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05/03/2007

Airbus : le faux espoir de Ségolène Royal

Airbus : Ségolène Royal crée un faux espoir
Conférence de presse des porte-parole
Valérie Pécresse et Luc Chatel
Lundi 5 mars 2007


Alstom, c’est l’exemple à suivre …
Nous ne nous réjouissons pas des difficultés d'Airbus et n'en faisons pas un instrument de campagne. Mais à l’expérience et au volontarisme de Nicolas Sarkozy, il faut opposer l’illusion et l’instrumentalisation de Ségolène Royal. En effet, chacun a en mémoire l’implication qui a été celle de Nicolas sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Economie et des Finances sur les dossiers industriels, et notamment celui d’Alstom.
Nicolas Sarkozy avait permis le sauvetage de cette entreprise alors que sa survie était en question. Il a montré sa vision qui était la sienne en matière de politique industrielle. Il a démontré ce que devait être le rôle et la place de l’Etat dans de telles situations. Intervenu à titre transitoire dans le cas d’Alstom, l’Etat a montré qu’il pouvait jouer un rôle de portage, d’accompagnement et de volontarisme. Le sauvetage d’Alstom a été une réussite à la fois pour l’entreprise et pour l’Etat. Aujourd’hui Alstom crée à nouveau des emplois. Et l’Etat a réalisé 1,3 milliards d’euros de plus-values en revendant ses parts quelques temps après. Dans le cas d’Airbus, Nicolas Sarkozy a été le premier à soulever la question du pacte d’actionnaires, hérité du gouvernement de Lionel Jospin. Nicolas Sarkozy se rendra aujourd’hui à Toulouse pour écouter les syndicalistes et les salariés de cette entreprise et évoquer des solutions.

Airbus : Ségolène Royal crée un faux espoir

Face aux difficultés que rencontre Airbus, que propose Madame Royal ? D’abord un moratoire. La candidate socialiste est championne pour reculer devant les difficultés. C’est grave. Reculer devant les problèmes, c’est plonger les salariés d’Airbus dans l’anxiété alors que cette entreprise a besoin de réponses.
Quant à sa proposition de faire entrer dans le capital d'EADS les huit régions françaises concernées par l'aéronautique, la candidate socialiste crée un faux espoir. D’abord parce qu’une participation des régions serait financièrement intenable. Les régions pourraient investir quelques dizaines ou centaines de millions d'euros là où ce sont plusieurs milliards d’euros qui sont nécessaires pour recapitaliser le groupe. Ensuite parce qu’une participation des régions serait dommageable pour la gouvernance même de l’entreprise quand chacun s’accorde à reconnaître qu’une des grandes difficultés d’Airbus est précisément la dilution des responsabilités et celle du pouvoir de décision. Les Allemands et les Français font le même constat. En outre, ce n’est pas le rôle des régions d’être actionnaires de grands groupes industriels. D’ailleurs, la loi interdit à toute collectivité locale d’entrer dans le capital d’une entreprise privée. En revanche, l’UMP attend des régions qu’elles remplissent pleinement leur rôle dans le cadre de la politique de développement économique qui est de leur compétence vis-à-vis des entreprises sous-traitantes et des entreprises de la filière aéronautique.

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