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08/09/2010

Déchéance de nationalité

L'Elysée a annoncé lundi, à l'issue d'une réunion d'arbitrage présidée par , que la déchéance de la nationalité ne sera étendue qu'aux seuls meurtriers des membres des forces de l'ordre et dépositaires de l'autorité publique. Le chef de l'Etat a souhaité, selon l'Elysée, que soit adoptée «dans les meilleurs délais (...) la possibilité de retirer la nationalité française, dans un délai de dix ans après l'accession à la nationalité française, à ceux qui portent atteinte à la vie d'une personne dépositaire d'une autorité publique, en particulier les policiers et les gendarmes».

Nicolas Sarkozy a donc rejeté la proposition de d'étendre cette déchéance de nationalité aux Français naturalisés condamnés pour des faits de polygamie ou la pratiquant. Il a toutefois souhaité, dans les cas de polygamie, un renforcement des «sanctions pour fraude aux prestations sociales».

«Faciliter la reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière»

Lors de cette réunion, le chef de l'Etat a également décidé de mettre en oeuvre «une réforme de la loi sur l'immigration pour faciliter la reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière, y compris, dans certaines circonstances particulières, des ressortissants de l'Union européenne». Allusion directe aux expulsions de Roms qui ont suscité le trouble ces dernières semaines, ces reconduites de ressortissants de l'UE seront facilitées «en cas de menace pour l'ordre public, en l'absence durable de moyen de subsistance ou d'abus du droit à la libre circulation», indique l'Elysée.

Le chef de l'Etat a enfin souhaité une «mission d'expertise» pour «examiner les conditions d'une extension de la procédure d'opposition à l'acquisition de la nationalité aux mineurs condamnés à de la prison».

Leparisien.fr

Réforme des Retraites

S'exprimant devant les ministres réunis en conseil à l'Elysée, ce matin, a maintenu le cap de la fermeté dans la réforme des retraites en livrant quelques concessions.

Bien qu'il se soit dit «attentif» aux préoccupations exprimées mardi dans la rue par des millions de Français, le de la République est inflexible : il n'est «pas question» de revenir sur l'âge légal de départ à 62 ans, coeur de sa réforme des systèmes de retraite.

«C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier. Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations qui sont ainsi exprimées», a déclaré le chef de l'Etat, selon le communiqué de l'Elysée transmis à la presse. Pour autant, l'âge de la retraite «sera progressivement augmenté, de quatre mois par an, pour atteindre 62 ans en 2018, tandis que l'âge d'annulation de la décote sera relevé au même rythme d'ici 2023» (repoussant l'âge effectif de départ de 65 à 67 ans), réaffirme ce texte.

Pénibilité : le taux d'incapacité abaissé à 10%

Nicolas Sarkozy a proposé d'abaisser à 10% le taux d'incapacité permettant aux salariés effectuant un travail pénible de continuer à partir à la retraite à 60 ans, contre 20% dans le texte actuel, et souhaité des accords de branche pour aménager leur fin de carrière, un voeu allant dans le sens d'un amendement adopté dans la nuit en commission des Affaires sociales. Un fonds public expérimental sera mis en place pour le et un bilan sera dressé en 2014.

Geste en direction des fonctionnaires, qui se sont massivement mobilisés depuis le mois de mars, et notamment des femmes, qui ont trouvé des soutiens véhéments jusqu'au sein de la majorité, l'Elysée veut maintenir pendant cinq ans le dispositif permettant aux fonctionnaires ayant eu trois enfants et 15 ans de service de faire valoir leurs droits à la retraite avant l'âge légal. «Mais personne ne doit voir ses projets de vie bouleversés», a estimé Nicolas Sarkozy.

Une facture d'un milliard

Le chef de l'Etat a aussi demandé au gouvernement «d'améliorer» le dispositif des «carrières longues». «Tous ceux qui sont rentrés très jeunes sur le marché du travail, c'est-à-dire avant 18 ans, et qui ont toutes les années de cotisations requises, pourront continuer à partir à 60 ans, voire avant».

