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17/09/2010

L'équité de la réforme des retraites

La réforme des retraites a été adoptée en 1ere lecture à l'Assemblée Nationale. C'est une bonne chose pour les Françaises et les Français qui, pour la plupart, pensaient ne pouvoir jamais en bénéficier. Le régime général était à ce point fragilisé que la question même du paiement commençait à se poser.

Fallait-il ne rien faire comme le proposait le parti socialiste ou les syndicats ? En effet, repousser les prises de décisions ou inventer des mesures aussi inutiles que dangereuses revenait bien à ne rien faire !

Quant à prendre sur les bénéfices des sociétés du CAC40 (47 milliards d'euros en 2009) pour les redistribuer, voici un petit calcul intéressant : distribuer 47 milliards à 16 millions de personnes revient à donner 244 euros par mois à chacun, ce qui est considérable. Mais les entreprises, ainsi privées de leurs bénéfices ne peuvent plus ni distribuer des dividendes aux actionnaires qui leur prêtent de l'argent (et donc créent des emplois), ni investir dans l'entreprises pour développer des marchés (et donc maintiennent l'emploi).

Alors : faut-il avoir des retraités "riches" de 2937 euros à la fin de l'année et tripler le nombre de chomeurs ou trouver un équilibre pour obtenir une réforme juste et responsable (sans démagogie) ?

En voici les points essentiels :

Quelques chiffres suffisent pour prendre conscience du problème que pose le financement des pensions de retraite en France.

Il y a en France 16 millions de retraités, soit près d’un quart de la population. Les pensions qui leur sont versées représentent 279 Mds €, soit plus de 14 % du PIB. Elles permettent d’assurer un montant moyen de pension de 1 400 € mensuels, en augmentation de 0,6 % en plus de l’inflation chaque année.

En raison de la forte croissance du nombre de retraités (+ 280 000 par an depuis 2006), les régimes de retraite sont confrontés à des déficits importants. Ce déficit s’élève aujourd’hui à 32 Mds € et on estime que si rien n’est fait, il ira en s’aggravant dans les années à venir (70 Mds € en 2030, 100 Mds € en 2050).

Seule une réforme pourra rétablir l’équilibre financier de notre système de retraite et garantir sa pérennité.

Pour rééquilibrer et pérenniser le modèle français de retraites par répartition, ce projet de loi propose une réforme efficace et juste construite autour de quatre orientations :

1/ Augmenter la durée d'activité de manière progressive et juste.

L'âge de la retraite sera progressivement augmenté de quatre mois par an dans l'ensemble des régimes de retraite pour atteindre 62 ans en 2018. L'âge du taux plein sera également relevé progressivement de deux ans dans le secteur privé, de même que les limites d'âge applicables aux fonctionnaires qui constituent pour eux l'âge du taux plein. S'agissant des magistrats de l'ordre judiciaire, dont la limite d'âge est fixée par l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, le même relèvement fait l'objet d'un projet de loi organique présenté par la ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés. Les régimes spéciaux seront par ailleurs réformés pour se voir appliquer l'augmentation de l'âge de la retraite à compter de 2017.

Suivant la règle fixée par la loi du 21 août 2003, la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein passera à 41 ans et un trimestre en 2013 et restera stable en 2014.

Dans un souci d'équité, le dispositif « carrières longues » créé en 2003 sera préservé et élargi aux salariés qui ont commencé à travailler à 17 ans. Tous les salariés concernés pourront partir au plus tard à 60 ans.

Ce texte crée également un droit social nouveau qui permettra à ceux qui ont été exposés à des facteurs de pénibilité de continuer de partir à 60 ans, avec une retraite à taux plein.

Enfin, l'effort en faveur de l'emploi des seniors sera poursuivi et amplifié : une aide à l'embauche pour les chômeurs de plus de 55 ans sera créée.

2/ Renforcer l'équité du système de retraites.

