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03/05/2007

Débat : Les imprécisions de Ségolène Royal

Imprécations et imprécisions,
la véritable nature du programme de Madame Royal

Le débat télévisé d'hier soir a démontré la vraie nature du pacte présidentiel de Madame Royal fait d'imprécisions et d'imprécations.

Imprécisions et imprécations et sur le nucléaire
Madame Royal veut réduire la part du nucléaire en augmentant celle des énergies renouvelables.
Cette ineptie est dangereuse pour notre sécurité énergétique, pour notre contribution à la préservation des équilibres écologiques et pour l'avenir d'une filière industrielle et technologique d'excellence. La France deviendrait plus dépendante des importations en provenance de régions du monde politiquement instables et de l'évolution des prix mondiaux. Le choix du nucléaire civil permet aux Français de rejeter 18 % de CO2 en moins par rapport à leurs voisins européens. La position de la candidate socialiste sur le nucléaire civil est davantage motivée par des raisons idéologiques que par l'analyse pragmatique des problèmes. Mais en plus de cela, elle ne connaît pas la part de du nucléaire dans la production d'électricité française

Imprécisions sur l'évolution des 35 heures
En début de campagne, Madame Royal voulait étendre les 35 heures à toutes les entreprises. Depuis hier, il semble qu'elle laissera les partenaires sociaux décider de l'avenir des 35 heures… La réduction du temps de travail a bloqué le pouvoir d'achat des Français et aggravé le déséquilibre de nos finances publiques.

Imprécations et mensonges sur l'intégration à l'école des enfants handicapés
Madame Royal a menti sur le nombre d'enfants handicapés scolarisés. Contrairement à ce qu'elle a affirmé hier, ce nombre a doublé passant de 89 000 en 2002 à 160 000 en 2006. De plus, c'est la loi du 11 février 2005 qui a prévu l'inscription de droit des enfants handicapés dans l'école de leur quartier. Loi saluée par toutes les grandes associations, et contre laquelle Madame Royal et le parti socialiste se sont opposés.

Imprécisions et imprécation sur le financement des retraites
Au début de la campagne, Madame Royal refusait de modifier les régimes spéciaux ; elle déclare aujourd'hui que les partenaires sociaux devront « réfléchir » à cette question, bien sûr sans se prononcer. Sur le financement des retraites, elle veut remettre à plat les lois Fillon tout en étant incapable d'expliquer comment elle le finance. Elle promet une nouvelle taxe aux Français sans être en mesure de chiffré son taux, ni la base sur laquelle cette taxe serait assise.

Imprécisions et changements sur le SMIC
Lorsqu'elle parle de porter le SMIC à 1 500 euros a candidate socialiste parle-t-elle du SMIC brut ou net ? Elle a beaucoup varié sur ce sujet. S'il s'agit bien du Smic brut, si cette mesure est mise en œuvre rapidement, elle détruira au moins 50 000 emplois en écrasant l'échelle des salaires et en faisant exploser le budget des allègements de charges. S'il s'agit d'un objectif à atteindre au terme du prochain quinquennat, alors la candidate socialiste n'a rien annoncé de nouveau car la projection du rythme actuel de progression du Smic sur la période aboutira à un montant de 1 492 euros bruts en 2012.

Imprécision et manque dangereux de clarté sur le contrôle des flux migratoires
Dans ce domaine, la candidate socialiste a beaucoup tergiversé. On retiendra toutefois sa proposition de régulariser les familles, parents et grands-parents, des enfants de clandestins scolarisés en France, ainsi que l'ensemble des travailleurs en situation irrégulière. Cela signifie la création de nouvelles filières d'immigration massive qui entraîneront la régularisation automatique de ceux qui s'y engouffrent, à l'instar de ce qui s'est passé en Espagne lorsque le chef du gouvernement, José Luis Zapatero, a régularisé pas moins de 700 000 clandestins.

