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17/09/2010

Delanoé-Hidalgo hors la loi

Polémique à Paris autour du service minimum

L’UMP et certains parents d’élèves ont accusé hier Bertrand Delanoë ne pas faire assez d’efforts pour l’accueil des élèves.Mais la mairie ne veut pas transiger sur la sécurité.

 
 
Boris Cassel et Sébastien Ramnoux | 08.09.2010, 07h00

La polémique bat son plein. Alors que 145 écoles étaient fermées à la suite du mouvement de protestation contre la réforme des retraites, les huit maires d’arrondissement ont accusé hier de ne pas faire d’efforts pour mettre en place le service minimum d’accueil (SMA) dans les écoles. « Bertrand Delanoë se moque du monde.

La loi sur le SMA de 2008 oblige le maire à assurer l’accueil des enfants dans les établissements qui comptent plus de 25% de grévistes. Nous en sommes très loin, alors même que le tribunal administratif l’a déjà condamné à ce sujet », assure Philippe Goujon, maire du XVe et de la Fédération UMP de Paris.
A la Mairie de Paris, on plaide non coupable. « Cette loi est inapplicable lorsqu’il s’agit d’une grève interprofessionnelle comme hier, explique Colombe Brossel, adjointe au maire de Paris chargée de la vie scolaire. Le personnel mobilisable pour assurer ce service d’accueil (animateurs de centre de loisirs, professeur de la ville de Paris et agents spécialisés des écoles maternelles) était lui aussi en grève. » En effet, hier, sur les 5 000 personnes « mobilisables », seules 1500 étaient volontaires pour se rendre dans les écoles.
« La mairie de Paris pourrait aussi mobiliser d’autres personnes comme des parents d’élèves, des étudiants etc. Mais le maire de Paris a préféré saboter le service minimum », s’agace Philippe Goujon. Selon lui, il suffirait de laisser la liberté aux caisses des écoles — présidées par les maires d’arrondissement — d’organiser elles-mêmes le service minimum d’accueil pour que les choses aillent mieux.
De son côté, la mairie se refuse à recourir à du personnel extérieur. « Seul le personnel qualifié peut être mobilisé et uniquement sur la base du volontariat. Nous ne transigerons pas sur ce point. Pour des raisons de sécurité, nous ne confierons pas les enfants parisiens à des gens que nos services ne connaissent pas », souligne Colombe Brossel.
Certains parents d’élèves ne comprennent pas non plus qu’il y ait eu aussi peu d’écoles hier bénéficiant du SMA. « L’attitude de la mairie de Paris est inacceptable ! martèle Corinne Tapiero, responsable de la fédération de parents d’élèves Peep (proche de la droite). Il y a une loi, il faut l’appliquer, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas le moindre effort. C’est incompréhensible car ce sont les familles les plus précaires, celles qui n’ont pas les moyens de prendre un jour de RTT pour garder leurs enfants, qui sont les plus pénalisées. » L’UMP réfléchit actuellement à agir en justice pour faire appliquer le service minimum. Certaines familles ont aussi songé à demander à la préfecture une « réquisition ». Une mesure qui n’est pas dans ses compétences.

 Le Parisien

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