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17/09/2012

Hollande : les reniements

 

source: Le Parisien

Quand Hollande fait du Sarkozy…

Le chef de l’Etat avait promis de rompre avec certaines mauvaises habitudes de son prédécesseur. Mais il semble mettre de l’eau dans son vin…

Dans son intervention au 20 Heures dimanche, François Hollande s’est présenté comme un « président d’action et de mouvement ». Une expression que n’aurait pas reniée Nicolas Sarkozy.

Oublié le temps de la « présidence normale »? Depuis son élection, François Hollande s’est appliqué à rompre avec le style de son prédécesseur. Mais à bien y regarder, le nouveau locataire de l’Elysée a pourtant cédé à quelques petits péchés sarkozystes… Revue de détail.

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« Moi, président de la République, je ne serai pas président de tout »(Duel télévisé face à Nicolas Sarkozy, le 2 mai)

Déterminé à en finir avec « l’omniprésidence », Hollande promettait de laisser toute sa place au Premier ministre, comme des « joueurs de double » au tennis, selon le mot de Claude Bartolone. Certes, il n’a jamais traité Jean-Marc Ayrault de « collaborateur ». Mais la crise, sa chute brutale dans les sondages (- 6 points à 43% selon le dernier baromètre CSA pour « les Echos ») et le caractère plus effacé de l’hôte de Matignon ont eu raison de ce partage des tâches. Hollande l’a d’ailleurs concédé dimanche sur TF1 : « Je suis en première ligne. » « L’histoire du Premier ministre fusible, ça n’existe plus, explique désormais Matignon. Le principe du quinquennat fait qu’on a une présidence plus musclée. »

« Je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée » (Débat télévisé face à Nicolas Sarkozy, le 2 mai)

Ces rendez-vous ne sont jamais à l’agenda, mais Hollande reçoit beaucoup d’élus dans son bureau. Ils lui font remonter le climat du terrain et de la majorité. « A ce rythme, il aura vu les 297 députés PS avant Noël! » sourit l’un d’entre eux. « Ça n’a rien à voir avec les réceptions en grande pompe sous Sarkozy, où le roi recevait ses sujets », corrige un de ces privilégiés. Grâce à ses « capteurs », il espère échapper à la « bulle » de l’Elysée. « Même en Conseil des ministres, je ne peux pas taper sur l’épaule de mes copains qui sont devenus ministres. Vous me manquez », a-t-il avoué à un ami venu le voir. Mais, comme promis, les petits déjeuners de la majorité se tiennent désormais à Matignon, sans conseiller élyséen.

« Je ne mélangerai pas vie publique et vie privée » (Conférence de presse à Paris, le 25 avril )

Le président, jure son entourage, n’a ouvert aucun des livres sur la rivalité entre Valérie Trierweiler et Ségolène Royal. Mais « l’affaire du tweet » a remis l’Elysée en une des journaux people, comme du temps de « Nicolas et Carla ». Depuis, le couple présidentiel fait très attention. Discrète depuis la rentrée, la first lady ne compte pourtant pas disparaître de la scène. Elle accompagnera le président à New York fin septembre et fera bientôt connaître les projets qu’elle compte soutenir en tant que première dame. Enfin, elle ne renoncera pas au journalisme. Elle est actuellement en discussion avec la chaîne Direct 8.

« Ces cinq années auront été la présidence de la parole » (Adresse aux Français dans le quotidien « Libération », le 3 janvier)

Si Hollande prend soin d’économiser sa parole pour ne pas tomber dans les excès de com du dernier quinquennat, il a toutefois accordé trois entretiens télévisés depuis son élection. Soit autant que Sarkozy durant la même période. Avec parfois les mêmes accents et les mêmes… excès. « Pas acceptable! » assure-t-il d’abord à l’annonce du plan social chez PSA, avant de se montrer dimanche dernier plus pragmatique. Il a aussi pris un vrai risque en s’engageant sur TF1 à « inverser la courbe du chômage d’ici à un an ». « Dans les semaines et mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage », déclarait déjà Sarkozy le 25 janvier 2010 sur la même chaîne.

« Je ne suis pas le chef du PS, je suis le chef de l’Etat » (Intervention télévisée sur France 2, le 29 mai)

On n’efface pas comme ça onze années à la tête du PS! Cet été, Hollande a multiplié les SMS à ses amis au sein du parti : « N’emm… pas Martine! » Pas question de braquer la première secrétaire sortante, de peur qu’elle ne brigue un nouveau mandat. Très attentif au match entre Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, il s’est bien gardé de prendre publiquement parti. Mais, en coulisses, le téléphone a beaucoup sonné. « Le choix s’est fait à trois : Hollande, Ayrault, Aubry », lâche un important ministre.