Le plus grave dans le programme de Ségolène Royal, c'est que cette imprécision est quasiment constante :

  • Aucune mesure concrète n'est proposée pour réduire les charges publiques : or les dépenses proposées par Ségolène Royal représentent 65 milliards d'euros. Pour les financer, il faudrait multiplier par deux l'impôt sur le revenu et augmenter de moitié la TIPP (donc le prix de l'essence de 30 centimes d'euro). Cela représente 2000 € d'impôts supplémentaires par ménage ;
  • Aucune mesure n'est proposée pour protéger les Français contre les multirécidivistes qui commettent la grande majorité des délits ;
  • Aucune réforme n'est proposée pour notre système de recherche et d'enseignement supérieur qui perd chaque jour du terrain sous le poids de ses archaïsmes.
  • Aucune piste de relance de l'Europe acceptable par nos partenaires n'est proposée : les suggestions de Ségolène Royal en ce domaine sont rejetées par la totalité de nos voisins.

Débat Sarkozy-Royal : Sarkozy plus convaincant

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a ete juge plus convaincant que Segolene Royal lors du debat qui a oppose mercredi soir les deux finalistes de l'election presidentielle, selon un sondage Opinion Way pour LCI et Le Figaro publie jeudi.

Cinquante-trois pour cent des personnes interrogees ont juge le candidat de l'UMP le plus convaincant contre 31% pour la candidate socialiste.

L'electorat de Jean-Marie Le Pen a estime a 74% Nicolas Sarkozy le plus convaincant, contre 10% Segolene Royal. Les Francais ayant vote pour Francois Bayrou ont prefere a 51% Nicolas Sarkozy, a 25% Segolene Royal et estime a 24% qu'aucun ne se detachait.

En fonction des enjeux, Nicolas Sarkozy a ete estime le plus convaincant en matiere d'immigration - pour 65% des telespectateurs - et Segolene Royal sur l'environnement (53%).

Apres le debat, 52% des telespectateurs interroges disent souhaiter voir la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche et 37% celle de Segolene Royal. Avant le debat, ils etaient 48% a souhaiter le candidat de l'UMP gagnant et 36% a souhaiter voir la candidate socialiste l'emporter.

L'enquête a ete realisee en ligne les 2 et 3 mai apres le debat aupres d'un echantillon de 978 personnes ayant suivi le debat televise, issu d'un echantillon de 1.415 personnes recrutees du 30 avril au 2 mai.


© Reuters 2007. Tous droits reserves.

01/05/2007

Nicolas sarkozy et l'ambition culturelle

L'ambition culturelle de Nicolas Sarkozy

Pour Nicolas Sarkozy, la crise de l'art et de la culture est l'un des principaux aspects de la crise de l'identité nationale. Cette crise de l'art s'explique par « l'éclatement de l'imaginaire collectif en une multitude d'imaginaires individuels » et concurrents.
Résoudre cette crise n'est donc possible qu'en réapprenant à «partager les oeuvres, les valeurs, l'histoire» et en dépassant le stade du relativisme culturel selon lequel tout se vaut.
Il fixe 5 priorités :

  1. Défendre la diversité culturelle et la création française
    - Agir à Bruxelles pour lever les obstacles aux aides publiques à la culture, considérées aujourd'hui comme des entorses à la libre concurrence (= création pour les activités culturelles d'un statut dérogatoire au droit de la concurrence).
    - Obtenir de nos partenaires européens une réduction du taux de TVA à l'importation des oeuvres, afin de permettre à la place parisienne de s'imposer sur le marché de l'art (dans ce domaine, la TVA est de 5% seulement au Royaume-Uni).

  2. Valoriser notre patrimoine culturel
    - Favoriser le jumelage entre les établissements culturels et les établissements scolaires.
    - Instaurer la gratuité dans les musées nationaux et ouvrir davantage l'accès à des éléments du patrimoine d'habitude fermés au public.
    - Accroître les obligations des chaînes publiques en matière d'émissions culturelles de qualité, notamment à des heures de grande écoute.
    - Renforcer la présence culturelle française dans les pays de l'UE et en Asie notamment ; rationaliser le réseau culturel (Alliances françaises/Centres culturels) avec une instance unique de pilotage.

