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14/06/2010

La vérité sur les finances parisiennes : Delanoé-Hidalgo mauvais gestionnaires !

Chaque année, quand vient le mois de décembre, la propagande municipale entonne le même refrain : le maire, bon gestionnaire, a fabriqué un budget avec toujours les mêmes ingrédients vertueux : baisse des dépenses de fonctionnement, augmentation des dépenses d’investissement et, cerise sur le gâteau, stabilité fiscale.

Mais quand chaque année, en juin, le Conseil de Paris examine l’exécution réelle du budget, ce qu’on appelle le « compte administratif » (CA), là, la vérité devient effrayante.

En effet, l’examen des chiffres d’exécution du budget, les chiffres vrais, ceux qui ont été effectivement réalisés, sont à l’exact opposé de la propagande municipale.

Ils parlent d’eux-mêmes :

Les fameux Investissements « en très forte augmentation » vantés par la propagande :
Effondrement, nous disent les chiffres réels :

CA 2007 : 1.844M€ de dépenses réelles ;
CA 2008 : 1.435 M€ de dépenses réelles ;
CA 2009 : 1.569 M€ de dépenses réelles ;

Bilan : - 15% entre 2007 et 2009 !

Si l’on intègre le département (la ville tient deux comptes du fait de son double statut, commune et département), c’est encore pire : 234M€ en 2007 ; 161 M€ en 2008 ; 183M€ en 2009. On est donc passé en cumul ville+département de 2.077M€ en 2007 à 1.752M€ en 2009.

Au total, le recul de l'investissement a donc été de 24,5% en deux ans.


2°- Les impôts directs locaux : ils ont connu "une hausse très modérée destinée à financer les investissements municipaux" nous dit la propagande municipale.

En réalité, on a assisté à une augmentation vertigineuse des impôts :

CA 2007 : 1.579 M€ pour la commune ; 103M€ pour le département , soit un total de 1.682 M€ ;

CA 2008 : 1.613 M€ pour la commune ; 106M€ pour le département, soit un total de 1.719 M€ ;

CA 2010 : 1.807 M€ pour la commune ; 314M€ pour le département, soit un total de 2.121M€.

Autrement dit, l'impôt payé par les contribuables a augmenté de 26% en deux ans alors que l’investissement réel baissait de 25% (pire : les impôts locaux en 2009 : +51%).

3°- L’emprunt continue d’augmenter inexorablement : il progresse à nouveau de 155M€ pour établir un record historique de 2.481M€ (en 2001, l’encours de la dette était de 1,4 milliard, soit deux fois moins…).

4°- Le besoin de financement s’explique par deux raisons :

• la première, conjoncturelle, est que la mairie est devenue "addict" au produit de la fiscalité immobilière : plus les prix des logements flambent (2001-2008), plus la spéculation immobilière s’envole, plus les impôts, proportionnels au prix de vente des logements, coulent à flot dans les caisses de la Mairie de Paris. Si la bulle immobilière crève (depuis 2008), les impôts assis sur le prix de vente des logements s’effondrent (939,1M€ au CA 2007 ; 647,1M€ au CA 2009, soit -31%) … et le contribuable parisien, victime de la mauvaise gestion de la mairie de Paris, est appelé à la caisse (d’où les +51% en 2009).

• La seconde, structurelle, la plus importante et la plus gênante, est que Delanoë-Hidalgo continuent, malgré leurs discours, de faire augmenter les dépenses de fonctionnement de façon non maîtrisée. Qu’on en juge : chaque année, en décembre, la mairie explique qu’elle fait baisser les dépenses de fonctionnement. Alors, regardons les chiffres réels :

Total des dépenses de fonctionnement 2007 de la ville : 4.650M€
Total des dépenses de fonctionnement 2008 de la ville : 4.750M€
Total des dépenses de fonctionnement 2009 de la ville : 5.057M€

Soit + 9% sur les dépenses de fonctionnement municipales en deux ans (pour une inflation de 3% sur la période…).

Dépenses de personnel : 1.701M€ en 2007 ; 1.755 en 2008 ; 1.795 M€ en 2009 (+5,5%) ;

Indemnités des élus : 5,9M€ en 2007 ; 6,3M€ en 2008 ; 6,9M€ en 2009 (+17%... comme en juillet 2001 quand le maire fraîchement élu fit voter une augmentation de ses indemnités de 20%...).

Dépenses des services (le « train de vie de la ville » : 860M€ en 2007 ; 907M€ en 2008 ; 943M€ en 2009 (+10%, soit plus de trois fois plus que l’inflation sur la même période).

Inutile pour Delanoë de crier au désengagement de l’Etat (l’excuse récurrente) : ses concours sont restés stables entre 2007 et 2009 : 1.326M€ en 2007 ; 1.322M€ en 2008 ; 1.317M€ en 2009.

La morale de cette histoire est toujours la même chez les socialistes : baisser l’investissement (le coût des promesses électorales), augmenter fortement les impôts (faire payer les « riches ») pour financer leur propagande (+300% d’augmentation des équipes de communication).

03/06/2010

Le socialisme d'Adrian Rogers

Un professeur d'économie dans un lycée annonce fièrement qu'il n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer mais par contre, une année, c'est la classe entière qui a connu l'échec.


Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui fonctionne et que personne n'y est ni pauvre ni riche, un système égalitaire parfait.


Le professeur dit alors :"OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes.
Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20.
Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n'avaient rien fait et qui eux étaient ravis.
A l'approche du 2ème contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins réviser.

La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n'était satisfait.

