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28/10/2011

Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly

La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.
Nicolas :
> > > > > > > > Madame, l'heure est grave : alors que Berlin danse
> > > > > > > > Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
> > > > > > > > Voyez la verte Erin, voyez l'Estrémadoure
> > > > > > > > Entendez les Romains : ils appellent au secours !
> > > > > > > > Ils scrutent l'horizon, et implorent les Dieux.
> > > > > > > > Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
> > > > > > > > Attendent de vous, madame, le geste généreux !
> > > > > > > > De leur accablement ils m'ont fait l'interprète :
> > > > > > > > Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête
> > > > > > > > Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
> > > > > > > > Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider...

Angela :
> > > > > > > > Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu'il y a méprise
> > > > > > > > Folle étais-je de croire à une douce surprise
> > > > > > > > En vous suivant ici seule et sans équipage
> > > > > > > > Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !
> > > > > > > > Mais je dois déchanter, et comme c'est humiliant
> > > > > > > > De n'être courtisée que pour son seul argent !

Nicolas :
> > > > > > > > Madame, les temps sont durs, et votre c½ur est grand
> > > > > > > > Vos attraits sont troublants, mais il n'est point décent
> > > > > > > > D'entrer en badinage quand notre maison brûle !
> > > > > > > > Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
> > > > > > > > Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
> > > > > > > > La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
> > > > > > > > Nous sommes aujourd'hui tout au bord de l'abîme
> > > > > > > > Vous n'y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
> > > > > > > > Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
> > > > > > > > Qu'on les châtie un peu, mais votre main de fer
> > > > > > > > Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d'effroi !

Angela :
> > > > > > > > J'entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
> > > > > > > > L'ouvrier mécontent, le patron en colère.
> > > > > > > > Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
> > > > > > > > L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.
> > > > > > > > Et vous me demandez, avec fougue et passion
> > > > > > > > De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
> > > > > > > > Ce serait trop facile et ma réponse est non !

Nicolas :
> > > > > > > > On ne se grandit pas en affamant la Grèce
> > > > > > > > En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
> > > > > > > > Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
> > > > > > > > D'être des épiciers et non pas de vrais chefs !
> > > > > > > > Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
> > > > > > > > Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
> > > > > > > > Desserrez, je vous prie, le n½ud de l'escarcelle !

Angela :
> > > > > > > > Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
> > > > > > > > Votre éloquence est grande et mon âme chancelle...
> > > > > > > > Mais si je disais oui à toutes vos demandes
> > > > > > > > Je comblerais la femme, et trahirais l'Allemande !

 
(Ils s'éloignent, chacun de leur côté)

Bravo à l'écrivain inconnu

25/10/2011

Le socialiste Guillaume Cahuzac se trompe !

Les socialistes, notamment Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée Nationale, invoquent un rapport de la Cour des Comptes qui établirait, selon eux, que le déficit budgétaire serait dû pour 1/3 seulement à la crise et pour 2/3 à la politique de la majorité depuis 2007. 

Soit les socialistes ne sont pas assez compétents pour lire correctement un rapport de la Cour des Comptes, soit ils mentent par pur calcul électoral carcette affirmation est de la pure manipulation :

1/ La crise explique bien 1/3 de notre déficit 

Dans son rapport de juin, la Cour des Comptes montre que sur les  7,1 % du PIB de déficit en 2010, 2,7 % sont dus à la crise, et non pas 0.1% comme l'affirme Jérôme Cahuzac.

Ce déficit conjoncturel s’explique par la diminution des rentrées fiscales et par l’augmentation des dépenses pour financer le plan de relance. Le plan de relance était indispensable, car il a permis à la France d’amortir le choc de la crise. 

Grâce à ce plan, nos entreprises et nos compatriotes ont été mieux protégés qu’en Espagne, qu’en Grèce, qu’au Portugal qu’en Irlande, qu’au Royaume Uni . 

L’épargne des Français a été intégralement préservée avec le sauvetage des banques sans que cela coûte un euro au contribuable (au contraire cela a rapporté 2.8 milliards d’euro à l’Etat)

Environ 3 millions de salariés ont conservé leur emploi au cœur de la crise.

La mesure zéro charge dans les TPE a entraîné 1,2 million d’embauches, 1 million de contrats aidés ont maintenu en activité des personnes en situation précaire, le recours facilité au chômage partiel a évité plus de 500 000 licenciements économiques. 

10 millions de ménages modestes ont été aidés pour surmonter la crise, 5 millions  de ménages ont notamment bénéficié d’une réduction d’impôt sur le revenu, et les familles les plus modestes avec des enfants ont reçu une aide exceptionnelle. 

Le PS, qui voulait à l’époque doubler le plan de relance jugé « insuffisant » est  d’une incroyable hypocrisie quand il joue aujourd’hui les vertueux en expliquant que le plan de relance a trop creusé nos déficits !

