES AMPOULES A FILAMENT:

Plus d'ampoules à filament dans les rayons. Leur retrait a été progressif depuis 2009. Ces ampoules, nées à la fin du XIXe siècle, ont peu à peu laissé la place aux lampes fluocompactes, halogènes et LED.