Quand arriva le 3ème contrôle, la moyenne tomba à 5/20.

Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d'oiseaux dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre.

A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l'effort pour l'obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n'essaie de réussir.
Les choses sont aussi simples que çà.

 

Voici un petit extrait de discours qui résume parfaitement les choses

"Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche. Tout ce qu'un individu reçoit sans rien faire pour l'obtenir, un autre individu a du travailler pour le produire sans en tirer profit. Tout Pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu'il a préalablement confisqué à d'autres. Quand la moitié d'un peuple croit qu'il ne sert à rien de faire des efforts car l'autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu'il ne sert à rien d'en faire car ils bénéficieront à d'autres, cela mes amis, s'appelle le déclin et la fin d'une nation. On n'accroît pas les biens en les divisant."

Dr. Adrian Rogers, 1931

30/05/2010

Réduction du temps de travail : les fausses idées

A - « Il faut partager le travail »

On peut critiquer l’idée du partage du travail en soulignant plusieurs erreurs d’analyse.

D’une part, le travail n’est pas une sorte de gâteau national qu’il suffirait de couper en parts plus fines pour que chacun en ait un peu. Le travail peut effectivement manquer dans certains secteurs alors qu’il y en a trop dans d’autres. La vraie question n’est pas : est ce qu’il y a du travail mais où pourrait-il y en avoir ? Et la réponse est du côté du marché : il y a du travail quand il y a des clients. Le vrai drame du chômage français, c’est que les gens sont incités à travailler là où il n’y a pas de clients . C’est cet aspect des choses qui n’est pas perçu, il faut raisonner en terme de qualité de travail et non en quantité globale de travail.

D’autre part, le travail n’est pas de la pâte à modeler que l’on peut casser en plusieurs morceaux et refondre ensuite en un bloc, sans perte. Un poste de travail ne se divise pas en deux demi postes ou en trois tiers poste, car les hommes ne sont pas malléables à volonté et qu’il faut compter sur des coûts de formation, d’information et de communication. Si on ajoute le poids des charges sociales, deux personnes sur un même poste coûtent au moins 20% plus cher qu’une personne sur ce même poste. Une entreprise de 10 salariés n’est donc pas comparable au niveau des coûts à une entreprise de 20 demi postes.

On peut également poser une autre question : Y a-t-il sur le marché des hommes capables d’occuper les emplois vacants ? On pourrait pu réduire le nombre de tableaux de Van Gogh ou le nombre de films de Lino Ventura. Est-ce que cela aurait crée du travail pour d’autres peintres ou comédiens ?

Quels que soient les arguments avançés, il est primordial de comprendre que le partage du travail n’est pas le partage de la richesse. Effectivement, que signifie diviser en deux le travail qui n’a aucune valeur ?

Dans une économie de marché, le travail n’a de valeur que celle que le client veut bien lui reconnaître. Ce n’est pas le patron qui paie le salarié pour le travail effectué, c’est le client qui paie le salarié pour le service rendu. Le patron n’a pas d’autre argent que celui que lui donne le client.

B - «  Il suffit de partager le travail pour résorber le chômage »

Ce syllogisme est inexact. Il se heurte à une simple observation : ce ne sont pas les pays qui sont les moins touchés par le chômage où l’on travaille le moins, bien au contraire. Prenons l’exemple des Etats-Unis et du Japon. On y travaille respectivement 200 et 350 heures par an de plus qu’en France, et pourtant le chômage y est nettement inférieur. Le taux de chômage est d’environ 4.6% aux Etats-Unis et de 4% au Japon, contre10.5% en France. En comparant les données fournies par l’OCDE concernant le taux de chômage, la durée du travail, les prélèvements obligatoires, chacun peut déduire qu’il existe des relations dangereuses ou vertueuses (cf. graphes de mise en corrélation entre taux de chômage, durée annuelle de travail et prélèvements obligatoires.)

 

 

Chômage et heures travaillées. Source : OCDE.

 

Chômage et Prélèvements obligatoires. Source : OCDE.

Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas parce que les horaires sont réduits que le taux de chômage est amoindri. Le premier graphique montre au contraire une forte corrélation entre une durée de travail élevée et un faible taux de chômage. Le second graphique montre une corrélation nette entre les taux de prélèvements et les taux de chômage importants.

Conseillers territoriaux

Il y aura donc 3471 conseillers territoriaux qui vont remplacer les 6000 conseillers généraux et régionaux. Ils seront élus en 2014 en remplacement des conseillers régionaux élus dernièrement pour un mandat de 4 ans. Le texte passé à l’Assemblée Nationale prévoit qu’un département n’aura pas moins de 15 conseillers, ce qui concerne notamment la représentation des départements ruraux.

Cela représente en nombre d’élus une baisse de 39% contre 50% annoncée au départ. Les conseillers territoriaux seront élus en leur nom sur des zones de circonscriptions en découpage actuellement. Ces futurs élus auront donc un attachement à un territoire et devront donc veiller à celui-ci en le représentant. Ceci amènera les élus à faire donc une campagne de proximité et non à exister seulement sur une liste pour être élus.

Pour Paris, les conseillers territoriaux seront uniquement des conseillers régionaux puisque les conseillers généraux resteront sur le système actuel avec un scrutin de liste municipale où les premiers de liste, les conseillers de Paris seront conseillers généraux et conseillers municipaux. Les conseillers territoriaux seront élus au scrutin majoritaire à deux tours.

Le nombre de conseillers territoriaux par circonscription législative a Paris a été fixé à 3, il y aura donc 54 conseillers pour la Capitale.