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30/04/2007

Balladur : choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Par Edouard Balladur
Ancien Premier ministre
Député de Paris

Le Monde - 26 avril 2007

 

Le premier tour de l'élection présidentielle est passé. Son résultat est heureux : l'importance de la participation électorale, le recul des extrêmes, le succès des partis de gouvernement en témoignent. Nous voilà sortis de la confusion née de la multiplicité des candidatures à laquelle il faudra bien, un jour, porter remède. L'horizon s'est dégagé.


Le choix offert aux Français est clair : sortir enfin du conformisme social-démocrate et étatiste dont la droite et la gauche ont été prisonnières depuis tant d'années et inventer une politique nouvelle. La France doit être plus forte, sinon aucun des problèmes qui se posent à elle, dans les domaines de l'économie, de la société, de l'éducation, de la politique étrangère, ne sera résolu.

La France ne sera plus forte que grâce à une plus grande liberté, sous toutes ses formes, qui permettra à chacun d'exprimer son dynamisme, de réussir sa vie, et au pays de sortir de l'ornière.

La liberté n'est pas incompatible avec la justice. Au contraire, elle permet à la solidarité d'être plus réelle. L'une renforce l'autre. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec la protection de ceux qui en ont besoin. Au contraire, c'est une obligation que la société a envers tous. Liberté et morale vont de pair. C'est affaire d'équilibre.

La liberté n'est pas incompatible avec le respect par tous des principes qui régissent la vie collective et du sens du devoir. Elle ne permet pas tout à quelques-uns, les contraintes de la vie en société s'imposent à tous. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec un rôle accru de la France, aussi bien sur le plan européen que sur le plan international. Elle renforce les moyens de la France. Elle ne nuit pas à l'entente entre les peuples, tout au contraire.

RASSEMBLER NOS ÉNERGIES

Cette politique de liberté, politique nouvelle que la France n'a expérimentée qu'occasionnellement, et qu'elle a si longtemps répugné à mettre en oeuvre, est la seule possible au moment où nous devons retrouver nos forces, rassembler nos énergies, redevenir une grande nation exemplaire. Nicolas Sarkozy porte cet espoir. Il a su l'exprimer mieux que quiconque, avec clarté, avec courage, avec efficacité.

Faut-il redouter d'avoir à choisir ? La France serait-elle "coupée en deux" au prétexte qu'elle doit choisir entre deux politiques et deux candidats ? Ce serait avoir une singulière conception de la démocratie de penser qu'elle peut se satisfaire de l'à-peu-près, du vague, de la confusion. La démocratie, c'est le choix, et le choix ne peut exister qu'entre des projets cohérents. Osons choisir, faisons-le sans crainte, sans réticence, avec confiance dans l'avenir.

Faisons-le avec la conviction qu'un choix clair ne signifie pas l'intolérance, ni le rejet d'autrui, ni le refus de rassembler toutes les énergies et toutes les bonnes volontés. Cette conception d'un choix à la fois lucide, généreux et ouvert, Nicolas Sarkozy en est le porteur.

Balladur : choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Choisir sans crainte Nicolas Sarkozy

Par Edouard Balladur
Ancien Premier ministre
Député de Paris

Le Monde - 26 avril 2007

 

Le premier tour de l'élection présidentielle est passé. Son résultat est heureux : l'importance de la participation électorale, le recul des extrêmes, le succès des partis de gouvernement en témoignent. Nous voilà sortis de la confusion née de la multiplicité des candidatures à laquelle il faudra bien, un jour, porter remède. L'horizon s'est dégagé.


Le choix offert aux Français est clair : sortir enfin du conformisme social-démocrate et étatiste dont la droite et la gauche ont été prisonnières depuis tant d'années et inventer une politique nouvelle. La France doit être plus forte, sinon aucun des problèmes qui se posent à elle, dans les domaines de l'économie, de la société, de l'éducation, de la politique étrangère, ne sera résolu.

La France ne sera plus forte que grâce à une plus grande liberté, sous toutes ses formes, qui permettra à chacun d'exprimer son dynamisme, de réussir sa vie, et au pays de sortir de l'ornière.

La liberté n'est pas incompatible avec la justice. Au contraire, elle permet à la solidarité d'être plus réelle. L'une renforce l'autre. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec la protection de ceux qui en ont besoin. Au contraire, c'est une obligation que la société a envers tous. Liberté et morale vont de pair. C'est affaire d'équilibre.

La liberté n'est pas incompatible avec le respect par tous des principes qui régissent la vie collective et du sens du devoir. Elle ne permet pas tout à quelques-uns, les contraintes de la vie en société s'imposent à tous. C'est affaire d'équilibre. La liberté n'est pas incompatible avec un rôle accru de la France, aussi bien sur le plan européen que sur le plan international. Elle renforce les moyens de la France. Elle ne nuit pas à l'entente entre les peuples, tout au contraire.