Ces aménagements présidentiels devraient «coûter aux alentours d'un milliard d'euros», selon le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, interrogé sur la radio BFM. Ce dernier évalue à 350 millions la facture pour les fonctionnaires parents de trois enfants. 100 000 personnes devraient être concernées par les mesures en faveur des carrières longues, et 30 000 par celles sur la pénibilité.

 

leparisien.fr

03/08/2010

Le sauveur des palmiers

30/07/2010  Le FIGARO
Le charançon rouge est solidement implanté en région Paca. Les palmiers meurent en deux ou trois ans. Le Gard et le Languedoc sont, eux aussi, très touchés. Crédit photo: TomPereira/Iconotec/Photononsto
Le charançon rouge est solidement implanté en région Paca. Les palmiers meurent en deux ou trois ans. Le Gard et le Languedoc sont, eux aussi, très touchés. Crédit photo: TomPereira/Iconotec/Photononsto

Depuis plus de dix ans, les palmiers du sud de la France meurent lentement, victimes du charançon rouge et de «Paysandisia archon». Mais le nématode, un ver microscopique, semble capable de tuer ces parasites.

 

Le Paysandria archon, papillon omnivore, est présent au Portugal, en Espagne, en France, en Italie, en Grèce, en Turquie et même au Royaume-Uni. La femelle ne pond que dans les palmiers. Crédit photo: Christian Sales/Sunset
Le Paysandria archon, papillon omnivore, est présent au Portugal, en Espagne, en France, en Italie, en Grèce, en Turquie et même au Royaume-Uni. La femelle ne pond que dans les palmiers. Crédit photo: Christian Sales/Sunset

Sur le littoral méditerranéen, charançon rouge et Paysandisia archon ne font référence ni à un groupe de rock marseillais tendance ni à une diva roumaine en villégiature à Cannes, mais au dernier fléau en date qui, sous la forme d'un coléoptère indonésien et d'un papillon argentin, ravage toutes espèces de palmiers entre Perpignan et Nice.

Depuis le début des années 2000, Phoenix canariensis, Washingtonia et Trachycarpus dépérissent lentement sous les attaques de milliers de chenilles dévorant les jeunes palmes avant de coloniser le cœur et d'y creuser d'innombrables galeries. Au point que les scientifiques se demandent si certaines espèces de palmiers ne sont pas menacées à long terme.

Il semblerait que les chercheurs aient trouvé un remède pour éradiquer ces deux «tueurs de palmiers»: le nématode, un ver microscopique capable d'entrer dans les larves de charançon et de papillon et de les faire mourir par septicémie.

 

La larve du charançon rouge a envahi le cœur de la région Paca. Sans traitement, ils dépérissent en moins de cinq ans. Crédit photo: Christian Talon/MaXPPP
La larve du charançon rouge a envahi le cœur de la région Paca. Sans traitement, ils dépérissent en moins de cinq ans. Crédit photo: Christian Talon/MaXPPP

« Tout a commencé avec le charançon rouge, explique Éric Chapin, chargé d'études auprès de la Fédération régionale contre les organismes nuisibles (Fredon) Paca. Dans les années 1980, le charançon rouge quitte les cocotiers d'Indonésie pour coloniser les palmiers du Moyen-Orient. Dans les années 1990, il arrive en Espagne, importé dans des palmiers dattiers adultes venus d'Égypte. On le repère pour la première fois en France dans les années 2000. Il va y prospérer, car on ne trouve pas immédiatement de moyen de le stopper. Des années plus tard, le voilà solidement implanté dans la Région Paca, plus précisément à Sanary, Six-Fours, Hyères-les-Palmiers, la Croix-Valmer, Cavalaire, dans le golfe de Saint-Tropez et, plus durement, au cap d' Antibes. »

Mais ce charançon s' attaquerait-il à une essence de palmier en particulier?

