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22/01/2007

Sarkozy et les prélévements libératoires

Le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle propose de baisser de quatre points les prélèvements obligatoires, ainsi que de supprimer l’impôt sur les successions pour 95% des Français. Il affirme que l’on peut «trouver des économies» pour réduire la dépense publique.  

Dans un entretien accordé au Monde, Nicolas Sarkozy précise un peu plus son programme économique et fiscal. Pour redonner du pouvoir d’achat aux Français, le candidat propose de réduire de quatre points les prélèvements obligatoires en France, qui représentent actuellement 45% du produit intérieur brut (PIB). «Ce qui revient à rendre 68 milliards d'euros aux Français», explique le président de l'UMP. 

Pour cela, il propose de s’attaquer à la fiscalité sur le travail. Pour les heures supplémentaires, il voudrait que les entreprises soient exonérées de cotisations sociales, et que le salarié ne paye pas d’impôt sur le revenu. Au passage, Nicolas Sarkozy veut remédier à une «injustice» : que tous les salariés touchent 25% en plus pour chaque heure supplémentaire travaillée, quelle que soit la taille de son entreprise. 

Le ministre de l'Intérieur promet aussi de ne pas revenir sur la durée légale du travail de 35 heures par semaine : «Que ce soit un minimum, cela me va très bien. Ce que je n'accepte pas, c'est que cela soit aussi un maximum», dit-il. Il propose aussi de maintenir le droit de retraite à 60 ans. 

Supprimer les «organismes inutiles»

Pas question de supprimer l’ISF pour le candidat qui estime «normal que ceux qui ont les plus gros patrimoines paient davantage». En revanche, ceux qui investiront dans des PME pourront déduire de leur feuille d’impôt jusqu’à 50.000 euros.  

En contrepartie, le candidat affirme que l’on peut trouver des économies pour réduire les dépenses publiques. Il propose notamment de supprimer tous les «organismes inutiles», dont le conseil monétaire de la Banque de France, d’arrêter de financer les préretraites, et de «ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux». En revanche, «je ne pense pas qu'il y ait matière à beaucoup d'économies dans la santé», a ajouté Nicolas Sarkozy.  

Enfin, en matière de fiscalité écologique, il souhaite que celle-ci passe de 2,5% du PIB à 5% «en faisant payer les pollueurs». «Il faut aussi négocier avec nos partenaires européens des taux réduits de 19,6% à 5,5% de TVA, par exemple, pour les voitures propres, les bâtiments à haute qualité environnementale ou les travaux d'isolation de son pavillon», ajoute-t-il.

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