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22/03/2009

Déjà 2,6 milliards pour les victimes de la crise


Lors du sommet social du 18 février, le gouvernement a annoncé une série de mesures qui se concrétisera bientôt.

Forts de leur unité maintenue, les huit syndicats espèrent bien maintenir la pression sur le gouvernement, malgré la fermeté affichée par celui-ci. Et pour cause, ils ont le sentiment que la mobilisation du 29 janvier a payé.

De fait, en réponse à cette journée, le chef de l'État a dévoilé, lors du sommet social du 18 février à l'Élysée, un ensemble de mesures dont le coût est estimé à 2,6 milliards d'euros.

La première série de mesures concerne les publics les plus fragilisés par la récession, notamment les chômeurs. Les salariés - souvent des jeunes - qui perdent leur emploi sans avoir cotisé suffisamment longtemps pour «toucher le chômage» (quatre mois sur les vingt-huit derniers) recevront 500 euros de l'État. L'indemnisation du chômage partiel passera à 75 % du salaire brut (au lieu de 60 %) dans les branches signant des accords avec l'État.

Enfin, même si cette mesure sera moins facile à mettre en œuvre, la formation professionnelle sera réorientée vers les jeunes peu qualifiés, les chômeurs et les salariés en chômage partiel, plutôt que les cadres solidement installés dans les entreprises. Ces dispositifs seront financés par un «fonds d'investissement social», dont l'idée émane de la CFDT. Il disposera d'un milliard et demi d'euros : 200 millions du «fonds d'expérimentation pour la jeunesse» de Martin Hirsch, 500 millions représentant le volet «emploi» du plan de relance annoncé fin 2008, et 800 millions supplémentaires débloqués le 18 février.

Nicolas Sarkozy a appelé les partenaires sociaux à doubler ces sommes en puisant dans des enveloppes qu'ils gèrent via l'Unedic ou les organismes de formation professionnelle, mais cette partie est encore assez floue.

La deuxième rafale de concessions a, elle, pour objectif de soutenir le pouvoir d'achat des «classes moyennes inférieures», frappées ou non par la crise. Il s'agit de la prime de 150 euros pour les familles bénéficiant de l'allocation de rentrée scolaire, qui devrait être versée en juin ; du «bon d'achat de services à la personne» pour les bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie, les familles avec enfant handicapé ou une partie de celles qui font garder leur enfant, que le gouvernement entend également mettre en place avant l'été.

 

La «prime de solidarité active» dès avril

 

Par ailleurs, Bercy supprimera les deux premiers tiers de l'impôt sur le revenu pour les 4 millions de foyers imposés dont les revenus vont de 5 852 à 11 673 euros (première tranche imposable) et accordera une réduction d'IR un peu moindre pour les 2 millions de contribuables dont les revenus imposables vont de 11 674 euros à 12 475 euros.

Enfin, il faut ajouter la «prime de solidarité active» de 200 euros, sorte de RSA provisoire, en attendant le «vrai», prévu pour l'été. Validée dès décembre dans le cadre du plan de relance, cette prime sera versée en avril par les Caisses d'allocations familiales. Son coût, de 760 millions, n'est pas inclus dans l'enveloppe du 18 février. Les 3,8 millions de ménages modestes concernés recevront bientôt un courrier de Brice Hortefeux, ministre du Travail et de la Solidarité, et de Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, pour les prévenir. L'ensemble des syndicats a reconnu, après ces annonces, «des avancées». Mais aucun n'a obtenu satisfaction sur ses revendications les plus fortes.

Pas de coup de pouce au smic, comme le réclame la CGT. Pas de retour aux préretraites financées par l'État, comme le souhaite FO. Pas de renoncement au paquet fiscal (bouclier fiscal, heures sup exonérées…) pour financer davantage de mesures sociales, comme le demande la CFDT. Aucun moratoire, enfin, sur le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, comme tous, sans exception, l'exigent. Un sujet tout aussi identitaire pour la majorité.

20:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, sarkozy, normand, paris | Digg! Digg |  Facebook

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