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06/06/2008

La réforme des lycées

« Pour que chacun réussisse : une solution adaptée à chacun »
Le 2 juin dernier, à l’occasion du bicentenaire du décret de 1808 fondateur du système éducatif public français, le Président de la République a rappelé sa volonté de changer en profondeur le système d’apprentissage des élèves, notamment au lycée.

Le 2 juin dernier, à l’occasion du bicentenaire du décret de 1808 fondateur du système éducatif public français, le Président de la République a rappelé sa volonté de changer en profondeur le système d’apprentissage des élèves sur tout le territoire et a ainsi dévoilé ses ambitions pour le lycée et le baccalauréat.

Ainsi, en s’inscrivant dans une réforme globale de l’ensemble du système éducatif français, allant de la maternelle au doctorat, Nicolas Sarkozy souhaite que le lycée soit réformé en classe de seconde dès la rentrée 2009 pour que la réforme du baccalauréat soit effective en 2012.

Une réforme du lycée

La première étape de cette grande réforme du lycée commencera donc dès l’année 2009 en classe de seconde.
Il s’agit en effet de décloisonner les filières, trop rigides à l’heure actuelle et d’offrir à chaque élève une diversité d’enseignements. Le Président de la République souhaite ainsi que l’ensemble des acteurs de la communauté éducative « imaginent un lycée beaucoup plus souple qui dépassera les impasses du cloisonnement trop rigide en filière ». Chacun pourra, « selon ses goûts, ses compétences et sans référence à une norme préétablie, construire un parcours cohérent le préparant mieux à l’enseignement supérieur ». Dans le même esprit, l’organisation des cours en eux-mêmes, et l’équilibre entre cours magistraux et cours pratiques, seront également repensés.

Aujourd’hui, la section scientifique, par exemple, considérée comme reine, joue un rôle uniquement sélectif et ne forme plus assez de scientifiques. Il doit donc être donné à chaque élève la possibilité de « construire son parcours d’excellence, adapté à ce qu’il est et à ce qu’il souhaite dans un cadre national ». Cette « différenciation des parcours » voulue par Nicolas Sarkozy, vise en « une manière nouvelle, plus originale, plus individuelle, plus progressive, de se spécialiser ».

Toutes ces transformations que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux ne se feront pas sans l’adhésion et l’évolution de la manière de penser de l’équipe enseignante.***

Un nouveau recrutement pour les enseignants

Les nouveaux professeurs seront formés de manière différente d’aujourd’hui. La durée de leurs études sera allongée, et les universités tiendront un rôle plus important dans leur formation.

Le concours de Professeur des écoles, le Capes, et l’Agrégation seront intégrés au cursus universitaire et seront ouverts à tout titulaire, ou tout futur titulaire, d’un Master 2 (5 ans). Aujourd’hui, tout titulaire d’un bac+ 3 peut prétendre à entrer à l’Institut de formation des maîtres (IUFM) et passer le Capes ou le Concours de professeur des écoles au bout d’un an. Il lui reste encore un an de formation agrémentée de stages.

Dorénavant, les universités formeront les futurs enseignants et délivreront l’autorisation de passer le concours à partir du Master 2. La deuxième année de formation disparaitra.
Les nouveaux concours seront mis en place dès 2010.

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Un nouveau pacte de confiance pour les enseignants

En contrepartie de cet allongement de la durée de formation, les économies d’échelle produites par les suppressions d'emplois dans l'Education nationale serviront à rétribuer davantage les enseignants, notamment en début de carrière.

Autres éléments de ce nouveau pacte de confiance, l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires dont la rémunération a été revalorisée, pour améliorer le pouvoir d’achat des enseignants, ainsi que lancement d’une réflexion sur le système des affectations, dont "l'enjeu est décisif aussi bien pour la réussite des élèves que pour l'épanouissement des professeurs" (Nicolas Sarkozy, le 2 juin 2008).

A côté de la formation en elle-même, le véritable changement doit s’opérer dans les mentalités. Le Président de la République souhaite « que l’Education nationale entre dans la culture de l’évaluation et du résultat ». Nicolas Sarkozy s’est adressé aux enseignants en ces termes : « C’est à vous, sur le terrain, d’encourager les bonnes pratiques et de récompenser les efforts, de repérer les difficultés, de traquer les dysfonctionnements et de sanctionner les insuffisances. L’évaluation n’est pas là pour stigmatiser tel ou tel, mais plutôt un instrument très concert de pilotage ».

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Ces mesures s’inscrivent dans un ensemble plus large de refonte du système éducatif français. Rappelons la création de nouveaux programmes plus simples, plus clairs et recentrés sur les savoirs fondamentaux, la mise en place de l’accompagnement éducatif après les cours, la réorganisation des temps scolaires…

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En savoir plus :
Lire le discours du Président de la République

 

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