Des mesures de convergence entre public et privé sont prévues : le taux de cotisation acquitté par les fonctionnaires sera porté de 7,85 % à 10,55 % en 10 ans ; le dispositif de départ anticipé sans condition d'âge pour les parents de trois enfants ayant 15 ans de service sera fermé à compter de 2012; le minimum garanti sera désormais soumis à la même condition d'activité que dans le secteur privé.

Par ailleurs, le Gouvernement proposera, dans les prochaines lois de finances et de financement de la sécurité sociale, des mesures de recettes à hauteur d'environ 4 milliards d'euros, principalement sur les hauts revenus, les revenus du capital et les entreprises.

3/ Améliorer les mécanismes de solidarité.

Les jeunes qui rencontrent des difficultés pour trouver leur premier emploi bénéficieront de six trimestres validés gratuitement en début de carrière, contre quatre aujourd'hui.

Les indemnités journalières que perçoivent les femmes au cours de leur congé de maternité seront prises en compte dans le salaire de l'année de leur accouchement pour que ce congé ne fasse plus baisser leur retraite.

La retraite des exploitants agricoles sera améliorée, en particulier en assouplissant les conditions d'accès au minimum vieillesse.

4/ Renforcer la compréhension par les Français des règles de la retraite.

Dans la continuité des précédentes réformes, différentes mesures renforceront l'information des assurés sur leur retraite.

Le projet de loi a reçu un avis favorable des conseils d'administration des organismes de sécurité sociale du régime général qui ont été consultés. Cette réforme permettra aux régimes de retraites de renouer avec l'équilibre dès 2018. Les déficits accumulés d'ici cette date seront repris par la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES), qui se verra transférer en contrepartie les actifs et ressources du Fonds de réserve des retraites.

 

Le nouveau Necker en photos

Le chantier de construction du nouveau Necker se dévoile aux amateurs de photographies. Intitulée « Carnet de chantier » et conçue par Emmanuel Attard, le photographe de l’hôpital, une exposition fait le tour de ce gigantesque chantier dans le hall de la mairie du XVe jusqu’au 19 septembre 2010. Nommé Laennec et situé à l’angle de la rue de Sèvres et du boulevard de Montparnasse, le futur bâtiment rassemblera, sur 55000 m2, les activités chirurgicales, médico-chirurgicales, de réanimation pédiatrique, les urgences, la néonatalogie, la cardiologie ainsi que la maternité.

Il devrait être terminé pour la fin de l’année 2012.

Delanoé-Hidalgo hors la loi

Polémique à Paris autour du service minimum

L’UMP et certains parents d’élèves ont accusé hier Bertrand Delanoë ne pas faire assez d’efforts pour l’accueil des élèves.Mais la mairie ne veut pas transiger sur la sécurité.

 
 
Boris Cassel et Sébastien Ramnoux | 08.09.2010, 07h00

La polémique bat son plein. Alors que 145 écoles étaient fermées à la suite du mouvement de protestation contre la réforme des retraites, les huit maires d’arrondissement ont accusé hier de ne pas faire d’efforts pour mettre en place le service minimum d’accueil (SMA) dans les écoles. « Bertrand Delanoë se moque du monde.

