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06/09/2007

Les régimes spéciaux de retraites

Les régimes spéciaux de retraite, prochaine cible de Nicolas Sarkozy. Le président de la République devrait annoncer, probablement le 18 septembre au Sénat devant les partenaires sociaux et les journalistes d'information sociale, une réforme d'ampleur. Avec comme objectif donné aux ministres concernés, selon nos informations, de boucler cette difficile négociation avant la fin de l'année 2007.

Le gouvernement "prendra [alors] ses responsabilités", affirme un ministre, et réformera par décret les régimes spéciaux dans les entreprises où aucun accord n'aura été conclu. Du côté du ministère du travail, on laisse toutefois entendre qu'il est normal que l'Etat fixe une durée pour la convergence entre les différents régimes spéciaux et le régime général, sur la durée de cotisation en particulier. "Si cela n'était pas fait, indique un proche du dossier, les syndicats pourraient nous dire que la convergence est prévue dans trente-cinq ans." Pour éviter une négociation globale, le gouvernement devrait mener la négociation au niveau des entreprises concernées. Une démarche qui pourrait convenir au organisations syndicales : selon Danièle Karniewicz, présidente CFE-CGC de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV), l'ensemble des syndicats souhaitent une discussion à ce niveau. Nicolas Sarkozy pourrait ainsi éviter une mobilisation sur un sujet brûlant qui a valu, en 1995, un puissant mouvement social, en particulier à la SNCF, contre la réforme Juppé.

"L'OPINION EST MÛRE"

En demandant que ces discussions soient menées avant le 31 décembre 2007, le chef de l'Etat et le gouvernement veulent dégager le terrain pour des discussions plus sereines sur le régime général, prévues en 2008. "Il est hors de question que l'on demande de nouveaux sacrifices aux salariés du privé, du régime général, en termes de durée de cotisation, de montant des cotisations ou de la pension de retraite, si on n'a pas des efforts au préalable sur les régimes spéciaux", indique Danièle Karniewicz, présidente CFE-CGC de la CNAV.

Cette notion d'équité entre les salariés avait été avancée à de nombreuses reprises par le candidat Sarkozy, durant la campagne électorale et reste l'argument principal pour aligner les régimes spéciaux avec le régime général des retraites. "L'opinion est mûre, contrairement à 1995 et la réforme Juppé", analyse un conseiller. "Aujourd'hui, au nom du principe d'égalité, les Français ne comprennent plus que certains salariés puissent partir à la retraite avant les autres, sous réserve de pénibilité au travail", analyse un proche du président.

Rémi Barroux et Christophe Jakubyszyn

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