  3. Promouvoir l'enseignement artistique
    - Apprendre aux enfants à aimer l'art, et non plus seulement le leur expliquer. Ouvrir davantage les institutions culturelles aux écoles, mais aussi ouvrir l'école aux artistes.
    - Pérenniser le système d'indemnisation du chômage des intermittents, mais en contrepartie d'une implication des bénéficiaires dans l'enseignement artistique et dans la découverte par les jeunes des métiers de la culture.
    - Permettre aux jeunes qui ont un talent et un engagement artistiques de les valoriser pour l'accès aux grandes écoles et dans les parcours universitaires.

  4. Faire entrer davantage l'art et la culture en province et dans les quartiers
    - Comme Malraux avec les maisons de la culture, créer des lieux de rencontre et de pratique artistique dans les banlieues. Une démarche qui serait encouragée par l'état mais les principaux acteurs en seraient les collectivités locales.
    - Créer des antennes locales des musées parisiens en province et faire circuler les grandes expositions.

  5. Favoriser la rencontre du monde de la culture avec celui des technologies de l'information
    - Se battre pour le respect des droits d'auteur dans tous les domaines (musique, films, livres), refus de la licence globale qui « tuerait la création ».
    - Soutien aux entreprises innovantes dans le domaine de l'internet.
    - Faire des universités des zones franches sur le plan fiscal pour encourager ceux (chercheurs, enseignants, étudiants) qui déposeraient des brevets ou créeraient des entreprises.

30/04/2007

Ségolène Royal vue par les Américains

Royal manque d'expérience et elle ne semble vraiment pas présidentiable, comme l'ont prouvé ses multiples gaffes en politique étrangère ». Et l'hebdomadaire économique de rappeler la sortie de la candidate socialiste « vantant le système judiciaire chinois comme efficace et rapide » lors d'une visite à Pékin.

Si les tabloïds, comme le New York Daily News, sont souvent charmés par « la coiffure impeccable et les petits tailleurs chics » de « Miss Royal »- fort bien faite « bien que mère de quatre enfants »- elle ne suscite guère l'admiration des observateurs outre-Atlantique au-delà du look. Le San Francisco Chronicle juge sa campagne pour le premier tour tellement “inepte” que « ce n'est plus la question de son sexe mais bel et bien de sa compétence qui se pose ». « Elle est tellement évasive sur les réformes économiques nécessaires qu'on se demande si elle a un programme dans ce domaine », poursuit le plus important quotidien californien. Le Chicago Tribune lui reproche plutôt de « ne pas expliquer comment elle financera toutes les mesures sociales de gauche » qu'elle préconise. De manière plus attendue, le très conservateur Washington Times juge Ségolène Royal « pas trop intelligente mais vraiment mignonne et typiquement française » dans sa tendance à conspuer les capitalistes. Le quotidien estime Nicolas Sarkozy moins stéréotypé : « fils d'immigrant, non énarque et fervent admirateur des Etats-Unis, il est un personnage atypique dans le paysage politique français». La plupart des journaux adhèrent également à son programme « radical, pro business et pro américain ».

A tout prendre, la presse américaine voterait plutôt Sarko précisément en raison de son atlantisme, qui contraste avec la haine supposée de Ségolène envers la « superpuissance américaine ». Juste avant le premier tour, le New York Times décrivait l'accueil triomphal réservé à la socialiste lors d'un meeting à Toulouse lorsqu'elle martelait « que nous ne nous confondrons pas en génuflexions devant George Bush ». Vexé, le journaliste du prestigieux New Yorker qui n'a pas réussi à la rencontrer dans le cadre de son portrait fleuve note avec perfidie : «elle parle encore moins aux journaliste qu'aux autres socialistes et se méfie particulièrement de la presse américaine. Peut-être parce qu'elle n'a pas encore décidé de ce qui devrait être l'attitude du président français potentiel vis-à-vis des Etats-Unis ». A l'opposé, le San Francisco Chronicle admire d'autant plus le penchant clair et net de Sarkozy pour l'Amérique qu'il est loin de constituer un atout de campagne : « on le traite souvent de néo-conservateur américain avec un passeport français et de larbin de George Bush ». La conclusion du Washington Times résume l'état d'esprit général : « les Français rendraient un grand service à l'Amérique, et plus globalement à l'Ouest, en élisant Sarkozy à la présidence ».