2/ Le reste du déficit n’est pas imputable à Nicolas Sarkozy

 Selon la Cour des Comptes, l’essentiel des 4,4 points de PIB restant (3,7 %) résulte d’un « déficit structurel », c’est à-dire 30 ans d’incapacité à maîtriser les finances publiques 

La gauche porte une responsabilité considérable dans ce déficit structurel, en ayant toujours fait le choix du laxisme budgétaire, surtout lorsqu’elle était au pouvoir en période de croissance – souvenons-nous de la période Jospin !- :  création massive d’emplois publics, retraite à  60 ans, 35 heures, allocations multiples. Ce sont ces « cadeaux » de la gauche dont nous payons toujours le prix aujourd’hui !

17/10/2011

Loi sur la protection de l'identité

Le 3 novembre 2011, le Sénat examinera en deuxième lecture la proposition de loi sur l'usurpation d'identité de MM. Jean-René LECERF et Michel HOUEL (UMP). En première lecture, le texte originel avait subi une modification importante de l'article 5, portant sur la création d'un traitement de données à caractère personnel facilitant leur recueil et leur conservation. Dans l'esprit des rédacteurs il s'agissait de " préserver l'intégrité des données requises pour la délivrance du passeport français et de la carte nationale d'identité ".

 
 
Rappel des faits

Le 13 avril 2011, le sénateur François Pillet (UMP) dépose son rapport fait au nom de la commission des lois. Principal point de divergence avec le texte initial porte sur le mode de consultation de la base de données centrale des données biométriques. Alors que le texte initial prévoit un lien univoque, dit lien fort, entre l'identité du citoyen et son empreinte, le rapporteur préconise la méthode dite du "lien faible". Dans ce cas, les empreintes du titulaire de la carte d'identité sont stockées dans un grand dossier informatique et distinguées par un numéro spécifique. Lors d'une vérification d'identité, la base indique seulement si cette identité correspond à une empreinte du dossier sans la désigner. Ce procédé de lien faible a été mis au point et fait l'objet de brevets déposés par Sagem (l'actuel Morpho, filiale du groupe Safran).

Adopté en première lecture par le Sénat avec les modifications de l'article 5 sur le traitement automatisé et l'ajout de deux articles baptisés 5bis et 5ter, la proposition de loi est transmise à l'Assemblée Nationale.

Le 29 juin 2011, le député Philippe Goujon dépose son rapport. Contrairement à son homologue sénateur, il maintient la nécessite d'un traitement de données à caractère personnel, reprenant le texte original. Et de souligner que " que le fichier central dont traite cette proposition de loi ne constitue pas un fichier de police mais bien un fichier administratif  ". Par ailleurs, en cas de " doute sérieux " sur l'identité de la personne, seuls les agents habilités et identifiés par une carte professionnelle électronique pourront consulter le fichier. L'usage d'une carte à puce professionnelle permettra la traçabilité des consultations " aussi bien en terme d’identification de l’agent qui a effectué la consultation que d’identification des motifs de la consultation ".

Le 7 juillet, l'Assemblée Nationale adoptait le nouveau texte en rétablissant l'aspect originel de l'article 5 préconisant une base de données centrale.

Dernier épisode : le 3 novembre avec la deuxième lecture du texte soumis aux sénateurs.

Que peut-il se passer ?

La majorité sénatoriale a changé de camp, la présidence de la commission des lois en charge du dossier a été confiée à M. Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, membre du groupe socialiste, Apparentés et Groupe Europe Écologie Les Verts rattaché.

La Commission des lois chargée du dossier comprend 10 vice-présidents dont 5 UMP, 2 socialistes, 1 Union Centriste, 1 Communiste, 1 Rassemblement démocratique et social européen (RDSE).
Quatre secrétaires : 2 Socialistes, 2 UMP

Enfin, le bureau comprend 49 sénateurs dont : 20 socialistes, 19 UMP, 2 RDSE, 4 Union centriste, 3 Communiste et 1 sénateur n'appartenant à aucun groupe.
Voilà pour les forces en présence, assez équilibrées.

On peut raisonnablement penser que le Sénat ne validera pas la version de l'Assemblée Nationale, notamment les articles 5, 5bis et 5ter, que les amendements socialistes voulaient supprimer.
Si la position du Sénat est bien celle-ci, on devrait passer au stade de la CMP (Commission Mixte Paritaire).
Le sort de la carte nationale d'identité est dans les mains des députés de la majorité.
 
Source : site Idem Magazine

14/10/2011

La Justice sponsorisée

Les magistrats français dont on connait l'impartialité politique sont en colère. La raison : de plus en plus de tribunaux engrengent des recettes par le biais d'activités non judiciaires comme la location de salles pour le tournage de films.

Et ces mêmes magistrats "apolitiques" (disent-ils) s'en prennent au gouvernement qui serait, à leur yeux, responsable de cela. Bon, il faut dire que c'est à la mode de s'en prendre au gouvernement et au président pour un oui et pour un non...

Ces magistrats oublient de dire qu'ils refusent depuis des années toute modification de leur fonctionnement "historique" (tellement plus confortable), ce qui dégagerait des centaines de millions d'euro de crédits supplémentaires, alors que les justiciables, c'est à dire nous, souffrent tous les jours de leurs lenteurs comme de leurs classement sans suite à répétition...

Quand on rend la justice au nom du peuple, on ne doit pas faire de politique.

POLEMIQUE LA JUSTICE SPONSORISEE Point.pdf

17:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, sponsor, budget | Digg! Digg |  Facebook