La loi sur le SMA de 2008 oblige le maire à assurer l’accueil des enfants dans les établissements qui comptent plus de 25% de grévistes. Nous en sommes très loin, alors même que le tribunal administratif l’a déjà condamné à ce sujet », assure Philippe Goujon, maire du XVe et de la Fédération UMP de Paris.
A la Mairie de Paris, on plaide non coupable. « Cette loi est inapplicable lorsqu’il s’agit d’une grève interprofessionnelle comme hier, explique Colombe Brossel, adjointe au maire de Paris chargée de la vie scolaire. Le personnel mobilisable pour assurer ce service d’accueil (animateurs de centre de loisirs, professeur de la ville de Paris et agents spécialisés des écoles maternelles) était lui aussi en grève. » En effet, hier, sur les 5 000 personnes « mobilisables », seules 1500 étaient volontaires pour se rendre dans les écoles.
« La mairie de Paris pourrait aussi mobiliser d’autres personnes comme des parents d’élèves, des étudiants etc. Mais le maire de Paris a préféré saboter le service minimum », s’agace Philippe Goujon. Selon lui, il suffirait de laisser la liberté aux caisses des écoles — présidées par les maires d’arrondissement — d’organiser elles-mêmes le service minimum d’accueil pour que les choses aillent mieux.
De son côté, la mairie se refuse à recourir à du personnel extérieur. « Seul le personnel qualifié peut être mobilisé et uniquement sur la base du volontariat. Nous ne transigerons pas sur ce point. Pour des raisons de sécurité, nous ne confierons pas les enfants parisiens à des gens que nos services ne connaissent pas », souligne Colombe Brossel.
Certains parents d’élèves ne comprennent pas non plus qu’il y ait eu aussi peu d’écoles hier bénéficiant du SMA. « L’attitude de la mairie de Paris est inacceptable ! martèle Corinne Tapiero, responsable de la fédération de parents d’élèves Peep (proche de la droite). Il y a une loi, il faut l’appliquer, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas le moindre effort. C’est incompréhensible car ce sont les familles les plus précaires, celles qui n’ont pas les moyens de prendre un jour de RTT pour garder leurs enfants, qui sont les plus pénalisées. » L’UMP réfléchit actuellement à agir en justice pour faire appliquer le service minimum. Certaines familles ont aussi songé à demander à la préfecture une « réquisition ». Une mesure qui n’est pas dans ses compétences.

 Le Parisien

Delanoe-Hidalgo spéculent sur l'immobilier parisien

La nouvelle et forte hausse du prix de l'immobilier à Paris a une cause, régulièrement dénoncée par le Delanopolis depuis deux ans : la raréfaction de l'offre de mètres-carrés provoquée par le coefficient d'occupation des sols malthusien adopté il y a 5 ans et par la politique de préemption tout azimut de la mairie pour ses logements clientélistes.

Cette erreur stratégique de la politique foncière atteint un seuil critique.



Le graphique qui tue !
Le graphique qui tue !
Les prix de l'ancien dans la capitale sont au plus haut selon la dernière étude des notaires d'Ile-de-France : 3.1% d'augmentation entre avril et juin 2010. Sur une année, cette hausse se chiffre à 9.8%. Le prix moyen du m² s'affiche ainsi à 6 680€, ce qui est supérieur au record atteint en septembre 2008 (6 620€/m²). Cette hausse est loin de ralentir et devrait aller au-delà des 10% dans la capitale pour l'année 2010, selon le président de la Chambre des Notaires de Paris.

Dans le reste de l'Ile-de-France, la petite couronne est affectée par la hausse parisienne et voit ses prix augmenter mais dans une moindre mesure : 2.5% pour le second trimestre 2010 (3 680€ par m² en moyenne). Les prix y affichent une croissance de 7.7% sur une année. Dans la grande couronne, les prix ont progressé de 1.5% entre avril et juin 2010, et de 6.8% en glissement annuel. Le prix du mètre carré s'y élève en moyenne à 2 900€.

Le Delanopolis fut le premier à dénoncer la politique contre-productive de la mairie qui, au même moment, réduit la capacité constructive et préempte près de la moitié des immeubles vides à rénover ( voir un rappel en cliquant ici ). Au prétexte d'offrir des logements moins chers aux ménages modestes, elle stimule la hausse des prix et pénalise tout le monde, sauf bien entendu les propriétaires en place qui ont l'intention de vendre à court ou moyen termes pour quitter la capitale ou les locataires dans le social qui n'ont pas l'intention de bouger.

Mais rien n'y fait et chaque conseil de Paris apporte son lot d'immeubles achetés à grands frais grâce à un endettement municipal qui s'accroît progressivement.

Ménages logés dans le social d'un côté (priés de dire merci à la mairie en votant bien) ; propriétaires du privé matraqués par la taxe foncière de l'autre et, tout autour, plèbe malchanceuse ne pouvant s'installer à Paris : telle est la ville duale que Delanoë and Co nous concoctent.


Jeudi 16 Septembre 2010 - Delanopolis.fr