Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/03/2007

La grosse tête de Ségolène Royal

Sur France 2, jeudi soir, la candidate a assuré « reprendre sa liberté » de parole à l'égard du PS et exclu toute négociation avec François Bayrou.

 
« C'EST un peu vrai. » Ségolène Royal, cadenassée par le PS, reconnaît qu'elle avait perdu un peu de sa liberté de parole. Mais hier sur France 2, dans l'émission « A vous de juger » sur France 2, la candidate du PS à la présidentielle a réaffirmé que « aujourd'hui dans la dernière ligne droite [elle] reprend toute [sa] liberté ». « La présidentielle, c'est un lien direct entre le peuple et une personnalité . »
 
Pour autant, elle ne veut pas froisser le PS. « Je suis appuyée par une organisation politique, c'est une chance, a-t-elle expliqué. Cela représente la stabilité du pouvoir pour après dans le cadre d'une majorité parlementaire ». L'argument vise notamment le candidat de l'UDF, François Bayrou.
 
Ségolène Royal ne croit pas cependant qu'elle puisse être évincée dès le premier tour de l'élection. « Tout dépend de moi », a-t-elle affirmé fièrement. Elle observe la percée du centriste avec froideur. « Les Français cherchent, ils regardent, ils observent, ils écoutent. Ils ne veulent pas se laisser avoir. » Mais elle plaide pour un affrontement clair entre la droite et la gauche : « Je veux que les Français aient un vrai choix. » François Bayrou, à l'inverse, « n'a pas de programme », dit-elle. « A un moment, il va y avoir une heure de vérité ». Par ailleurs, il n'y aura « aucune négociation » avec le candidat de l'UDF entre les deux tours, a-t-elle précisé. Elle a aussi promis aux Français qu'elle « n'instrumentaliserait pas leur vote ». Si elle est élue, elle « ne dira pas que c'est le PS qui a gagné l'élection présidentielle et qu'on refera tout comme avant ».
 
Les socialistes ont repris un peu espoir hier avec la publication d'un sondage CSA pour Le Parisien, donnant Royal en hausse d'un point, à 26 % et François Bayrou en baisse de 3 points, à 21 %, Nicolas Sarkozy restant devant à 27 %, en hausse d'un point. L'important, pour l'équipe Royal, c'est que cette enquête contredit le précédent sondage CSA du 7 mars qui avait mis le feu aux poudres en plaçant Bayrou à 24, soit un seul petit point derrière Royal (25 %) et deux derrière Sarkozy (26 %), augurant d'un premier tour de tous les dangers pour le PS. Depuis, les socialistes vivent dans la crainte de voir Bayrou passer devant Royal. Le sondage CSA les rassure un peu. Pour François Hollande, après les défaites de Lionel Jospin en 1995 et en 2002, les électeurs de gauche « ne peuvent pas se tromper trois élections de suite ».

Les commentaires sont fermés.