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25/05/2007

Lamour et Galy-Dejean dans le XVe

Chers Amis, 

Vous êtes nombreux à vous interroger sur les raisons qui ont conduit l'UMP à investir Jean François Lamour dans la 13eme circonscription de Paris (XVe sud), créant ainsi une division à droite, le maire - René Galy-Dejean - ayant annoncé dès l'automne 2006 qu'il se représenterait. Vous souhaitez peut-être que la discipline du parti soit respectée et que le maire "abdique" et renonce à ses mandats. 

Ingénieur de formation, cadre supérieur d’une grande entreprise internationale, je suis le premier à définir et à animer une organisation à laquelle je demande à mes collaborateurs de participer et de respecter. Je suis un homme de convictions, de principes et de valeurs et j’y suis très attachés. 

C’est pour cela que je vous comprends. 

C’est aussi pour cela que je tiens aujourd’hui à vous faire part des raisons personnelles qui me conduisent à soutenir Monsieur Galy-Dejean. 

Comme l’a dit à plusieurs reprises notre président Nicolas Sarkozy, propos qu’il a répétés à nouveau le 24 avril dernier à Rouen, « le but de la politique, c’est le bonheur du peuple, pas celui des appareils, c’est de servir son pays, pas de servir son parti. Moi je crois plus aux convictions qu’aux étiquettes… les Français qui se débattent dans les difficultés, qui souffrent de la dureté de la vie, sont en droit d’exiger d’autres comportements de leurs dirigeants politiques ». 

J’adhère profondément à ces propos. 

L’histoire récente de notre XVe arrondissement s’est construite de la manière suivante. 

Monsieur Galy-Dejean a passé une grande partie de sa vie à s’engager pour notre arrondissement. Il a souhaité en 2001 se présenter devant les électeurs, contre un ancien premier ministre de sa famille politique investi dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui. Les électeurs ont choisi. Mais la fusion des listes au second tour a placé Monsieur le sénateur Philippe Goujon dans sa liste comme premier adjoint. Ce qui est donc le cas. Mais Monsieur Goujon, déçu, ne l’a jamais caché, il souhait devenir maire du XVe, porté par une légitimité incontestable : celle des électeurs. Il faut rappeler effectivement que Monsieur Goujon n’a jamais été élu par le peuple.

Pendant ses six dernières années il s’est comporté comme « l’ennemi de l’intérieur » usant même de son important pouvoir de président de la puissante fédération UMP de Paris, mettant même le Maire en minorité lors de séances du conseil municipal ! L’objectif avoué : conquérir la Mairie, si possible en évitant les électeurs. 

Le processus décidé se met alors en route. En octobre 2006, le président de la fédération de Paris, Sénateur et 1er adjoint propose la chose suivant à René Galy-Dejean : « si tu veux être investi par l’UMP pour les prochaines législatives, tu démissionnes aujourd’hui de ta fonction de Maire du XVe et je prends ta place ». Il en a le pouvoir puisque en tant que président de la fédération il propose les candidats à la commission des investitures dont il est membre ! 

Le « marché » n’est pas sérieux. 

Comment René Galy-Dejean pourrait, lui qui s’est depuis longtemps investi pour les habitants du XVe qui lui font confiance (en 2002, il a été élu au premier tour des législatives par 54% des voix), annoncer aux habitants « je vous quitte aujourd’hui, 18 mois avant la fin de mon mandat pour permettre à mon premier adjoint de prendre ma place de Maire et pour recevoir en échange une investiture » ? Il refuse donc.

La conséquence est immédiate : l’UMP investi un ministre de la république dans cette circonscription « facile » pour l’UMP. L’UMP aurait pu choisir la 12eme circonscription (XVe nord) puisque Monsieur Balladur ne se représentait pas, ou dans les XIIe, XIIIe ou XIVe arrondissements nécessaires pour reconquérir la Mairie de Paris. Mais non. Il s’agit bien d’une sanction. 

Pour autant, Monsieur Galy-Dejean, en homme responsable,  a mené fermement et sans ambiguïté  la campagne présidentielle pour Nicolas Sarkozy, comme toute l’équipe UMP du XVe arrondissement. Et l’UMP, conscient de l’importance du poids de son engagement sans rancœurs, a attendu la victoire pour l’exclure de l’UMP ! Cela faisait pourtant 6 mois que René Galy-Dejean avait refusé le « marché ». 

Voilà, chers Amis, ce que je n’accepte pas, la machination politicienne sur le dos des électeurs aux profils d’individus, fussent-ils talentueux, mais au détriment de la démocratie. Le respect, l’engagement, la responsabilité, la discipline sont des valeurs essentielles à mes yeux et je souhaite, comme Nicolas Sarkozy, faire le bonheur du peuple, pas celui des partis. Les partis sont pourtant essentiels à la démocratie, je suis membre du RPR-UMP depuis très longtemps, mais ils sont au service du peuple qui leur confie un mandat. Un changement, un renouvellement, certes souhaitables, se préparent, s’organisent. On ne se parachute pas arbitrairement et autoritairement 6 mois avant un scrutin. 

C’est pour cela que je souhaite soutenir le combat de Monsieur Galy-Dejean pour donner une majorité présidentielle à Nicolas Sarkozy et se battre pour reconquérir la Mairie de Paris. 

Les électeurs choisiront, ils sont légitimes pour cela, et je n’ai pas de doute quant au résultat. 

En conclusion, la discipline, oui, mais pas à n’importe quel prix. Je respecte trop profondément le jugement du peuple. 

Mes Amis, je me suis livré à vous honnêtement. J’espère que vous me comprendrez également.

 

Bien à vous.

Eric Normand

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