RASSEMBLER NOS ÉNERGIES

Cette politique de liberté, politique nouvelle que la France n'a expérimentée qu'occasionnellement, et qu'elle a si longtemps répugné à mettre en oeuvre, est la seule possible au moment où nous devons retrouver nos forces, rassembler nos énergies, redevenir une grande nation exemplaire. Nicolas Sarkozy porte cet espoir. Il a su l'exprimer mieux que quiconque, avec clarté, avec courage, avec efficacité.

Faut-il redouter d'avoir à choisir ? La France serait-elle "coupée en deux" au prétexte qu'elle doit choisir entre deux politiques et deux candidats ? Ce serait avoir une singulière conception de la démocratie de penser qu'elle peut se satisfaire de l'à-peu-près, du vague, de la confusion. La démocratie, c'est le choix, et le choix ne peut exister qu'entre des projets cohérents. Osons choisir, faisons-le sans crainte, sans réticence, avec confiance dans l'avenir.

Faisons-le avec la conviction qu'un choix clair ne signifie pas l'intolérance, ni le rejet d'autrui, ni le refus de rassembler toutes les énergies et toutes les bonnes volontés. Cette conception d'un choix à la fois lucide, généreux et ouvert, Nicolas Sarkozy en est le porteur.

Les 7 mensonges de Ségolène Royal

7 vérités contre les 7 mensonges de Mme Royal

Par Jean-Pierre Raffarin
Ancien Premier ministre
Sénateur de la Vienne

Publié sur le blog : http://www.carnetjpr.com

30 avril 2007

 

1 – Le Centre : Bayrou-Royal, la double méprise

Dès le soir du premier tour, François Bayrou a fait le pronostic de la victoire de Nicolas Sarkozy. Il parie sur l’échec et l’implosion du Parti Socialiste, ce qui lui permettrait de devenir le leader de l’opposition. D’où ses excès contre Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal a toujours méprisé les centristes, notamment dans sa région mais elle joue son va-tout en espérant que la confiture ministérielle attirera l’électeur centriste.

Donc, c’est à celui qui avalera l’autre.


 2 – La Démocratie : la pratique de S. Royal, c’est le populisme

Sa démocratie soi-disante participative permet à des militants bien entraînés de prendre le contrôle de petits groupes qui prennent la parole au nom des autres. Dans un grand lycée poitevin de plus de mille élèves, 9 personnes seulement étaient présentes pour la réunion sur le « budget participatif ».

Plutôt que de dire sa position sur la place de la Turquie en Europe, elle préfère avancer masquée : mon avis sera celui des Français.


3 – L’emploi : le programme PS relancera le chômage

Par la généralisation des 35 h et par l’utopie du partage du travail, les socialistes tournent le dos à toutes les politiques qui ont réussi en Europe.
Les PME, commerçants et artisans, n’ont pas vocation à accueillir les jeunes en échec scolaire. L’artisanat moderne ne peut à lui seul corriger les erreurs du système éducatif. A l’opposé du contrat première chance, il faut aider les jeunes diplômés à s’engager dans les PME pour assurer leur avenir.
C’est par une politique adaptée de formation professionnelle, la sécurité sociale professionnelle, que l’on pourra aider les jeunes sans qualification.

12 derniers mois de L. Jospin = + 156 000 chômeurs
12 derniers mois de J. Chirac =  - 250 000 chômeurs.


4 – La région Poitou-Charentes : désenchantement

En trois ans, entre deux élections, Madame Royal a perdu plus de 15 points. L’idée selon laquelle «elle séduit au loin et irrite au près » se confirme. Sur le terrain les électeurs entendent tous les mensonges : quand Madame Royal dit qu’elle a multiplié les initiatives dans sa région « sans augmenter les impôts », ceux qui paient la taxe d’habitation en Poitou-Charentes apprécieront : elle l’a augmenté de 11,78% la première année de son mandat.


5 – La politique étrangère : Nicolas Sarkozy avec Jacques Chirac

J’ai vu dans mes fonctions à Matignon, à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy Ministre de l’Intérieur approuver la position de Jacques Chirac pour la paix en Irak. Madame Royal dit le contraire : mensonge ! Dans sa conférence de presse sur la politique étrangère de la France, Nicolas Sarkozy a pris des positions toujours voisines de celles du Chef de l’Etat.


6 – La dette : les socialistes restent les champions

En 2006, la dette de la France a diminué de 40 milliards d’euros. L’origine de la dette en France vient des réformes socialistes qui n’ont été financées que par l’emprunt : nationalisations de 1981, recrutement de plus de un million de fonctionnaires de 1981 à 1995, passage de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans,
35 H etc…
Le programme de Nicolas Sarkozy est au contraire compatible avec la réduction de l’endettement de la France.


7 – 2ème tour : la diabolisation contre l’information

Nicolas Sarkozy ne ressemble pas aux caricatures que la gauche a créé pour le diaboliser. Quand dans une campagne on fait un recours permanent aux attaques personnelles, on ne sert ni la démocratie, ni on convainc les électeurs.
La politique, ce n’est pas la mobilisation contre, c’est un choix positif pour un projet, pour un avenir, pour une relève. Les socialistes jouent trop avec les haines pour rassurer en profondeur les Français.
Au total, c’est Ségolène Royal qui inquiète.