 

Crédit photo: Petyx/MAXPPP
Crédit photo: Petyx/MAXPPP

« Dans les arbres touchés, on a recensé ent re 300 et 1. 000 individus, poursuit Éric Chapin. Et ils s' attaquent à toutes les espèces de palmiers. »

« Il en va de même pour le papillon palmivore argentin, explique à son tour Nicolas André, ingénieur agronome en charge de la surveillance des ravageurs. Paysandisia archon est repéré en France début 2000 et a une préférence pour Phoenix canariensis, le palmier de Chine et Chamaerops humilis. On a vu ces palmiers mourir en un ou deux ans et, dans le moins grave des cas, en quatre ou cinq. Le Languedoc a déjà perdu 80 % de ses Trachycarpus, et le Gard a été lui aussi très touché. »

Comment a-t-on trouvé le remède à ces fléaux ?

« Des premières recherches ont été faites en serre à Barcelone avec le nématode, un ver microscopique qui colonise la larve du papillon et la tue par septicémie. Résultat : 100 % d' efficacité et une bonne surprise : le nématode tue indistinctement le charançon et le papillon. Selon les premiers résultats in situ, on a une stabilisation de l' état sanitaire des palmiers traités, voire une amélioration. »

 

Le nématode fait mourir les ennemis du palmier par septicémie.
Le nématode fait mourir les ennemis du palmier par septicémie.

Les palmiers sont désormais traités de façon préventive et curative sur toute la côte méditerranéenne. Les nématodes sont introduits dans l' arbre malade en complément d' un traitement chimique lourd appliqué tous les vingt jours de mars à novembre pour le charançon rouge et en septembre-octobre pour le papillon argentin. Reste que le nématode n' est pas pour autant un agent miracle, car il ne survit pas à la mort des larves.

Last but not least, chaque palmier subit un traitement sur mesure. Pour traiter un Trachycarpus, un palmier haut, il faut une nacelle. Une chasse aux charançons et aux papillons sur des milliers d' arbres et sur des centaines de kilomètres, digne des travaux d' Hercule.

La délinquance doit être punie sévérement

Les annonces de faites à Grenoble pourraient être intégrées à un projet de loi du ministère de l'Immigration, relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité. Elles pourraient être soumises au en septembre prochain. Le a demandé vendredi à Grenoble, qu'il soit désormais possible de déchoir certains délinquants «d'origine étrangère» de la nationalité française, suscitant de vives réaction dans l'opposition.

Une source qui a demandé à rester anonyme au ministère de l'Immigration a rappelé que le ministre Eric Besson avait présenté le 31 mars au Conseil des ministres un projet de loi «relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité». Ce projet prévoit notamment le durcissement des conditions d'entrée en France et la création d'une zone d'attente spéciale en cas d'arrivée massive de réfugiés.

«Les annonces d'hier par le président de la République pourraient faire l'objet d'amendements et être portées par ce projet de loi, a indiqué la même source. Au ministère, nous travaillons actuellement à la réflexion de ces amendements. Nous sommes au tout début de cette réflexion. Nous avons un peu de temps».

Dans son discours, vendredi à Grenoble, le chef de l'Etat a demandé que la nationalité française puisse «être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte» à la vie d'un policier, d'un gendarme, ou de tout autre «dépositaire de l'autorité publique».

En quoi consiste la déchéance de la nationalité aujourd'hui

Pour l'instant la déchéance de la nationalité, prévue par l'article 25 du code civil, prévoit que «l'individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d'Etat, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride».

Aux termes de cet article, cette déchéance est possible:
- si l'individu «est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme»
-«s'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national»
-«s'il s'est livré au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France»

Le projet de loi présenté le 31 mars prévoit par ailleurs que l'acquisition de la nationalité française sera conditionnée à la signature d'une «charte des droits et devoirs du citoyen». Le non-respect du Contrat d'accueil et d'intégration par lequel le migrant s'engage notamment à apprendre la langue française et à respecter les valeurs républicaines peut entraîner le non-renouvellement du titre de séjour d'un an. Les étrangers qui auront accompli des efforts d'intégration vont, en revanche, pouvoir bénéficier d'une procédure accélérée d'accès à la nationalité française.

 

leparisien.fr