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25/04/2007

Honte à la gauche

Pour ceux qui doutaient encore du changement de bord d'Eric Besson, voilà une preuve. Après avoir publié un livre au vitriol sur la socialiste, l'ancien secrétaire national à l'Economie du PS, démissionnaire de ce parti et qui a rallié Nicolas Sarkozy dimanche soir quand les résultats du 1er tour ont été connus, raconte les coulisses peu reluisantes de la campagne. Il a affirmé lundi avoir "participé à ce qu'on peut appeler une tentative de diabolisation" du candidat UMP.

Explication : "Nous avions décidé (...) de diaboliser Nicolas Sarkozy, de faire peur, de s'appuyer sur un certains nombre de formules ou d'actes ou de maladresses qu'il avait pu commettre", précise l'un des auteurs de ce rapport sur RTL puis carrément devant les militants de l'UMP réunis à Dijon. Il fait référence à un document à charge sur Nicolas Sarkozy que le PS avait publié sur le net courant janvier, dans lequel le candidat de l'UMP était qualifié de "néo-conservateur américain à passeport français". "Un homme de gauche qui soutient un homme de droite"

"Cette entreprise de diabolisation, ce scepticisme quant à la capacité à faire élire l'une sans diaboliser et sans susciter la peur de l'autre, n'en doutez pas, vous allez la voir à l'oeuvre pendant toute la durée de cet entre-deux tours", a-t-il mis en garde. Selon Eric Besson, les dirigeants socialistes "étaient convaincus" que dans un combat à la loyale Sarkozy-Royal, "c'est Nicolas Sarkozy qui l'emporterait, et je le crois toujours". Eric Besson a aussi annoncé lundi que le candidat UMP lui avait demandé de faire le lien avec les électeurs de gauche souhaitant le rejoindre.

Il a précisé : "je ne suis pas allé chez Nicolas Sarkozy pour chercher un poste". Affirmant qu'il allait "travailler" avec lui et son équipe pendant 15 jours, "et puis on verra ce que serait mon sort après une éventuelle victoire de Nicolas Sarkozy", il s'est mis à la tâche le soir même : il a pris la parole lors du 1er meeting de 2nd tour de Nicolas Sarkozy, à Dijon. Il y a affirmé, devant 10.000 partisans UMP qui l'ont acclamé, être "un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite (...) c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois".

Royal et sa méthode miracle

La méthode miracle pour relancer la croissance selon Ségolène Royal :navrant...

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Sarkozy et les centristes

Sarkozy n'exclut pas un "rééquilibrage" de son éventuelle majorité au profit des centristes

L'UDF "a toute sa place dans la majorité présidentielle", déclare Nicolas Sarkozy dans un entretien publié mercredi par "Le Monde" en n'excluant pas un rééquilibrage de son éventuelle majorité au profit des centristes.

"On peut très bien en parler. C'est une discussion qu'auront les partis politiques au lendemain de l'élection présidentielle", dit le candidat de l'UMP, interrogé sur une possible offre de rééquilibrage de sa part pour les élections législatives au regard des 18,57% obtenus par François Bayrou au premier tour.

"Tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité", assure M. Sarkozy dans le quotidien daté de jeudi.

Interrogé sur la présence éventuelle de François Bayrou dans cette majorité, il répond que "c'est à lui de choisir". "Il a toujours été dans la majorité de droite et du centre. S'il change, c'est son droit, mais qu'il le dise à ses électeurs", souligne le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy précise sa conception de la majorité multipolaire qu'il entend constituer s'il est élu, avec un pôle UMP, un pôle "centriste" et "un pôle de gauche".

Le pôle centriste "pourra porter avec l'identité qui est la sienne les valeurs auxquelles il tient: celles de l'Europe, de l'ouverture sociale, d'une République exemplaire".

L'ancien ministre de l'Intérieur entend également constituer un "pôle de gauche" auquel il "ne demandera pas de renier son engagement, mais qui se reconnaîtra dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans". "Le travail que j'ai engagé avec Eric Besson ne s'arrête pas le 6 mai si je suis élu", assure le candidat UMP en référence à l'ancien secrétaire national du Parti socialiste à l'économie.

Sarkozy : un statut pour l'opposition

Sarkozy promet "un statut" pour l'opposition

Nicolas Sarkozy promet de créer un "statut de l'opposition" et de "recevoir régulièrement les leaders de l'opposition" s'il est élu le 6 mai, dans un entretien publié mercredi par "Le Monde".

"Je ne serais pas choqué que la présidence de la commission des Finances soit confiée à un élu de l'opposition", ajoute le candidat de l'UMP à la présidentielle, reprenant une proposition de son adversaire socialiste Ségolène Royal.

M. Sarkozy réitère en outre sa proposition de faire ratifier par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale les principales nominations de fonctionnaires "afin qu'elles ne soient plus le produit de la connivence, mais de la compétence".

Le candidat de l'UMP exclut en revanche l'introduction d'une dose de proportionnelle pour le scrutin législatif. "Si un jour il devait y avoir une ouverture à l'Assemblée nationale, cela ne pourrait se faire que par la suppression d'un certain nombre de sièges de députés élus dans les circonscriptions", explique-t-il.

Il réitère son refus d'autoriser le vote des étrangers aux élections locales, une proposition qu'il avait pourtant faite avant de la retirer en raison des réticences qu'elle suscite à l'UMP. Le proposer aujourd'hui "serait faire reculer le débat", estime M. Sarkozy.