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27/09/2008

Fillion et l'unité Nationale

Crise : Fillon en appelle
à «l'unité nationale»

Samuel Laurent (lefigaro.fr)

Le premier ministre évoque des «temps difficiles» à venir, qui demandent «du sang froid» et «du courage».

La crise du système bancaire américain est «une crise majeure, qui pousse tout le système économique mondial au bord du précipice. Une crise comme il s'en produit seulement une ou deux par siècle». Ces propos ne proviennent pas d'un analyste financier pessimiste, mais bien du premier ministre français.

Au lendemain du réquisitoire prononcé par Nicolas Sarkozy contre les dérives du capitalisme, François Fillon a lancé vendredi à Enghien-les-Bains, où se tenait une réunion publique de l'UMP, un appel à la solidarité de la nation face à la crise. «Depuis quelques jours, la tempête financière américaine s'amplifie», a reconnu le premier ministre.

«Nous sommes dans une passe difficile, qui réclame du sang froid, de la ténacité et du courage». Pour François Fillon, «les temps sont difficiles» ? Et «l'unité nationale s'impose».

 

«Il va falloir se battre»

 

Cet appel à l'unité de la nation vient répondre aux critiques qui se sont multipliées à gauche, au lendemain du discours du chef de l'Etat, qui reconnaissait que «la crise actuelle aura des conséquences (...) sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat», et alors que la France vient d'adopter pour 2009 un budget aux accents de rigueur, même si le gouvernement se refuse à employer ce terme.

Le premier ministre a d'ailleurs lui aussi évité le mot, préférant parler de budget «strict». «Nous tenons la dépense publique, nous divisons par deux le rythme de son augmentation annuelle. L'augmentation de la dépense de l'Etat sera égale à zéro en volume», promet François Fillon, qui assure par ailleurs que «les impôts ne doivent pas augmenter».

Quelle politique économique adopter ? «L'heure n'est pas à une politique de relance improvisée qui augmenterait les déficits sans avoir d'effets à long terme, pas plus qu'elle n'est à une politique d'austérité», explique François Fillon, pour qui «plus que jamais, il va falloir se battre».

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