« L’Elysée ne commandera plus de sondages » (Entretien au journal hebdomadaire « le JDD », le 15 avril)

Comme nous le révélions hier, l’Elysée va signer une convention avec le Service d’information du gouvernement pour commander par son intermédiaire des études d’opinion sur l’image et l’action du président. Elles seront remboursées au SIG par la présidence, qui aura donc un budget sondages, contrairement à ce qui était prévu au départ! Selon nos informations, le président reçoit aussi lui-même des sondeurs en tête à tête pour discuter de l’action du gouvernement et de son image, comme par exemple cette semaine après son passage sur TF1.

« J’allégerai le protocole et les dépenses liées aux déplacements » (Entretien au « JDD », le 15 avril)

Exit la « présidence Speedy Gonzalez », comme on dit à Matignon? Depuis la rentrée, Hollande se déplace aussi souvent sur le terrain que son prédécesseur, deux fois par semaine. Depuis son retour de vacances en train le 19 août, il n’a plus emprunté les lignes de la SNCF. Il s’est rendu à Châlons-en-Champagne en voiture, à Evian en hélicoptère Puma et à Rennes en Falcon. « Le truc du train, il a vu que ça ne marchait pas. Ça a été contre-productif », concède un ministre.

Cumul : l'engagement non tenu des députés PS

Revenus aux responsabilités, les socialistes respecteront-ils leurs promesses en mettant un terme définitif au cumul des mandats ? Le candidat Hollande s'était engagé à légiférer ; son premier ministre a confirmé qu'un projet de loi serait examiné pour être appliqué lors des prochaines élections, les municipales de 2014.

 

A l'instar des ministres, qui ont abandonné toute autre fonction, les députés PS s'étaient, eux, engagés à anticiper la future loi en cessant le cumul d'un mandat de parlementaire et d'un exécutif local – y compris les structures intercommunales – trois mois après leur élection, en application d'une réforme des statuts du PS adoptée en 2010. Une réforme censée aussi favoriser le renouvellement du monde politique.

 

 

Dans les rangs de la majorité socialiste, où l'on comptait 76 % de députés cumulards juste après les législatives de juin, très peu osent officiellement contester le bien-fondé de cette future loi, très populaire auprès des militants.

 

Mais notre enquête, réalisée auprès d'une centaine de députés socialistes cumulards, montre que, anciens comme nouveaux, une majorité d'entre eux sont sur le point de passer outre l'engagement d'exemplarité pris lors de leur investiture, se contentant, pour la plupart, de respecter la loi, qui interdit à un parlementaire d'être membre de deux conseils locaux, qu'il s'agisse d'un conseil régional, général ou municipal – sauf si la commune compte moins de 3 500 habitants.

 

Trois grandes catégories d'attitudes se dessinent : une petite minorité (de 10 % à 15 % des élus interrogés) ont choisi d'aller au-delà de la promesse du PS en ne conservant que leur mandat de parlementaire ; la même proportion a respecté l'engagement pris auprès du parti, en démissionnant d'un exécutif local (par exemple une structure intercommunale) alors que la loi ne l'y obligeait pas. Et enfin, une large majorité des députés socialistes cumulards se sont mis en conformité avec la loi mais ont délibérément choisi de conserver un mandat exécutif local, souvent celui de maire.

Les députés qui ont choisi d'abandonner tout cumul mettent en avant la dimension éthique de la promesse. Ainsi, Fanny Dombre Coste – élue députée de l'Hérault en juin – a quitté la vice-présidence du conseil régional du Languedoc-Roussillon et a démissionné de son poste d'adjointe à la mairie de Montpellier. Au nom de la promesse donnée à ses électeurs : "Je crois au respect de la parole donnée et des promesses faites", écrit-elle sur son blog.

 

A l'autre bout de la France, Jean-Pierre Le Roch a quitté la mairie de Pontivy (Morbihan) et la présidence de la communauté de communes. "Il existe une attente très forte au sein de la population. Lors de la campagne, lors de chacune des réunions publiques que j'ai tenues dans les 53 communes de ma circonscription, j'ai été interrogé sur le cumul des mandats", confie-t-il.

 

"LES HABITANTS ONT CONFIANCE"

 

Lorsque les députés ont choisi entre deux mandats locaux, le constat est sans appel : dans la quasi-totalité des cas, les députés ont préféré leur poste de maire à celui de patron d'un conseil général ou régional. "La relation des habitants avec le maire est très forte, ils viennent beaucoup plus facilement se confier, car ils ont confiance, surtout en territoire rural", confie ainsi Jean-Louis Bricout, élu de l'Aisne et maire de Bohain-en-Vermandois (6 000 habitants), qui a renoncé à son poste de conseiller régional.