Les Socialistes et Bayrou

DOUBLE LANGAGE :
CE QUE LES SOCIALISTES DISAIENT DU CANDIDAT CENTRISTE

Voici un florilège des déclarations qui prouvent, s'il en était besoin, la sincérité des déclarations d'aujourd'hui concernant le candidat centriste !

  • Ségolène Royal, le 16 avril dernier, au micro de RMC Info : « Il faut respecter les électeurs. Laissons les électeurs libres sans les embrouiller avec des tractations, des manipulations, des accords dans leur dos et nous verrons entre les deux tours. Toutes ces tractations avant le premier tour sous prétexte de faire un front anti-Sarkozy, ce n'est pas le problème ».
  • Ségolène Royal, le 20 février, à Rennes : « Ceux qui se disent ni de droite ni de gauche (...) ont toujours fini par tomber du même côté, (...) cherchent à brouiller les cartes de l'élection » ; « Seule l'union des forces de progrès peut permettre de battre la droite ».
  • François Hollande, le 10 avril, au siège du PS : « Nous ne ferons rien avec Bayrou puisque c'est une variante de la droite ».
  • François Hollande, le 13 avril, à l'AFP : « Il n'y a pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite ».
  • François Hollande, le 21 février, à Liévin : « moi je ne connais pas les propositions de François Bayrou, je connais juste sa démarche : ni droite ni gauche pour finir avec la droite ».
  • Lionel Jospin, le 17 mars, à Lens : « ce que propose M. Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays (...). La proposition politique de M. Bayrou est mort-née (...) » et d'ajouter que François Bayrou « a toujours été de droite ».
  • Dominique Strauss-Kahn, le 16 mars, à Charleville-Mézières : « Ségolène fait campagne avec 100 propositions (...) François Bayrou fait campagne sans proposition ».
  • Jack Lang, le 20 février, siège du PS : François Bayrou « est une variante de la droite ».
  • Jack Lang, le 14 mars, siège du PS : « François Bayrou n'est pas là pour empêcher l'élection de Nicolas Sarkozy mais pour éliminer la gauche ». Il veut « tout le pouvoir pour lui tout seul » en s'appuyant « sur un mouvement de droite, en alliance avec l'UMP ».
  • Jack Lang, le 13 avril : une alliance avant le premier tour : « est totalement absurde, on ne peut pas concilier l'inconciliable ».
  • Jean-Louis Bianco, le 13 avril, à Belfort : « aucun commentaire, je ne parle que des choses importantes ».
  • François Rebsamen, 14 mars, sur LCP, « François Bayrou, candidat du ni ni et de l'immobilisme » et d'ajouter « il n'est pas ni droite, ni gauche » mais « un homme du centre-droit libéral, d'une droite classique ».
  • Jean-Christophe Cambadélis, 13 avril, par communiqué : « Ségolène Royal ne veut pas d'ouverture au centre ».
  • Jean-Luc Mélenchon, le 25 avril, sur son blog : « Bayrou, c'est la droite ».
  • Claude Bartolone, le 20 février, à l'Assemblée nationale : « François Bayrou donne le sentiment d'être le Che Guevara de l'extrême-centre (...) Il faut que nous soyons assez forts pour démasquer cette imposture. Bayrou est quand même celui qui, lorsqu'il a été ministre de l'Education nationale, a voulu démanteler l'école de la République. L'ensemble de ses députés sont élus par des gens de droite et par le désistement de l'UMP ».

Le dossier « argumentaires » du Parti socialiste contre François Bayrou

  • « Le programme économique et social de François Bayrou est UMP compatible. (...) Il fait l'impasse sur le pouvoir d'achat des salariés et des retraités. (...) En matière de fiscalité seule la baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune semble le préoccuper. En réalité, François Bayrou n'a rien d'autre à proposer que ce qui a été fait sous tous les gouvernements de droite (...). De droite en économie, il est également conservateur sur les questions de société. »
  • « François Bayrou maintient les Français dans le flou d'une construction politique chimérique et dangereuse : « l'union nationale » qui n'est qu'une alliance des contraires. Ce n'est pas une nouvelle donne politique, mais une ligne opportuniste qui nourrit la confusion. »

« L'hebdo des socialistes » du 24 mars consacré à François Bayrou

  • « Le programme de Bayrou ? Il se résume en deux mots : libéralisme outrancier. Il tient en trois temps : réduire l'Etat, aider les plus riches, servir les entreprises. Les plus faibles n'ont qu'à se terrer. Le centrisme, c'est ni la gauche, ni la gauche... »
  • « Bayrou a le même programme que Sarkozy. »
  • « Bayrou a pour modèle Thatcher et Reagan »
  • « On ressort de la lecture des deux derniers ouvrages de François Bayrou avec le sentiment de vaste supercherie. »
  • « François Bayrou, c'est toujours pareil. Ce qu'il dit semble d'abord frappé au coin du bon sens. Et quand on gratte un peu, c'est une immense arnaque. »
  • « Les deux livres récemment publiés par François Bayrou, sous un populisme patelin, laissent percer une idéologie néolibérale et réactionnaire. »

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