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12/02/2007

les propositions de Royal

 5 ans après, c’est la fin symbolique du premier quinquennat de la 5 ème République, alors que le 11 février 2002 Jacques Chirac annonçait sa candidature à la France, voilà que le même jour en 2007 marque comme on l’a déjà dit une nouvelle ère dans la campagne. La phase d’observation est terminée, il faut désormais convaincre :
 

 La candidate PS réunissait, ce jour,  20 000 personnes dans le 93. Une salle immense venant remplacer celle de Montreuil, trop petite pour la grandeur de la réunion. Pour orchestrer le show, on a fait appel au metteur en scène utilisé par F. Mitterrand, volonté de rester dans la tradition de gauche. A cette occasion S. Royal a proposé aux français 100 mesures parmi lesquelles une hausse du SMIC à 1500€, une hausse des retraites, ou encore la construction de milliers de logements sociaux. Le retour à gauche est donc de ce point de vue total, d’ailleurs S. Royal n’hésite pas à remettre en cause les politiques de gauche ayant mené à de lamentables échecs comme la carte scolaire et les ZEP, ou encore les 35h dont-elle dit qu’il faut ouvrir des négociations « pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses négatifs pour les ouvriers et les employés » (Est-ce possible ?). S’exprimant parfois de manière théâtrale, la candidate se caricature, et laisse percevoir les failles de son programme, ou de son « mix », issue de ses débats participatifs, du projet du PS et d’idées personnelles. Ainsi elle propose le non cumul des mandats (rappelons qu’elle est elle-même député, présidente du conseil régional de Poitou-Charentes…),  mais aussi une extension du prêt à taux zéro initié par le gouvernement Villepin, ou encore la mise en place de centre d’éducation pour les jeunes délinquants alors qu’elle reprochait au candidat UMP sa sévérité envers les mineurs…

 

 Réaction immédiate de Jean Louis Borloo, qui à la différence de S. Royal chiffre le programme PS, et pour lui il s’agit de parler en milliards d’euros supplémentaires au budget de l’Etat. J. le Pen dit lui, depuis son banquet populaire, dans le même état d’esprit, que lesdites 100 propositions marquent le retour de Ségolène à gauche où elle a été sommée de revenir faute de sa chute de popularité…
 

Alors démagogie électoraliste ou réel projet politique ?
 

Dans un autre style Nicolas Sarkozy, lui, réunissait à la Mutualité ses partisans afin de réaffirmer une nouvelle fois son envie de réunir la France entière derrière lui (« Je veux être le Président de la réconciliation ») et non pas seulement un simple électorat qu’il soit de droite ou de gauche… Sectarisme contre Rassemblement ? Repli Vs Ouverture ?

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