 

"On me met la pression pour que je démissionne de mon poste d'adjoint aux sports, mais les clubs de sport me mettent aussi la pression pour que je reste, ils sont ravis du travail qu'on a fait", affirme quant à lui Patrick Vignal, élu de l'Hérault, qui s'est donné jusqu'au 30 septembre pour prendre une décision. "Je suis élu montpelliérain depuis dix ans, c'est difficile, la politique, ce n'est pas de laisser tomber les clubs de quartier."

 

Et chacun de citer le projet municipal pour lequel ils ont mouillé la chemise, ou de rappeler que démissionner serait rompre un autre engagement. "Il faut respecter le mandat que m'ont confié les électeurs, j'ai été élue pour six ans", fait valoir Carole Delga, députée, conseillère régionale et maire de Martres-Tolosane (Haute-Garonne, 2 200 habitants, en dessous du seuil légal de 3 500 habitants).

 

GUERRE DE SUCCESSION

 

Les maires gardent en tête l'échéance municipale de 2014. Selon eux, abandonner leur mandat à dix-huit mois de l'élection pourrait ouvrir une guerre de succession. "C'est pour moi une question de fidélité vis-à-vis des citoyens, mais aussi vis-à-vis de mes collègues de l'équipe municipale que j'ai sollicités en 2008 sur un projet de mandat de six ans, et qui souhaitent tenir ce terme, avec le même maire", explique Bernadette Laclais, députée de Savoie et maire de Chambéry.

 

Cela a également été la décision de Patrice Prat, député du Gard et maire de Laudun-L'Ardoise (5 000 habitants) : "J'ai différé mon départ de la mairie pour des considérations locales, le temps de la transition jusqu'aux municipales."

 

Nombre d'élus socialistes affirment attendre la loi sur le non-cumul des mandats "afin que tout le monde soit logé à la même enseigne", selon les mots d'Annie Le Houérou, députée des Côtes-d'Armor et maire de Guingamp. C'est la théorie du "désarmement unilatéral", défendue notamment par le patron des sénateurs socialistes, François Rebsamen : si la gauche est exemplaire sur le cumul sans que la droite n'y soit contrainte, ces derniers auront un boulevard pour ravir les mairies.

 

Implicitement, les élus des plus petites communes espèrent que la future loi maintiendra un seuil minimal pour garder leur mandat exécutif local. "Il faut faire la différence entre le maire d'une petite commune et celui d'une grande ville", prévient Sophie Dessus, maire d'Uzerche (Corrèze, 3 200 habitants). "Ce qui a été voté par les militants, c'est la volonté de limiter le cumul d'exécutifs de structures très importantes, ils voulaient que les parlementaires aient le temps de travailler, renchérit Carole Delga. Etre maire d'une commune de 2 000 habitants, c'est tout à fait compatible. C'est même très important, car cela permet d'avoir une proximité avec le terrain."

 

Jean-Louis Bricout, député de l'Aisne, reprend l'argument de la proximité. "Un député voit davantage les acteurs économiques, les élus locaux, il y a moins de contact direct avec la population", assure-t-il, ajoutant que "cela ne choque pas du tout la population de cumuler député et maire". "Si l'opinion publique exprime des attentes, n'est-ce pas d'abord par rapport au cumul des indemnités, plus que sur la complémentarité des mandats ?", tente d'argumenter Bernardette Laclais, maire de Chambéry.

Source : Le Monde

28/08/2012

Blocage du prix de l'essence : encore une promesse non tenue

Le blocage du prix de l'essence va s'ajouter à la liste, déjà longue, des promesses non tenues du candidat Hollande.

En effet, lors de la campagne présidentielle, le candidat socialiste, soucieux d'appater ses électeurs, avait ajouter à sa liste de promesses de circonstance le blocage du prix de l'essence de façon immédiate dès son élection acquise.

C'était, encore une fois, mal connaitre les données du problème. Comment un pays qui ne produit pas une goutte de pétrole peut-il imposer un blocage du prix de l'essence aux producteurs et raffineurs dans un contexte d'augmentation inéluctable de son prix du fait de sa rareté programmée ?

Alors annonce démagogique et électorale ? Sûrement. En tout cas, les annonces de ces derniers jours montrent la pauvreté de la reflexion de la nouvelle équipe dirigeante et se concrétisera par une grande déception parmis les électeurs.

Déja quee Hollande a battu le record de rapidité en passant largement sous la barre des 50% d'opinions favorables, les 6 centimes de baisse (on ne parle plus de blocage) du prix de l'essence annoncés améneront une augmentation du pouvoir d'achat des Français de 36€ par an, soit 3€ par mois...

22/05/2012

Evaluation CE1 CM2 2012

Le ministre de l'éducation débutant décide de maintenir les évaluations tout en disant qu'elles ne seront pas prises en compte... Raison : la prime de 400€ versée aux enseignants-électeurs qui font passer les épreuves. Il n'a pas osé annuler les épreuves...

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/05/21/01016-...