Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/03/2007

Sarkozy et la Santé

Santé : restaurer la confiance
Le constat :
Notre système de santé possède des points forts : « la liberté de choix du patient, la couverture de l'ensemble de la population et la qualité globalement exceptionnelle du système de soins qui nous place toujours en tête des classements de l'OMS.

Au titre des points faibles, une politique de santé trop longtemps perçue comme une politique de financement de l'assurance-maladie, ce qui nous a amenés à négliger la prévention et la recherche, l'épuisement des professionnels et l'existence de certaines inégalités dans l'accès au système de soins ».

Les priorités de Nicolas Sarkozy seront donc :
  • « de restaurer la confiance de chacun dans le système de santé, en particulier des professionnels.
  • de dépenser mieux et créer les recettes nécessaires au financement des dépenses. Il faut d'abord s'attaquer aux abus, aux fraudes et aux gaspillages.
  • une plus forte politique de prévention, car elle est porteuse d'économies sur le long terme. »
Pour l'hôpital, Nicolas Sarkozy pose par avance plusieurs principes :
  • d'une part, l'autonomie de l'hôpital et sa souplesse d'organisation
  • d'autre part, la garantie du service public.
Pour le problème de la démographie médicale, Nicolas Sarkozy propose « le desserrement du numerus clausus et son maintien à 7 000 au cours des prochaines années » ce qui permettra « au moins de ne pas accentuer les tensions.»

Pour l'égalité d'accès aux soins qui est « menacée par le manque de couverture complémentaire, l'inégale répartition des professionnels et des équipements sur le territoire, les inégalités entre établissements hospitaliers » Nicolas Sarkozy « propose de renforcer l'aide à l'acquisition d'une complémentaire et d'améliorer les remboursements des soins dentaires et optiques ».

Enfin, « la nature de la prise en charge de la dépendance dépasse largement celle de la maladie ou de la vieillesse ». Nicolas Sarkozy « propose donc de créer une cinquième branche de la sécurité sociale qui prendrait en charge la dépendance et permettrait de financer les adaptations nécessaires ».

(Propos issus de l'interview de Nicolas Sarkozy au journal Hôpitaux Magazine, daté d'avril 2007)
 Action du jour
Vous avez dans votre entourage des membres de professions médicales ? Faites leur connaître les principales propositions de Nicolas Sarkozy (document ci-joint).

Pour télécharger les principales propositions, cliquer ici.

Commentaires

Mais si on aide tout le monde a avoir une complémentaire avec des aides de l'Etat, ça ne revient pas à financer le secteur privé à coup d'argent publique (tiré des cotisations sociales ?).
Ça me semble totalement anti-libéral de ne pas laisser le marché se débrouiller tout seul…
:-)

Écrit par : filaplomb | 22/03/2007

Il ne s'agit pas de libéraliser ou non le marché de la santé mais de répondre à un vrai besoin. Ne pas permettre à tous de se soigner à temps coûte beaucoup plus cher au final, sans oublier l'aspect social de la mesure... Eric

Écrit par : Eric Normand | 23/03/2007

J'ai assisté en ma qualité de professionnel de santé à la prestation des représentants des candidats lors du dernier MEDEC. J'ai trouvé François FILLON pas très bon alors qu'il est bien meilleurs que cela sur d'autres sujets. On se rendait bien compte qu'il y avait un manque de maitrise du sujet et c'est souvent là que les propositions ou actions depuis 30 ans ont échoués.
Les énarques ont diminué les entrées en fac de médecine pensant ainsi que moins de médecins égal moins de dépenses (intelligent non !), les hauts fonctionnaires du ministère se refusent à reconnaitre le diplome d'infirmière à Bac + 3 ce qu'il est véritablement, ce qui n'encourage pas les vocations, etc... les exemples sont tellement nombreux que ce blog n'y suffirait pas.
même avec le meilleur des programmes, il sera difficile de remettre sur les rails un système que nous avons quelque peu abimé au cours des 30 dernières années.
Mais sommes nous réellement pret à faire le sacrifice d'une vrai réforme ?

Écrit par : Jean-Yves PINET | 02/04/2007

Les commentaires sont fermés.