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24/01/2007

Sarkozy propose une vraie révolution fiscale

Révélées dans Le Monde du 23 janvier, ses propositions visent à encourager l'initiative économique et le pouvoir d'achat.

· Révolution diversement appréciée. « Dangereux », selon Ségolène Royal. « Démagogique », pour Jean-Pierre Chevènement. « Le projet revient à donner de l'argent à ceux qui en ont déjà », ajoute François Hollande. « L'avocat des grandes fortunes », pour Marie-George Buffet. Les propositions fiscales de Nicolas Sarkozy ont, fort logiquement, été rejetées par la gauche. Que l'on soit pour ou contre, le fait est qu'elles représenteraient une petite révolution.

 

· Réduire les prélèvements. Le candidat Sarkozy propose d'alléger de quatre points le poids des impôts, taxes et charges que paient les Français, pour les rapprocher de la moyenne européenne. C'est énorme : ces prélèvements représentent 44 % de la richesse nationale (775 milliards d'euros). Les baisser de quatre points reviendrait à « rendre » 70 milliards d'euros aux Français (2 000 € par Français et par an, y compris les retraités). Transformé en consommation, ce pouvoir d'achat supplémentaire rapporterait, en revanche, une quinzaine de milliards sous la forme de TVA.

 

· Impôts à la baisse. Il propose de déduire de l'impôt sur le revenu 100 % des intérêts d'emprunt pour l'achat d'un logement. Il voudrait, en outre, que 95 % des Français soient exonérés de droits de succession.

 

· Travailler plus pour gagner plus. Les heures supplémentaires seraient payées 25 % de plus que les heures normales (10 % actuellement dans les petites entreprises), quelle que soit la taille de la société. Celle-ci ne paierait pas de cotisations sur les heures sup, tandis que le salarié n'acquitterait pas d'impôt sur ces mêmes heures. Un salarié au smic, qui effectuerait 4 heures supplémentaires par semaine, verrait son revenu croître de près de 2000 € par an.

 

· Un ISF modernisé. Il ne serait pas supprimé mais nettement adouci. D'abord, à travers la mise en place d'un « bouclier fiscal » qui plafonne à 50 % des revenus l'ensemble des impôts, y compris la CSG et la CRDS. Ensuite, en déduisant jusqu'à 50 000 € d'ISF, à condition d'investir dans des PME. Cette disposition reviendrait à exonérer de fait tous les contribuables possédant un patrimoine inférieur à 6 millions d'euros. Ne paieraient que quelques très gros propriétaires. Cette quasi-disparition de l'ISF reviendrait à priver l'État de près de 4 milliards de rentrées fiscales.

 

· Santé et Sécu. Plutôt que de faire payer un euro sur chaque boîte de médicament, « ce qui pénalise ceux qui sont le plus gravement malades », Nicolas Sarkozy propose une « franchise par famille » et non par individu, qui augmenterait ou baisserait selon que l'objectif de dépenses de santé, fixé par le Parlement, serait ou non respecté.

 

· Environnement. Nicolas Sarkozy propose de doubler la fiscalité écologique en la passant de 2,5 % à 5 % du PIB (richesse nationale produite) « en faisant payer les pollueurs ». Inversement, des incitations seraient proposées à ceux qui font des efforts : TVA à 5,5 % pour les voitures propres, les bâtiments HQE (haute qualité environnementale), les travaux d'isolation.

 

· Économies. Pour financer cet énorme programme, outre les recettes escomptées de TVA, il faudrait réduire drastiquement la dépense publique. Sarkozy propose de « supprimer tous les organismes inutiles », de récupérer l'argent des préretraites (5 milliards), une partie des 23 milliards consacrés à la formation professionnelle et, surtout, de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux, quitte à mieux payer les autres. Un peu plus de 100 000 fonctionnaires partent chaque année à la retraite. L'économie porterait sur 50 000 postes.

Source : L'Ouest France

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